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vanessa paradis

  • Un Cirque Paradisiaque, une Vanessa Royale

    MJ.jpgCe mercredi, à Bruxelles, sur les planches du Cirque Royal, Vanessa Paradis revisitait ses hits en mode acoustique.

    En guise d'introduction, notre hôte pousse un joli "Pourtant", précieux et vaporeux dans ses habits jazzy. Ses cheveux blonds ondulent dans l'ombre des faisceaux. Elle porte un blue jeans classique surmonté d'une blouse à franges qui hésite entre bleu et turquoise, entre brillance et transparence. Féminine et décontractée, une demoiselle moderne en somme, mi-femme fatale, mi-ingénue, loin de la démesure vestimentaire de nombre de ses consœurs... Pas besoin. Puis, elle s'adresse à nous: "C'est toujours un plaisir pour moi de venir en Belgique. Mais ça l'est d'autant plus cette fois, car je suis heureuse de pouvoir vous faire une toute nouvelle proposition... Où les bois, les cordes, les peaux et les voix sont en avant... Où les vibrations sont reines... J'espère qu'elles parviendront jusqu'à vous. Bienvenue".

     

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  • La Setlist: Vanessa Paradis@Cirque Royal

    24062010544.jpgCe mercredi 23 juin, Vanessa Paradis livrait les morceaux qui ont jalonnés sa (déjà) longue carrière, en mode acoustique, sur la scène du Cirque Royal. Voici la setlist de cette très jolie prestation inspirée par les arrangements soignés d'Albin de la Simone.

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  • Vanessa septième ciel

    801a15756be1477fbc1e98b43f3cc0e9.jpgEt dire que le concert, ce n'était pas trop son truc. Entre "Joe le taxi", succès phénoménal paru le 27 avril 1987, et les premières scènes, il aura fallu attendre six ans. Depuis, tout occupée à faire des bébés, des disques et à tourner des films, Vanessa Paradis est une apparition magique et rare. Mais, en 2007, l'élan donné par l'album "Divinidylle" est irrépressible; partie prenante du disque, Matthieu Chédid embarque quelques potes à lui, et c'est parti pour une tournée d'exception. En voici le compte rendu en disque, chouette, et en images, superbes.

    Didier et Thierry Poiraud ont réalisé pour cela un vrai film, bien ficelé, bien rythmé, et heureusement d'ailleurs, parce qu'il dure 2h30... Ambiances, entretiens, chansons s'entremêlent pour faire vivre au spectateur cette tournée grandiose qui, comme à chaque fois, a commencé petit, dans des clubs façon Elysée-Montmartre à Paris, en octobre 2007.

    Même si l'énergie est décuplée, la continuité avec l'album est totale, scène et disque étant mixés de la même manière, "à la française, avec la voix mise en évidence à l'avant". C'est Vanessa qui explique. Dans le genre beau petit lot, celle-là... Minouche comme tout, avec ses cheveux en cascade ondulée et son rouge à lèvres incarnat, elle se pose en capitaine de bateau, avec Matthieu en retrait comme il se doit, galurin noir pour cacher l'identité de M : "Je suis dans ma période chapeau depuis quelques mois. Donc, on m'appelle Stevie Ray Popeck."

    La devise de la chanteuse sur la tournée : "Optimiser la qualité dans le plaisir."  De là, sans doute, l'apparente bonne humeur régnant partout. Une vraie complicité semble régner entre les musicos, entièrement dévoués à ce mètre soixante-cinq de chanteuse aguicheuse. La costumière le dit : "tout sur elle finira sensuel, rock et simple. C'est déjà pas donné à tout le monde." Les extraits de concerts se placent dans le fil du récit sans avoir l'air de pièces rapportées. Et là, bonjour l'ambiance. Ah, cette intro de Matthieu Chédid, à la "Shaft", pour "Be My Baby" ! Ce n'est pas le seul moment d'anthologie, loin s'en faut, dans ce film qui, au-delà du souvenir, en apprendra aussi à ceux qui y étaient. 

    Dominique Simonet 

     "Divinidylle Tour",  Vanessa Paradis   1 CD + DVD Barclay 310343, Universal.

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  • Spa fait pétiller la musique

    55e0185c9e856e4df245ef2e58a4e1ab.jpgDepuis ce jeudi et jusque lundi soir encore, Spa pétille. Musique française, pop, rock, électro, slam, variété, jeune public : les Francofolies donnent le ton, et ce depuis 15 ans. Pour cet anniversaire, les organisateurs, qui ont désormais de la bouteille, ont voulu réunir une affiche forte. Avec un village Francofou qui attire d'ailleurs parfois davantage les regards. C'est sûr que réunir BB Brunes, Arid, Vincent Venet, Sébastien Tellier, Mud Flow, Daniel Darc, Girls in Hawaii, CharlElie Couture, Hooverphonic et une série d'autres a de quoi attirer un public en soif de talents confirmés et de découvertes. Sur les grandes scènes, alors que Thomas Dutronc et Vanessa Paradis devaient ouvrir le bal, tard hier soir, c'est Calogero qui prendra le relais ce samedi, suivi de Marka et Laurence Bibot ainsi que Christophe Willem ce dimanche, tandis que Joshua, Bernard Lavilliers et Cali doivent clôturer les festivités. Mais aux Francos, c'est la ville entière qui se met au diapason, avec des petites scènes par-ci par-là, entrecoupées d'une volée de sponsors. Tout un univers, où se bousculent des milliers de festivaliers, près de 180 000 au total l'an dernier.

    Premières impressions

    En marge du village, jeudi soir, le Théâtre démarrait sur les chapeaux de roue, avec un Machiavel qui avait décidé de jouer la carte de la complicité. Calé dans son fauteuil en cuir planté au beau milieu de la scène ou se baladant entre ses musiciens, Mario Guccio oscille entre rock et mélodies plus douces, dans le décor rouge et or du petit théâtre à l'italienne. Et de dédier un "Rope dancer" aux amoureux ou "Wild as the wind" à toutes les femmes...

    Génération similaire mais tout autre style dans la Salle des fêtes où déboule un fringant Fugain, attendu par un public à qui il ne faudra que quelques tubes pour se lâcher. L'artiste français, habitué des Francos, balaye son répertoire de quarante ans de scène et fait part de son "irrépressible envie de rendre hommage aux artistes de ma génération", sur fond de portraits de Louis Chédid, Adamo, Véronique Sanson ou Françoise Hardy. Débutant sur "La vie", le chanteur enchaîne d'emblée avec les refrains de "C'est la fête" et "Fais comme l'oiseau". Des bras se lèvent, l'ambiance monte d'un cran. Retraçant son propre parcours, Fugain évoque son départ à Paris, ses débuts dans la chanson. "Jusqu'à demain peut-être" puis "Balade en Bugatti", où l'une des spectatrices le rejoint sur scène, achèvent de convaincre ses fans. Sur "Les Années guitare", premiers rangs debout à l'appui, c'est une évidence : Michel Fugain a la pêche. Et fait recette. A coups de "Beau roman" et de "Viva la vida", l'artiste offre finalement un medley de deux heures, couronné par une standing-ovation. Et par cette prise de parole inattendue, dans les premiers rangs, où une dame remercie le chanteur, en ces temps de crise politique et économique, de lui mettre du baume au coeur. On file alors au Village Francofou, vérifier que le remplacement d'Aaron par la formation de Chris Corner, I am X, ne perturbe pas outre mesure un public qui a envie de bouger, n'en déplaise à la pluie, qui n'a rien à faire là. Reste juste à espérer que la ville n'ait d'eau que le nom durant ce week-end à l'affiche ensoleillée.

     M. Lg.

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  • Nuée de perles

    Les spectateurs qui font le pied de grue devant l'hôtel "QG" des Francos (la Paradis passera-t-elle par là ? Depp est-il à Spa ?) ne savent pas ce qu'ils ratent. Le Village francofou, ce vendredi après-midi, distille quelques perles. Baloji d'abord. Le Belgo-congolais prouve, si besoin était, qu'il mérite amplement ses Octaves de la musique. Son hip hop classe, groove à souhait, avec ses refrains colorés de soul - voix de la choriste et du guitariste aidant -, funky, voire reggae, fait mouche. Mais ce sont surtout ses textes tranchants, tout sauf simplistes et mièvres quand il s'agit de dénoncer toute forme de corruption, racisme et hypocrisie, qui laissent le public bouche bée. Les trentenaires belges défilent et s'attirent les faveurs du public, déjà nombreux à 18h. Cédric Gervy, habitué des Francos, auteur d'un album autoproduit, en profite pour mettre la gomme. Avec sa recette du tube parfait ("J'sais qu'ça va faire un carton, dans les festivals wallons..."), un peu facile mais efficace, ses textes gorgés de noms connus (ça fait toujours sourire) et un talent dans le détournement textuel (en jeux de mots) de tubes rock, il rappelle parfois Jean-Luc Fonck, tout en sachant aussi aborder des thèmes graves. Dommage qu'il abuse des refrains en "(pa) lalala"... Tandis qu'Hollywood Porn Stars, sous les feux de l'actualité festivalière 2008, allume la grande scène, Tom Poisson, dans le "Dôme", déroule son folk-cabaret teinté d'accordéon, scie musicale, ukulélé et on en passe. Invitation aux plaisirs simples, atmosphère festive mais intimiste, humour volontiers déjanté (sacré pas de danse et percussions sur chaise en casque de moto rose). C'est l'autre bijou de l'après-midi.

     

    (M. Lg.) 

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