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18.08.2009

Pearl Jam au pied des montagnes russes

photo200.jpgLe groupe de Seattle revient sur scène et prépare la sortie d'un nouvel album.

En prélude à la sortie de "Backspacer", neuvième plaque studio de Pearl Jam prévue pour le 21 septembre, le groupe de Seattle a repris la route cet été. Au programme : une première date canadienne, suivie d'une tournée-éclair de cinq dates exceptionnelles en Europe, avant un marathon américain aux allures de grand huit dès la semaine prochaine. La bande à Eddy ne passera pas par la Belgique. Dans ce cas, cap vers les Pays-Bas et l'Ahoy de Rotterdam. Derrière la vitre, la platitude défile trois heures durant dans différents costumes avant d'atteindre les abords d'un Palais des Sports où règne l'effervescence des grands soirs. Sur le parking, une fête foraine gargantuesque a installé ses quartiers. On s'abreuve après cette longue route en commentant les cabrioles des téméraires aux prises avec le bateau pirate. Il règne ici une ambiance atypique que ne renierait pas Hunter S. Thompson et qui rappelle parfois le Las Vegas psychédélique de Terry Gilliam.

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01.07.2009

Werchter: la folie des grandeurs

photo200.jpgLe manège de Werchter repart pour un tour dès jeudi. Son affiche donne, une fois de plus, le tournis.

Des premiers riffs du Rock&Blues de 1975, à la route des guitares reliant Torhout et Werchter la décennie suivante, ce festival installé sur les plaines du Brabant flamand en aura parcouru du chemin. Rebaptisé "Rock Werchter" et organisé sur l’unique site dudit village, il est aujourd’hui considéré comme l’une des plus importantes manifestations du genre à l’échelle du globe, à la fois en terme d’organisation, de line-up et d’affluence. Pas étonnant dès lors d’en voir les éditions 2003, 2005, 2006, 2007 et 2008 lauréates de l’Arthur Award, trophée qui récompense le meilleur festival mondial.

Désormais associé au Main Square Festival d’Arras (dont il partage les têtes d’affiche), le cru 2009 ne devrait pas déroger à la règle. Pour naviguer efficacement du Main Stage à la Pyramid Marquee durant ces quatre jours, deux écoles coexistent.

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23.04.2009

La musique impure de Dominique A

photo200.jpgEntretien

Dominique A est l’un des chanteurs français les plus talentueux, les plus respectés et, sans doute cela explique-t-il cela, les plus discrets. En dix-sept ans de chanson, il a su imposer un style musical d’influence rock en constante révolution. Depuis le minimaliste "La Fossette", Dominique Ané rompt avec une certaine idée de la chanson française, grâce à des textes claquants et une vigoureuse rythmique de guitare. "La Fossette", justement, est la référence assumée de "La Musique", un huitième album enregistré en solo à la maison, et qui sonne très pop vintage. A 40 ans, l’homme au crâne nu se dit en pleine régression.

Dominique A qui fait de la pop, veut toucher un public plus large et se faire aimer, c'est nouveau ça ?

Toucher un public plus large c’est récurrent Le côté plus pop, il est très assumé, revendiqué, tenté. J’avais vraiment envie que ce soit comme des choses assénées, qui soient aimables ou rejetables à la première écoute. Je ne voulais pas réfléchir à leur éventuelle longévité, question qui m’a toujours préoccupé. J’avais envie d’être dans une certaine modestie d’écriture, d’être plus direct, de faire moins alambiqué. Au niveau des textes et des compositions. En cela, c’était revenir au premier album. Il y avait des sonorités voisines et aussi un motif de boîte à rythme qui file droit.

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22.04.2009

Un soir autour du monde

Cette fin de semaine sera festive à Villers-la-Ville. Le festival accueillera Babylon Circus, Mellino, Courir les rues, Kermesz à l’est, Ntoumos, Felipecha, Thomas Fersen, etc.

Vendredi 24 & samedi 25 avril à l’Abbaye de Villers-la-Ville. En préventes : 35 € pour les deux jours, 18 € le vendredi et 26 € le samedi. Infos et résa. :  www.unsoirautourdumonde.be

Blondeur et "décaDance"

photo200.jpg'Dance on the Beast’, cinquième opus des Belges de Sharko sort ce lundi. Rencontre avec David Bartholomé, chanteur et fondateur du groupe.

David se lève, David emphase, David s’anime, David s’embrase Quand il parle de sa musique, les cheveux blonds en bataille, une écharpe nouée autour du crâne, l’artiste a des faux airs de vrai garnement. Pour défendre ce nouvel album, Monsieur Bartholomé a décidé de mouiller la chemise. Il ne lésine pas sur l’expressivité. "Ça m’exaspère d’entendre 12 chansons exactement calibrées de la même manière. Tu écoutes le dernier Coldplay, tu sais plus si tu l’as déjà entendu, tous les morceaux ont la même tonalité. Tu te passes le dernier Franz Ferdinand, tu t’ennuies au bout de trois pistes". D’une agréable légèreté, "Dance on the Beast" pousse la pop dans ses retranchements et la force à se travestir. "On a une piste totalement assumée comme telle mais qui fait très chanson "scout", on a un morceau métallique et trash, on a un truc hyper post-punk, on a un truc dance, on a de l’électro-rock, on a une ballade acoustique, on a une chanson au ukulélé tout ça sur 1h15". Et quelques tendances nostalgiques des années’80, même si son auteur s’en étonne. "A la limite sur 'Horses’, avec ce petit son Atari, cette mouvance Talkin Heads en mode basse-batterie et un genre d’évanescence à la Brian Eno sur le final."

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02.03.2009

Wintersleep, hibernatus rock

DSC00261.JPGC’est presque les yeux fermés que le public débarquait ce dimanche au Botanique, pour assister au concert de Wintersleep. Encore confidentielle en Europe, la formation rock canadienne livrait en effet récemment « Welcome to the Night Sky ». Un disque flamboyant et efficace, produit par Tony Doogan (Belle & Sebastian, Super Furry Animals…) qui démontre un amour sans fin pour la récente histoire du rock. Rock éternel, classique. Façon REM ou Springsteen sur « Astronaut » et « Oblivion ». Mais aussi barré et divergent sur les bords dans la lignée du post rock de Mogwai (dont ils partagent le même producteur). Le mélange de ces opposés illumine.

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17.02.2009

Offres exceptionnelles à la Boutik

imaj.jpgSchizophrène la Boutik Rock au Botanique ? Un peu, sans doute. Pensé comme une vitrine exposant des talents rock inconnus - issus de la Communauté française - à un parterre de professionnels (tourneurs, maisons de disque ) en un minimum de temps, le festival vise aussi le grand public. Une dualité qui se retrouve dans sa fréquentation et dans sa programmation bicéphale qui croise des noms débutants et (semi) confirmés, à l’image de Baloji ou des Moon Invaders. Pour autant, la Boutik draine chaque année son lot de nouveautés. Avec cette fois, un accent mis sur "25 pc de musiques urbaines" comme en témoigne l’affiche. "L’impulsion vient de Fadila Laanan, avec une volonté de développer le secteur hip hop professionnellement", note Amélie Laurent, co organisatrice du festival (avec l’ASBL Concourt Circuit) et responsable du Programme Rock au Ministère de la Communauté française."On a donc voulu marquer le coup car le hip hop reste sous représenté dans les festivals.". Et de fait, de Carl à Veence Hanao en passant par Dope Skwad et Pablo Andres, les quatre soirées du festival se draperont du flow de rappeurs en vue. L’énorme succès hexagonal de James Deano qui était passé par la case Boutik il y a quatre ans a de quoi aiguiser les envies. Mais pas de soirée hip hop thématique en vue. "On préfère l’hétérogénéité pour éviter toute soirée ghetto. Le nombre de spectateurs qui seraient venus voir ces concerts par curiosité aurait été nettement réduit" , termine Amélie Laurent.

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07.08.2008

Une soirée moitié super, moitié sonique

4848491e6a1e9eee55607240ce224126.jpgFaute avouée à demi pardonnée : nous n'avons pas goûté pour vous la saucisse de cheval, spécialité lokerenoise. Mais ce n'est qu'une question de temps, ce n'est sans doute pas la dernière fois que nous devions nous rendre sur le Grote Kaai, centre névralgique de ces Lokersefeesten.

Mardi soir, l'objet de l'excursion était d'assister à un enchaînement prometteur : Sonic Youth, héros et hérauts du noisy rock, suivis de Supergrass, le plus alternatif des groupes de pop-rock grand public, à moins que ce ne soit l'inverse. On n'aura donc prêté qu'une oreille très distraite à Triggerfinger, un groupe belge qui aiment les riffs plombés.

Alors que leur seizième album studio est annoncé pour le début de l'année prochaine, les quinquas new-yorkais de Sonic Youth prennent encore le temps de tourner à travers l'Europe. Il y a pourtant moins d'un an de cela, ils voyageaient déjà pour jouer intégralement leur cultissime "Daydream Nation" (sorti en 1988). Un album qui alliait, et transcendait, ce qui constitue encore aujourd'hui les deux points forts du groupe : des morceaux bruts, à l'énergie punk et d'autres plus construits où la mélodie est sans cesse triturée, déconstruite puis reconstruite.

Avec, bien sûr, dans les deux cas, une bonne dose de larsens, péché mignon de Sonic Youth. Quelques lignes valables pour décrire un concert durant lequel les morceaux de Daydream Nation se taillent une belle part. Même si ont aussi été joués un vieux brûlot tiré de "Goo", "Sugar Kane" ou encore "Bull in the heather". Autant de chansons qui auraient pu se retrouver sur l'album en question. Seul l'excellent "Pink Steam" témoigne du ton plus posé adopté par le groupe sur le dernier opus "Rather Ripped". Sans briser cependant l'homogénéité de la prestation d'un groupe décidément insubmersible.

Moustache et chapeau, chemise rayée et pompes blanches, entre Jack White et Johnny Depp : le look de Gaz, chanteur de Supergrass, correspond assez bien au ton du dernier album "Diamond Hoo Ha", qui mêle rock direct et pop aux accents glam. Comme sur disque, le concert connaît des hauts et des bas mais le groupe dispose d'une arme secrète : des "hits" imparables placés, comme autant de repères, à intervalles réguliers durant leur set. Ce qui permet de rappeler ainsi que Supergrass, dont presque tous les singles deviennent des classiques, est avant tout un grand groupe de pop.

Pascal De Gendt

25.07.2008

Primal Scream à l'AB le 23 septembre

77970f66df777385a62139d7b20320fd.jpgAttention, la bande à Bobby Gillespie revient! Faut-il prendre le titre de leur nouvel album, "Beautiful Future", au pied de la lettre? Quoi qu'il en soit, c'est avec ça et un répertoire de huit autres disques que Primal Scream sera à l'Ancienne Belgique de Bruxelles le mardi 23 septembre à 20h. Et pourquoi ne se lasse-t-on jamais de ce groupe écossais créé en 1984? Parce qu'il n'est pas avare en mutations d'un disque à l'autre, mais aussi au sein d'un même album, voire d'une même chanson. En route pour de nouvelles aventures. (DS)

Tickets au prix de 25€ sur www.abconcerts.be ou au 02.548.24.24

19.07.2008

Rumeur : Manu Chao au Dour Festival ?

cd8976866584535986f75d635e989628.jpgL’info est à prendre avec des pincettes : Manu Chao pourrait assurer un concert surprise ce dimanche soir à Dour pour clore en beauté et marquer cette vingtième édition au fer rouge. Si cette date surprise - qui se répand comme les premiers rayons du soleil du festival ce vendredi après-midi - reste une belle rumeur, on notera que les bus du  Tombolatour, devraient justement passer sous nos latitudes aux environs du 20 juillet vu que le Clandestino se produira le 19 en Grande Bretagne et le 22 en France.

 

 

Michi-Hiro Tamaï

 

 

Nuée de perles

Les spectateurs qui font le pied de grue devant l'hôtel "QG" des Francos (la Paradis passera-t-elle par là ? Depp est-il à Spa ?) ne savent pas ce qu'ils ratent. Le Village francofou, ce vendredi après-midi, distille quelques perles. Baloji d'abord. Le Belgo-congolais prouve, si besoin était, qu'il mérite amplement ses Octaves de la musique. Son hip hop classe, groove à souhait, avec ses refrains colorés de soul - voix de la choriste et du guitariste aidant -, funky, voire reggae, fait mouche. Mais ce sont surtout ses textes tranchants, tout sauf simplistes et mièvres quand il s'agit de dénoncer toute forme de corruption, racisme et hypocrisie, qui laissent le public bouche bée. Les trentenaires belges défilent et s'attirent les faveurs du public, déjà nombreux à 18h. Cédric Gervy, habitué des Francos, auteur d'un album autoproduit, en profite pour mettre la gomme. Avec sa recette du tube parfait ("J'sais qu'ça va faire un carton, dans les festivals wallons..."), un peu facile mais efficace, ses textes gorgés de noms connus (ça fait toujours sourire) et un talent dans le détournement textuel (en jeux de mots) de tubes rock, il rappelle parfois Jean-Luc Fonck, tout en sachant aussi aborder des thèmes graves. Dommage qu'il abuse des refrains en "(pa) lalala"... Tandis qu'Hollywood Porn Stars, sous les feux de l'actualité festivalière 2008, allume la grande scène, Tom Poisson, dans le "Dôme", déroule son folk-cabaret teinté d'accordéon, scie musicale, ukulélé et on en passe. Invitation aux plaisirs simples, atmosphère festive mais intimiste, humour volontiers déjanté (sacré pas de danse et percussions sur chaise en casque de moto rose). C'est l'autre bijou de l'après-midi.

 

(M. Lg.) 

17.07.2008

Aaron remplacé par I Am X ce soir aux Francos

9713bd99c7b9e8167c45f3b418e3234b.jpgTrès attendu aux Francofolies de Spa ce jeudi soir, Aaron ne sera malheureusement pas de la partie. Le groupe français se voit obligé d'annuler sa tournée d'été, annonce ce jeudi matin l'organisation des Francofolies de Spa, "suite au problème de santé que rencontre son chanteur Simon Buret". Celui-ci, pour rappel, avait, dans un premier temps, annoncé un concert raccourci, pour préserver ses cordes vocales déjà fragilisées. Il doit à présent jeter le gant.

Tout n'est pas perdu. Aaron sera remplacé par I AM X. Le groupe anglais emmené par le chanteur androgyne Chris Corner est un habitué des festivals belges, mais c'est la première fois qu'il se produira aux Francofolies de Spa. Un electro-pop-rock sombre teinté années 80 qui prend toute sa dimension dansante, glamour et déjantée sur scène.

(Ce jeudi à 22h15 Village francofou, scène proximus). (S.L.)

10.07.2008

dEUS, date supplémentaire à Forest National

Ca n'a pas tardé : à peine quatre jours après l'annonce et deux jours après le début des préventes du concert de dEUS à Forest National le 10 décembre, celui-ci est déjà complet et une nouvelle date, gardée jusqu'ici sous le coude par Live Nation, vient d'être annoncée: le second et peut-être deuxième concert de dEUS à Forest aura lieu le jeudi 11 décembre, 20h. Prix des billets : 34 €, hors frais de réservation.

Attention, la prévente commence dès maintenant au 0900.2.60.60 ou sur le site www.goformusic.be. Bonne chasse!

07.07.2008

dEUS à Forest National le 10 décembre

4f1dea1856487269ad27649c0582a393.jpgouiLes choses sont décidément bien faites: dimanche soir, la prestation du groupe en clôture de Werchter n'avait pas encore commencé que, à 20h59 tapantes, l'organisateur de concerts Live Nation annonçait la venue de dEUS à Forest National le 10 décembre. Plan marketing admirablement ficelé: dans un premier temps, dès la sortie du disque "Vantage Point", le groupe anversois fait la tournée des petits clubs européens, immédiatement complets, assurant un sentiment de manque voire de frustration auprès des fans. Ensuite, voilà l'été, les festivals, où dEUS fait son petit tour, se voyant offrir, notamment, la clôture de Werchter: là, il démontre son savoir-faire au plus grand nombre Et on termine, à l'automne, avec une tournée européenne des grandes salles, qui devraient se remplir vite. Celle-ci se terminera dans l'antre forestoise. Entre-temps, ça marche pour le combo: dimanche, à Werchter, le leader Tom Barman s'est vu remettre un disque de platine pour les ventes de "Vantage Point" en Belgique. Voilà au moins un sujet sur lequel Flamands et francophones sont d'accord. (DS)

Les préventes pour le 10 décembre à Forest commencent le mardi 8 juillet à partir de 9 heures via le 0900 2 60 60 ou sur le site www.proximusgoformusic.be. Prix du billet: 34 € hors frais de réservation.  

06.07.2008

Radiohead, hors du temps

14b7922406e15173fbf0568121c9e87a.jpgIls revisitent ce qui s'est fait de mieux ces 30 dernières années, ils subliment ce qui se fait aujourd'hui, ils dessinent ce qui se fera dans les années à venir. Dans un décor de grands néons verticaux, relayés sur des écrans géants par des mini-caméras fixes, Radiohead a justifié une journée de Werchter un peu maussade. Leur set est une orgie de genres, d'un acoustique épuré à l'explosion rock, en passant par des explorations électroniques, le tout dans un light-show brûlant. Que dire? On ressort de là avec l'impression d'avoir dressé un bilan, celui de la musique moderne. Enjeux et perspectives. Wouaouh.

La setlist: Weird fishes/ Arpeggi, The National Anthem, Lucky, All I Need, There There, Nude, Climbing Up The Walls, The Gloaming, 15 Step, Faust Arp, How To Disappear Completely, Jigsaw Falling Into Place, Optimistic, Just, Reckoner, Idioteque, Bodysnatchers RAPPEL: Videotape, You And Whose Army?, 2+2=5, Paranoid Android, Everything In The Right Place

05.07.2008

Un Ben Harper version Werchter

fe01c220bed4d6aa720e5ca65e21e3c5.jpg11 chansons pour 80 minutes de set, Ben Harper n'a pas joué au fourre-tout pour son passage à Werchter. C'est devant une plaine de nouveau au soleil, balayée d'une légère brise, que l'Américain fait son entrée. Autour de lui, les fidèles des Innocent Criminals dont l'énorme (dans tous les sens du terme) bassiste Juan Nelson. Assis au lap-steel, Ben Harper ouvre avec « Dressed In Black ». Il y a du nerf, du gros solo distordu, et l'on commence à se dire que l'animal a compris où il était. S'il y aura du blues et du slow-funk à la Wonder, Harper évite d'attaquer d'emblée par le reggae. Il ne le dégainera que sur la fin. Malgré des signes évidents d'ouverture, il faut croire que Werchter garde son indécollable étiquette rock. Le set de Ben Harper est sûrement le plus instrumental de l'après-midi, avec un ticket batterie-percu des plus affûtés: jamais en doublon, toujours complémentaires.

Allez, avant de filer voir Sigur Ros, on vous donne la set-list du Ben: Dressed In Black, Please Bleed, Whipping Boy, Lonesome Train, Diamonds, Use Me, Burn One, Black Rain, On My Own Two Hands...

Les photos du concert de Ben Harper

Après The Hives, le coup de mou...

2ae81415a4e1002c97c27f255775efa1.jpgAprès l'ouragan The Hives, la pluie n'a pas donné suite à ses soubresauts, préférant tracer sa route un peu plus à l'ouest. On n'en est pas moins rendus à quelques galipettes sur patinoire de boue, ça nous manquait! Sur la scène principale, les Anglais d'Editors prennent le relais. Avec deux albums à leur actif, on n'attendait pas de grande surprise niveau setlist. Les quatre n'en arrivent pas moins avec deux nouveaux morceaux (« You Are Fading » et « No Sound But The Wind »). C'est sur le papier. Sur scène, on a un peu l'impression d'avoir tout vu durant les trois premiers morceaux (« Bones », « Racing Rats » et « An End Has A Start »), le reste tournant un peu en rond. Si bien qu'on a décroché, se laissant tenter par ce surfeur de Donavon Frankenreiter. C'est dire...

De retour sur la Mainstage, c'est la famille des Kings Of Leon qui est en action. Leur rock est bigrement efficace, rugueux, emmené par la voix rageuse et très 70's de Nathan Followill. Pourtant, il y a quelque chose qui ne passe pas, peut-être ce look propret, calculé. Là où The Hives sont dans l'auto-dérision, les KOL ne plaisantent pas un brin. Dommage.

Werchter à mi-chemin

68a628f9a892eaa67ef0306f0b893cd7.jpgWerchter à sa mi-chemin. Et tous les ingrédients des deux premiers jours sont encore là ce samedi: du monde bien sûr, à en revendre, mais aussi cette délicate odeur de bière. Vous savez, celle-là qui se mêle à la sueur, pour former ce tout très... festivalier! On est arrivés sous un grand soleil, bousculés par Gossip d'une part, MGMT de l'autre.. Et ma foi, comme entrée en matière, y'a pire! Emmenés par la débordante Beth Ditto, le trio américain n'a pas de mal à occuper l'énorme Mainstage de Werchter, et même au-delà, quand Beth se fend d'un bain de foule. Il y a un fil de micro qui se ballade, là-bas, oui, oui, c'est elle! Sous le Marquee, MGMT fout le feu avec sa synth-pop drapée de machines. C'est le choc des looks entre les membres, l'un british punk, l'autre psyché-hippie... Mon tout? Une petite bombe live. Une bombe dont on n'aura vu que la fin... On pointait alors le nez à l'air pur (sic), voilà que quelques gouttes se mettent à tomber. Affaire à suivre... Bon allez, les gars de The Hives ont démarré, et ils ont l'air remonté... See ya! (A.A.)

03.07.2008

Kravitz arrête la pluie

0e7702cc653295286a90ecaeaae6cd37.jpgMika n'avait pas pu contrer l'averse, tombée dru au beau milieu de son set (on n'a pas dit qu'il avait fait pleuvoir!), mais Lenny Kravitz, qui le suivait sur la grande scène, a fait fuir l'ondée: au couchant, le ciel s'est paré de cuivre, les nuages de liserés dorés. C'est qu'il n'a pas lésiné sur l'énergie, Lenny. Certes, avec lui, on a toujours l'impression de déjà entendu quelque part, mais il y a tellement de choses dans sa musique que le poisson est noyé. Chez lui, les influences débordent, et  pourtant sa musique est directe. Des fioritures de guitare, mais droit au but. Soul pop, groove rock, il met une ambiance de feu dans un public qui ne demande que ça. Public que Kravitz semble raffoler au point de s'y jeter et de s'y perdre corps et biens. A la fin, l'Américain a pris un bain de foule dans laquelle il a plongé et replongé avec délectation, soulevant du même coup l'hystérie. Quel diable d'homme ! 

Les photos du concert de Lenny Kravitz

01.07.2008

Werchter, encore des places en ligne

Ce mardi midi, l'organisateur de Rock Werchter signale que des tickets pour le festival (du 3 au 6 juillet) sont encore disponibles en ligne sur le site www.rockwerchter.be. Les acheteurs peuvent imprimer les billets tout de suite après, chez eux.ens au courant.