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30.07.2009

Esperanzah ! quasi sold out

photo200.jpgLe coup d'envoi du festival Esperanzah ! est donné. L'affiche séduira la foule
L’édition 2009 sera pétillante, vibrante, généreuse. Il y a comme de la fébrilité dans l’air.

Jean-Yves Laffineur, on vous sent enthousiaste...

Les réservations vont à une vitesse folle. On est au bord du sold out pour les trois jours. L’engouement est terrible, les festivaliers ont acheté leurs places plus tôt que les autres années. On va remplir sans problème le site de l’abbaye à raison de 10000 spectateurs par jour.

Quels sont, pour vous, les moments forts du festival ?

Comme à chaque édition, on a une grande tête d’affiche par jour. Et cette année, c’est un peu particulier, peut-être plus prestigieux, avec des artistes mieux connus, comme Charlie Winston, qui a fait un disque que tout le monde adore et qui est génial sur scène. Quant à Tken Jah Fakoly, je l’attendais depuis cinq ans, Abd Al Malik, je l’espérais depuis deux ans. Mais mes coups, ce sont aussi ceux que j’ai découverts cette année et qui vont surprendre le public. Comme Anthony Joseph, Caravan Palace, Bassekou Kouyaté, Fredy Massamba Car c’est ça, notre force, à Esperanzah !, on y vient avant tout pour découvrir la musique, pour l’ambiance.

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03.08.2008

Esperanzah!, sold-out jusqu'au bout...

c8b7adfbff91ce5a88180b9579c5c151.jpgOn monte pour la dernière fois cette rue pavée, celle-là qui nous mène à l'Abbaye de Floreffe. Au-dessus de la caisse, l'écriteau est désormais rituel: SOLD-OUT. On ne reviendra pas sur l'ambiance unique du festival solidaire, et sa capacité à vous prendre en un tour de rein. C'est à chaque fois le même coup, et qu'il est bon de le vérifier! Alors que nous arrivons, la voix du Burkinabé Victor Démé se répand sur le site comme un cri au lever du soleil. Solidement ancré dans son folklore, le chant de Démé se mâtine volontiers de blues et de folk. Trente ans que le bonhomme roule sa bosse à Ouagadougou, forcément... Plus bas, côté Cour, les Maliens Takana Zion & Manjui prennent le relais. Sur le papier, on nous dit que Tiken Jah est à la production de ce jeune projet reggae-ragga-dub, il n'en fallait pas plus pour éveiller notre curiosité. Pourtant, le set mît des plombes à partir, sur un dub sans convictions. C'était sans compter sur l'arrivée en scène de Takana Zion. Le chanteur dope véritablement le reste des troupes avec son ragga enlevé, au chant dancehall mais à l'instru solidement roots. Le set était sauvé. En regagnant  la salle d'où ces mots vous parviennent, on croise une foule survoltée: la campagne "Travail décent" vient d'être officiellement lancée. Esperanzah!, quand tu nous tiens... (A.A)

Le bilan du festival par son organisateur Jean-Yves Laffineur

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27.07.2008

Le Sfinks ouvre les frontières

4d36231d9a6463bf5431f6d9dca401fe.jpgOn y entre avec ses enfants, son pique-nique et ses boissons. On s'allonge sur cette pelouse grasse en attendant les premiers groupes. Les gosses, eux, sont déjà la tête à l'envers sur d'énormes matelas gonflables, sous le bon oeil des surveillants du "Kidz Village". Le Sfinks a démarré en trombe vendredi soir, dans un ouragan gipsy. Le festival de Boechout (Anvers) se poursuivait samedi, pour un nouveau voyage de Mali à la Jamaïque, en passant par la Méditerrannée. Dans cette quête de l'Autre, les étapes andalouse et corse auront fort marqué. La première grâce au flamenco authentique, puissant, de Juana La Del Revuelo. Entourée d'un guitariste et d'un danseur virtuoses, la chanteuse aura conquis en un tour de jupon la Club Tent du Sfinks. Elle fait rire aussi vite qu'elle nous fait pleurer. Ah, l'amour... Toujours dans l'intimité de la Club Tent, les Corses d'A Filetta sont sept en scène. En 30 ans, le groupe est devenu la référence en matière de polyphonies corses. Sept hommes, sept voix, et autant d'amoureux d'un patrimoine, d'une identité, d'une île dont on dit qu'elle est la plus belle du monde. A Filetta, cela veut dire la racine, la souche. Samedi, votre serviteur aura goûté un instant à cette arrivée onirique, celle qui confronte un ferry à la citadelle de Calvi. Pour ces retrouvailles inespérées, merci le Sfinks. (A.A.)

Demain dans La Libre, le compte-rendu complet de la journée de samedi.