11.05.2009
Charlie Winston, les vidéos du Bota
13:07 Publié dans Festivals | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : charlie winston, bota, nuits, festival, musique, vidéo, all access, bruxelles
25.07.2008
Primal Scream à l'AB le 23 septembre
Attention, la bande à Bobby Gillespie revient! Faut-il prendre le titre de leur nouvel album, "Beautiful Future", au pied de la lettre? Quoi qu'il en soit, c'est avec ça et un répertoire de huit autres disques que Primal Scream sera à l'Ancienne Belgique de Bruxelles le mardi 23 septembre à 20h. Et pourquoi ne se lasse-t-on jamais de ce groupe écossais créé en 1984? Parce qu'il n'est pas avare en mutations d'un disque à l'autre, mais aussi au sein d'un même album, voire d'une même chanson. En route pour de nouvelles aventures. (DS)
Tickets au prix de 25€ sur www.abconcerts.be ou au 02.548.24.24
12:05 Publié dans Concerts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Musique, rock, concert, primal scream
05.07.2008
Werchter à mi-chemin
Werchter à sa mi-chemin. Et tous les ingrédients des deux premiers jours sont encore là ce samedi: du monde bien sûr, à en revendre, mais aussi cette délicate odeur de bière. Vous savez, celle-là qui se mêle à la sueur, pour former ce tout très... festivalier! On est arrivés sous un grand soleil, bousculés par Gossip d'une part, MGMT de l'autre.. Et ma foi, comme entrée en matière, y'a pire! Emmenés par la débordante Beth Ditto, le trio américain n'a pas de mal à occuper l'énorme Mainstage de Werchter, et même au-delà, quand Beth se fend d'un bain de foule. Il y a un fil de micro qui se ballade, là-bas, oui, oui, c'est elle! Sous le Marquee, MGMT fout le feu avec sa synth-pop drapée de machines. C'est le choc des looks entre les membres, l'un british punk, l'autre psyché-hippie... Mon tout? Une petite bombe live. Une bombe dont on n'aura vu que la fin... On pointait alors le nez à l'air pur (sic), voilà que quelques gouttes se mettent à tomber. Affaire à suivre... Bon allez, les gars de The Hives ont démarré, et ils ont l'air remonté... See ya! (A.A.)
15:05 Publié dans Festivals | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : werchter, musique, festival, rock, gossip, MGMT
29.06.2008
Le Couleur Café de Marie Arena
Elle est là, comme ça, charmante, délicieusement discrète, à un guichet où l'on vend des tickets boisson: Marie Arena, ministre de son état, aime bien se balader à Couleur Café. Sourire ensoleillé: vendredi "L'Orchestre National de Barbès" "a mis le feu à la tente", dit la ministre qui, ce jour-là, a tenu à être présente à l'ouverture du Village ONG, où domine la thématique sur les sans-papiers. Et ce dimanche soir? "Natacha Atlas, j'ai adoré. Elle parle d'amour et de sentiments avec sensualité, elle porte en elle tous ses symboles." Et ensuite? Il y a James Deano qui commence, et Marie Arena ne voudrait pas louper ça. (DS)
21:10 Publié dans Festivals | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Couleur café, Arena, Marie, world, musique
28.06.2008
Kassav', le feu
ça chauffe, ce samedi soir à Couleur Café. Tour? Taxis? On ne sait plus très bien après le passage de la tornade Kassav'. Le terrain avait été préparé plus qu'honorablement par un Bernard Lavilliers au mieux de sa forme, ne tenant pas en place dans l'espace qu'il s'est créé, entre Brésil, Cuba et Antilles. Aux Antilles, l'on est plus que jamais avec Kassav', vétérans de cette forme pop qu'est le zouk, mais des vieux de la vieille qui n'ont pas leur pareil pour bouter le feu. Le grand chapiteau qu'on appelle Titan, est rempli comme jamais et déborde de tous côtés. Aux appels à bouger du groupe antillais, la foule répond au doigt et l'oeil, pour une folie collective qui remplit tout le monde de bonheur. Quand ils terminent, personne n'en a assez. Quel métier, quelle puissance de feu. Bon, ce n'est pas le tout de ça, mais entre temps, Tiken Jah Fakoly est monté en scène et nous parle de Patrice Lumumba, alors on y va pour une fin de soirée reggae. (DS)
22:20 Publié dans Festivals | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Musique, couleur café, kassav, zouk
25.06.2008
Tiken Jah Fakoly, fier d'être debout
Le reggae africain n'avait plus connu pareille star depuis Alpha Blondy. En douze ans et six albums, Tiken Jah Fakoly s'est imposé comme la nouvelle voix de la cause africaine, dénonçant l'injustice, l'inégalité et la corruption aux quatre coins de la planète. Dans son ascension, Tiken Jah a aussi connu l'exil, celui qui l'a poussé à quitter sa Côte d'Ivoire natale pour trouver refuge au Mali. Un départ forcé dû à ses prises de position en 2000, lorsqu'il dénonça le non-respect du processus démocratique lors des élections. Depuis, le descendant mandingue a énormément voyagé, et ce n'est plus seulement aux Africains qu'il parle désormais de l'Afrique, mais au monde entier. L'album "Coup de gueule", sorti en 2004, était empreint de cette volonté, "L'Africain" reste dans ces rails.
Pour Tiken Jah, l'Afrique a besoin qu'on lui tende la main. "Tous les jeunes ont envie de quitter l'Afrique car il n'y a tout simplement aucun avenir pour eux. Il n'y pas d'espoir, les étudiants n'ont pas d'avenir, les paysans travaillent encore avec des moyens archaïques, l'été. En Belgique, j'imagine que personne ne travaille à la main, qu'il y a des machines un peu partout. Et comme nous sommes sur la même planète que les Belges, nous pensons que les politiques auraient pu mettre un système en place, afin de permettre à ces agriculteurs africains d'avoir du matériel moderne, pour pouvoir travailler moins et gagner plus".
Tiken Jah n'enco rage pas pour autant les siens à quitter le continent. Il le sait, l'Afrique a besoin des siens pour s'en sortir. Dans "L'Africain", il dénonce d'ailleurs l'idée d'un eldorado occidental avec "Où aller où", ou encore "Un Africain à Paris", une reprise du "Englishman in New-York" de Sting. "Jamais je ne pousserai les jeunes à quitter l'Afrique. C'est pour ça que dans l'album, je leur raconte la traversée de l'océan qu'il faut entreprendre pour rejoindre l'Europe. Je leur décris aussi les conditions dans lesquelles vivent nos compatriotes, qui sont déjà dans cet eldorado. Mon devoir, c'est de les faire réfléchir plusieurs fois avant de partir. Mais ils doivent avoir le droit de partir !"
C'est l'un des autres thèmes de l'album de Tiken Jah Fakoly, le droit pour les Africains de se mouvoir, selon la liberté essentielle d'aller et venir. Le titre "Ouvrez les frontières", en duo avec le rappeur marseillais Soprano, est un appel sans détour. "Les Occidentaux viennent chez nous quand ils veulent, où ils veulent. Ils demandent un visa le matin pour le Mali ou le Cameroun, ils l'ont le soir et le lendemain ils sont dans l'avion. Pour un Africain, il est devenu quasiment impossible d'improviser un voyage en Europe. Or, l'immigration a toujours été un phénomène naturel. Aujourd'hui, les gens sont choqués de voir des Africains aux frontières, et 'd'accueillir toute la misère du monde'comme disait récemment Nicols Sarkozy. Il oublie que l'Afrique a accueilli beaucoup d'entreprises françaises, qu'elles continuent à piller les richesses de notre continent ! En gros, les richesses africaines n'ont pas besoin de visas, mais les Africains oui".
On l'aura compris, le coeur de Tiken Jah ne bat que pour sa terre, de ses ancêtres à son futur. Son Afrique, il en est fier, et revendique haut toute sa richesse humaine et culturelle. "On a longtemps essayé de nous faire croire que nous sommes un peuple misérable, que nous sommes un peuple pauvre. C'est faux, l'Afrique est l'un des continents les plus riches à l'heure actuelle. Le paradoxe est que les Africains sont parmi les plus pauvres sur la planète. On a connu 400 ans d'esclavage, la colonisation, et aujourd'hui pourtant, quand tu arrives à l'aéroport, on t'accueille avec un grand sourire. Rester debout après tous les coups encaissés, il y a vraiment de quoi être fier !"
Après avoir rempli deux AB en octobre 2007 et en avril dernier, Tiken Jah sera samedi soir à Couleur Café. Quand on sait l'énergie scénique du bonhomme, il serait un luxe de s'en priver.
Alexandre Alajbegovic
16:00 Publié dans Festivals | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : couleur café, tiken jah fakoly, festival, musique, all access
Baloji, l'Afropéen
L'ancien membre de Starflam a créé la sensation avec son premier album. "Hôtel Impala" raconte une histoire derrière laquelle se cachent plusieurs problématiques actuelles. Ce n'est pas une surprise tant ce thème s'impose : le village des ONG de Couleur Café sera consacré aux problèmes de l'immigration. Et quel meilleur prolongement musical que le concert de Baloji, le dimanche à 18h15 ? L'histoire de l'ancien membre de Starflam contient, en effet, en elle les différentes facettes de cette problématique complexe. Et c'est justement ce parcours chaotique qui l'a mené jusqu'à son premier album solo que l'artiste, doublement récompensé aux "Octaves d'Or 2008" conte sur "Hôtel Impala".
Ce nom est celui d'un hôtel appartenant à son père, homme d'affaires, père de sept enfants, vivant entre la Belgique et Lubumbashi et coupable d'avoir cédé le temps d'une nuit à la tentation de l'union illégitime. Avec comme fruit, ce garçon nommé Baloji (démon, en swahili), né le 12 septembre 1978. Durant quatre ans, Baloji grandira aux côtés de sa mère jusqu'au jour où, peut-être pour expier sa faute, son père l'embarque avec lui pour la Belgique, du côté de Cointe (Liège), où il va installer sa famille. Voilà donc le garçon de quatre ans bombardé "frère" de personnes qu'il n'a jamais vues auparavant. De quoi, comme il le chante, se sentir étranger au sein de ce qui est censé être ta famille. D'autant plus que, et c'est humain, sa nouvelle mère ne faisait pas preuve de la même affection envers cet enfant, né d'une infidélité de son mari, qu'avec sa propre progéniture.
Jeunesse difficile
La suite était pratiquement cousue de fil blanc : caractère perturbé, blessures intérieures qui ne s'expriment pas au grand jour vu la culture africaine du "non-dit", scolarité en danger et complètement abandonnée d'ailleurs à 16 ans. Un an après qu'il ait définitivement claqué la porte du domicile familial pour préférer les squats et la petite délinquance. Petits larcins, démêlés avec la police et, à 20 ans, menace d'expulsion suite au non-renouvellement de ses papiers. Mais Baloji s'est forgé le caractère, il ne se laisse pas faire. Entouré de ses nouveaux amis, avec qui il a formé le groupe de rap "Malfrats linguistiques", il s'investit dans le rap et ne baisse pas les bras quand il est embarqué dans le parcours du combattant de la régularisation.
A l'aube du XXIe siècle, tout semble s'arranger. Les papiers sont obtenus et son groupe, rebaptisé "Starflam", connaît un succès inédit pour un groupe belge de rap. En 2004, après un troisième album et la tournée qui le suit, Baloji tourne le dos à cette belle histoire. Trop de dissensions au sein du groupe. Désemparé, il met un peu de temps avant de penser à une carrière solo. Le déclencheur sera une lettre de sa maman, la vraie, qui l'a vu dans un clip à la télé et l'a reconnu.
Tourbillon d'émotion
Il met trois mois avant de se décider à téléphoner à cette femme qu'il a quitté 23 ans plus tôt. Et lorsqu'elle lui demande de raconter sa vie, il décide de le faire sur disque, "Hôtel Impala" est né. Un album qui ne se contente pas de raconter son histoire. Les tourments personnels y débouchent sur des problématiques plus larges : le gâchis africain, l'identité "afropéenne", les drames de l'immigration,... Sur fond de hip-hop, slam, soul, funk, afro-beat, et avec l'ombre de Marvin Gaye qui plane, ce disque ne cède jamais gratuitement à la colère ou à l'apitoiement. Et à l'image du concert que nous avons vu au Botanique entraîne l'auditeur dans un tourbillon rythmé et dansant d'émotions et de réflexions. En un mot comme en cent : un rendez-vous à ne pas rater, le dimanche en début de soirée.
Pascal De Gendt
15:15 Publié dans Festivals | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Couleur Café, baloji, starflam, festival, musique, impala







































































































