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29.04.2010

Leonard a toujours la cote

200.jpgLes deux concerts de Leonard Cohen ont affichés "complet" en un jour seulement!

En moins d’une heure, toutes les places pour le concert que donnera le chanteur et compositeur canadien Leonard Cohen le vendredi 20 août, Sint-Pietersplein, à Gand, ont été vendues. Une seconde date, le samedi 21 août, a immédiatement été annoncée. Mais, ô désepoir pour les fans qui n'ont toujours pas obtenu leur sésame, le deuxième concert affichait lui aussi complet à la fin de la journée.

 

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28.04.2009

Leonard Cohen, notre homme

photo200.jpgComme il le fit à Bruxelles le 20 octobre dernier, Leonard Cohen rentre sur scène au petit trot. Arrivé devant le pied de micro, il enlève son chapeau et salue comme face à des gens de marque. Pour lui, le public en fait partie, il n’y a pas de doute, quand on voit la manière avec laquel le vieux poète chanteur de 74 ans s’est investi dans sa tournée 2008-2009.

Peu importe, dès lors, ce qui a fait sortir l’homme du bois. Il n’est pas le seul - artiste ou non - trahi par un conseiller financier en qui il avait investi non seulement toute sa confiance, mais aussi ses économies. Quelque cinq millions de dollars tout de même. Le félon a profité du fait que Leonard, soucieux de se soustraire aux contingences du monde, faisait retraite dans un monastère bouddhiste pendant cinq ans. Joli. A son retour, complètement plumé, l’auteur-compositeur-interprète s’est vu contraint de remonter une tournée mondiale après celle qui devait être la dernière, en 96.

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21.10.2008

Chapeau, Monsieur Cohen

cohen.jpgConcert triomphal du poète chanteur à Forest National dimanche soir. Avec quelques accents stylistiques italiens, Leonard Cohen joue la séduction. Ça marche. La trentaine de chansons, classiques pour la plupart, fait merveille.

C'est au petit trot qu'il fait son entrée en scène, le Field Commander Cohen, devant un Forest National par avance subjugué. Dans cette foule, certains fans ont trépigné d'impatience pendant quinze ans, le temps que le Montréalais se décide ou soit contraint, pour raisons financières, à remonter sur une scène. Alors, oui, on peut toujours se poser de questions sur ces retours qui, souvent, ne sont pas à la hauteur des souvenirs. Tandis que Bob Dylan passe ses vieux jours à massacrer son répertoire à la tronçonneuse, les Rolling Stones finissent par décevoir.

Mais tous ceux qui ont vu Leonard Cohen à Bruges en juillet dernier en sont revenus éblouis. Enfin, dimanche soir à Forest, une bonne partie du public n'était pas née lorsque, aux confins des années soixante, la voix et les mots graves grimpaient les marches de la popularité. "Je suis chaud boulette jusqu'à la fin de la nuit", lance une fille aux origines principautaires... C'est cela aussi Leonard Cohen : une pérennité transgénérationnelle.

Alors oui, le revoilà après quinze ans. C'est bien son droit, lui qui n'est entré en chanson que sur le tard, à l'âge christique de 33 ans. Né en 1934 dans la périphérie montréalaise de Westmount, au sein d'une famille juive de classe moyenne, père marchand de fringues, c'est d'abord par la poésie et la littérature que Cohen est reconnu. Celles-là même qui imprègnent des chansons sans équivalent.

Sur scène, la bande à Cohen fait d'abord penser à celle d'un Corleone, d'un "Parrain" trempé jusqu'au cou dans "L'arnaque" : feutre mou sur la tête, complet croisé anthracite, chemise grise, le patron donne le ton à tout l'orchestre portant qui casquette, qui chapeau, qui béret. Jusqu'aux roadies et aux techniciens qui ont abandonné T-shirts et pantalons-sacs trois-quarts au profit d'une tenue distinguée.

De l'Italie, il y a aussi quelque chose dans la musique, avec cette mandoline (Javier Mas) qui orne la plupart des chansons et une voix aussi baryton basse que celle d'un Paolo Conte, cordes vocales tapissées de goudrons nicotinisés. Ah cette voix profonde et languissante ! Il y a quarante ans, elle était déjà ce qu'elle est encore aujourd'hui, inaltérable sans doute parce que très altérée à la base, et qui semble échappée de l'insondable profondeur de l'âme humaine ("There Aint No Cure For Love"). Pourtant, elle est tout aussi touchante quand elle monte un peu, vers la fin de "Bird on a Wire" par exemple.

Suzanne, Marianne...

Car, bien sûr, la trentaine de chansons fait la part belle au répertoire de cet auteur-compositeur définitif : "Suzanne", "So Long, Marianne", "Avalanche", "Hey, That'No Way to Say Goodbye", etc.

La plupart du temps catalogué "folk", l'univers du Québécois étale une palette musicale finalement très diversifiée, avec tendances funky ("Manhattan"), rock'n'roll ("Democracy"), et bien sûr gospel : "Hallelujah" a été popularisé par Jeff Buckley, mais l'entendre par son auteur même est d'une tout autre saveur. Dans le même registre, pour "Boogie Street", le chanteur laisse le micro à sa collaboratrice Sharon Robinson, tandis que lui fait les chœurs, le chapeau posé sur la poitrine.

Le galurin à Leonard, c'est aussi tout une histoire. Le chanteur ne l'enlève que pour saluer le public ou ses musiciens, en s'inclinant. Un jeu de scène à lui tout seul parce que, pour le reste, c'est pas un expansif, frère Leonard; chez lui, tout est dans la retenue : une génuflexion par-ci, un poing gauche qui se serre par- là, le tout couronné d'un très beau sourire. Ce qu'on appelle la classe.

Question verbe, ce n'est pas non plus la logorrhée. Mais "The Partisan" ou "Everybody Knows" n'ont cure des commentaires. "Everybody knows that the dice are loaded", "Tout le monde sait que les dés sont pipés [...], tout le monde sait que le combat était arrangé, les pauvres restent pauvres, les riches s'enrichissent. C'est comme ça que ça va. [...] Tout le monde sait que le bateau fuit, tout le monde sait que le capitaine a menti..."

Comme depuis le début de la tournée, Cohen et sa clique se fendent de trois rappels, le bonhomme entrant et sortant de scène au pas de course ! Longue de trois heures, la soirée se termine par deux titres chers, "Closing Time" et "I Tried To Leave You" : "Good night my darling, I hope you're satisfied", "le lit est étroit mais mes bras sont grand ouverts. Et voici l'homme qui œuvre pour ton sourire." Alors oui, chapeau, Monsieur Cohen.

Dominique Simonet

15.10.2008

Encore des places pour Cohen à Forest

cohen.jpgCeux qui étaient à Bruges le 10 juillet dernier n'en sont toujours pas revenus. Tout le monde croyait d'ailleurs que lui, Leonard Cohen, ne reviendrait pas. Erreur. Le sublime auteur-compositeur interprète, 74 ans depuis le 21 septembre, a repris du cœur à l'ouvrage scénique, et nous honore de deux dates, les 19 et 20 octobre à Forest National. Rapidement complets, ces concerts ne le sont plus : des places se sont entre-temps libérées.

Les 19 et 20 octobre à Forest National. www.greenhousetalent.be

16.07.2008

Leonard Cohen de retour en Belgique

3c975a2c63393829c5ed43ca16ba7a17.jpgQuinze ans d'absence, mais la voix est intacte, chaleureuse et profonde comme jamais. Son concert en plein air à Bruges, il y a quelques jours, nous avait donné le grand frisson. Et une seule envie: revoir un jour le mythique chanteur canadien en Belgique. Ce sera chose possible à l'automne. Leonard Cohen offrira une "séance de rattrapage" à ses nombreux admirateurs qui n'avaient pu se déplacer en terres flamandes. Il sera le lundi 20 octobre sur la scène de Forest National pour interpréter une nouvelle fois les chansons qui ont fait de lui l'un des artistes majeurs du XXe siècle. Et qui sait, le poète aura-t-il déjà sous le bras l'une ou l'autre pièce de son nouvel album, qu'il devrait enregistrer avec son formidable groupe de scène.
Les billets seront en vente à partir du jeudi 17 juillet à 9h00, au 070 25 20 20 ou sherpa.be. Prix: 39€, 49€, 59€, 69€ et 79€ (golden circle).