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21.07.2008

Bulle de poésie

6c5fc8daa0d180f5e17851169d555d2e.jpgDeux ans se sont écoulés depuis que Grand Corps Malade envoûtait, dans la salle du Lido, un public secoué par ses « Voyages en train » et sa poésie urbaine d’un genre nouveau. Depuis, la silhouette de cet ambassadeur du slam, haute, fine et doublée de son inséparable béquille, a fait un sacré chemin. Ce dimanche en tout début de soirée, c’est devant une foule compacte, sur la grande scène du village Francofou, que Fabien a déversé ses mots. Accompagné de quatre musiciens, dont un énergique djembe, Grand Corps Malade se promène entre ses deux albums (« Midi 20 » et le plus récent « Enfant de la ville »), glissant ci et là des accroches au public ou des remerciements. Rires et larmes ébranlent les festivaliers – ceux qui ont la chance de pouvoir se détacher du brouhaha du fond et de ne pas devoir trop tendre l’oreille, tout le sel de ce concert résidant dans la bonne compréhension des textes. Ses textes, justement. Humbles et forts, nostalgiques et drôles, empreints d’amour, d’obstacles, de volonté et de craintes. Des mots qui disent la vie. Des paroles qui jonglent avec les petites choses de l’existence, futiles ou essentielles. On retient plusieurs moments forts, avec la  « père »formance de « Pères et mères », les tribulations de la star qui veut rester « underground » ou la déclaration d’amour qui touche juste, car « Depuis qu’elle est là, rien n’a changé mais tout est différent ». Grand Corps Malade a le sourire et le partage. Une petite bulle de poésie, tout en slam et en musique. (M.Lg.)