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24.08.2009

Pukkelpop: Trois jours de paix et de musique

photo200.jpgLe Pukkelpop sonne la fin de la récréation estivale du festivalier. L’ultime exode sac au dos qui mène quiconque possède une paire d’oreilles avides de son et une tente en état vers le Limbourg. Jeudi, Kiewit était brûlante. Sur scène, Patton incendiait un parterre de 40000 personnes et, dans le ciel, le soleil irradiait une foule luisante mais courageuse. Cette chaleur écrasante aura marqué la 25e édition et plus d’un dos mal dissimulé. Vendredi, après une nuit courte mais efficace, on sort une tête ébouriffée de la tente. Déjeuner de fortune, autour de quelques récits des aventures de la veille. Puis, on traverse le camping en direction des réjouissances. Tout au fond, dans le Dance Hall, Paul Kalkbrenner secoue déjà les planches. Cette partie du site aura dansé trois jours sans discontinuer. Au Marquee, le guignol des Puppetmastaz fait toujours son effet. Les gangsta marionnettes se démènent particulièrement cet après-midi, jonglant avec les flows, rappant sans ménagement. Une bonne dose d’énergie, surtout.

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Pukkelpop 2009 Kraftwerk (vidéo)

03.08.2009

Esperanzah en images

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22.07.2009

Anaïs et Arthur H, bêtes de scène

photo200.jpgMais quelle mouche l'a piquée ? Qu'elle chante, crie, saute, danse, plaisante ou interpelle le public (ou tout cela à la fois), Anaïs, c'est l'énergie pure, la spontanéité incarnée. Un peu comme quand on se lâche, à l'abri des regards, dans son salon ou sa douche, en chantant à tue-tête, grattant furieusement une guitare invisible et se déhanchant sans complexe ni chorégraphie. Sauf que l'artiste française en a, du public - déjà bien fourni et assez familial, ce dimanche à 18h30 dans le Village francofou . Il se laisse embarquer, sans sourciller, dans cette virée faite d'envolées rock et de textes vaches explosant les clichés sur l'amour. Allez, on démystifie : le premier amour, "c'est n'importe quoi", le malheur de son mec vaut bien un twist endiablé, et la haine des couples "dégoulinants de mots doux à chaque phrase" un canon dans le public : "Mon cœur, mon amour" d'un côté, "Highway to hell"de l'autre. Y'a pas à dire : "Oh yeah !".

"Yeaaah !". C'est ce que lancera aussi Arthur H, un peu plus tard, sur la scène voisine. Lui aussi totalement investi dans sa musique, son show et sa relation au public; une bête de scène. Mais dans un autre genre, plus groove, décalé, sensuel... et furieusement dansant. "C'est l'heure d'entrer en transe" glisse-t-il dans son "Candy chérie" inaugural. Avant de dédier son concert à sa "petite grand-mère paternelle, liégeoise". Dans le trip version Arthur H, se côtoient des gimmicks disco aux synthés et des textes sensés, des guitares wouap-wouap et des pluies d'accords folk, un pauvre "Chercheur d'or" dévoré par la montagne et un "Kevin B" friqué qui veut tout, tout de suite, une invitation à "danser avec Madonna" et une vibrante reprise de Bashung ("La nuit je mens")... Il est un peu tôt pour souhaiter "bienvenue à la lune", à la fin, mais ce concert-là aura bien fait décoller son petit monde.

Après quoi, il faudra choisir entre le cabaret folk délicat d'Emily Loizeau et le rap bien senti d'I AM. Qui récoltent de solides succès, l'une avec sa "Sister", les autres avec leur "Petit frère" qui a "déserté les terrains de jeu".

Sophie Lebrun

Les francofolies en images

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08.07.2009

Sliimy, la pop Kidibul

photo200.jpgLe "Mika français" étonne, agace ou amuse. Un phénomène coloré à découvrir aux Ardentes ce vendredi.

Yeux de Bambi apeuré, silhouette de longue brindille, manières et intonations délicates, pour ne pas dire efféminées : lorsqu’on rencontre Sliimy, on ne se pose plus de question sur les réactions empreintes d’instinct maternel que l’on a pu observer autour de nous. Comme s’il fallait protéger ce petit être frêle, de peur qu’il ne se fasse manger par les requins du show-business. Pourtant, de ce côté-là, Yanis Sahraoui mène plutôt bien sa barque. Cet été, en plus d’une tournée des festivals, il a pu assurer la première partie du concert de Britney Spears à Paris le 6 juillet. Une double reconnaissance pour le Stéphanois qui s’est fait connaître via une reprise du "Womanizer" de l’Américaine. Depuis le printemps et la sortie de l’album "Paint your face", impossible d’échapper à sa pop kidibul, bande-son préférée des goûters d’anniversaire chez les Teletubbies.

Avant son passage aux Ardentes le 10 juillet, nous avons rencontré Sliimy. Avec une idée en tête : découvrir qui se cache derrière ce personnage trop décalé pour être vrai. Constat d’échec. Soit nous n’avons pas pu le percer à jour, soit il est vraiment comme ça. Avec un penchant pour la deuxième solution.

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06.07.2009

Vidéos: Coldplay chante Billie Jean

04.07.2009

(the album) Wilco

photo200.jpgWilco n’a pas son pareil pour  dépeindre l’Amérique dans ses paradoxes. Toujours à la marge, malgré un vrai succès, y compris critique, le groupe de Jeff Tweedy s’impose comme un des plus fins observateurs des temps post-modernes. La mise en son est, elle, très collective, et les six musiciens s’y entendent pour utiliser tour à tour des <i>"rock band" ou  "non-rock band instruments" </i> Il n’empêche que ce 8e album peut tant rocker rouler comme en son début, ou être tendu si à mort ("Bull Black Nova"), qu’ensuite l’arrivée de Feist apparaît comme un soulagement ("You And I").  Une fois encore, Wilco emballe sec.

DS

1 CD Nonesuch 79849, Warner Music.

02.07.2009

Les festivals réduisent leur impact environnemental

photo200.jpgA des degrés variables, les festivals musicaux tentent de réduire leur impact environnemental. En agissant sur les déchets, les transports, l'énergie...

Imaginons le festival(ier) idéal, écologiquement parlant. Le fan de rock ou de world music se rend à pied ou à vélo au lieu dit. Gourde et gamelle en bandoulière, qui permettront d’éviter la vaisselle jetable, tandis que les éventuels déchets organiques seront dûment récupérés et compostés. A sa disposition : nourriture constituée de produits locaux et bio, robinets d’eau courante et toilettes sèches (gratuites). Le festival est alimenté à l’énergie renouvelable. Le volume sonore affiche un niveau raisonnable

On n’en est pas là, en Belgique surtout - des pays tels l’Allemagne ont une longueur d’avance. Les mentalités, et des réalités d’ordres économique, pratique et de sécurité (on songe à l’usage de verres en verre) font obstacle. Toutefois, petit à petit, les initiatives se multiplient, dans les festivals, pour réduire leur impact environnemental.

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30.06.2009

Arno a le sens de la formule

Arno: "Vive les moules!!!!" + "Les filles du bord de mer"@Couleur Café - La Libre.be
On retrouve l'humour légendaire de monsieur Arno, et l'un de ses morceaux-phare.

Ayo à Couleur Café

Ayo - Intro + "Down On My Knees" - La Libre.be
Ayo interprète son fameux single.
Mots-clés : couleur café ayo reggae

Ayo@Couleur Café - La Libre.be
La jolie Ayo était de retour à Bruxelles à l'occasion du festival Couleur Café, qu'elle connaît bien aujourd'hui.
Mots-clés : couleur café ayo raggae

Un Couleur café noir de monde

photo200.jpgPas de répit pour les fêtards, journée dominicale oblige, la dernière ligne droite de ce Couleur Café vingtième du nom commence un peu plus tôt que d’habitude. Il est à peine 16h et déjà la station Ribaucourt et ses alentours prennent des allures de fourmilière éclatée. Le mercure flirte avec les 30 degrés Celsius. D’ailleurs, à ce niveau-là, les festivaliers n’auront pas eu à se plaindre, tant le soleil aura inondé la plaine de ses rayons tout au long du week-end. Ça tombe bien, notre Couleur Café, on l’aime chaud

Premier arrêt sous la tente Univers. Ici sévissent les rappeurs et raggamen du collectif Neg’Marrons, des vieux de la vieille, en provenance directe de Garges-Sarcelles. On les connaît surtout pour leur titre "Le Bilan", datant de 2000. Un peu moins pour leur dernier opus, "Les Liens Sacrés", sorti l’année dernière. Mais en matière d’ambiance, les Neg’Marrons savent toujours y faire et offrent une belle entrée en matière.

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03.06.2009

Le feu couve en Sinsemilia

photo200.jpg"En quête de sens", sixième galette du combo festif Sinsemilia. Ils ne gardent toujours pas leur langue en poche. Réjouissant.

Quand on leur colle l’étiquette de groupe militant, cela les gêne. Et pourtant, Sinsemilia, combo grenoblois comptant une quinzaine de membres, fustige bien les dérives de notre société. Et il y en a de la matière ! Cela fait 20 ans que cela dure - et avec quel succès puisqu’ils ont écoulé plus d’un million d’albums depuis leurs débuts. Pas question, cependant, de se morfondre, car tout cela est décliné sur des rythmes festifs, reggae mis en avant. C’est Mike D’Inca, par ailleurs parolier du groupe, qui était au rendez-vous pour parler de leur dernier album "En quête de sens". (1)

Votre précédent opus, "Debout les yeux ouverts", date de 2004. Vous y épingliez déjà Nicolas Sarkozy et sa politique en tant que ministre de l'Intérieur. Depuis lors, il est devenu président de la République française. C'est un bon créneau pour vous...

Ah, mais je ne peux ni ne veux voir les choses comme cela. Je rêve un jour de faire un album qui ne célèbre que la joie. Je suis sûr qu’on pourrait le faire. Là, j’estime que la France touche le fond. Evidemment que cela trouve un écho chez nous. On ne peut pas ne pas en parler, c’est une telle blessure. La France n’est pas au garde-à-vous devant Sarkozy, on est des millions à souffrir. Nous, on est des privilégiés, on ne souffre pas directement dans nos chairs, mais dans notre fierté, notre conscience.

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16.05.2009

Rockfest 2009

photo200.jpgL’air de rien, derrière une façade criblée de noms metal en mode pop juvénile guimauve (Silverstein, Alesana ), le Rockfest 2009 cache un terrible secret. Horse The Band (à ne pas confondre avec Band of Horses) prend, en effet, la forme d’une claque musicale rare. Hérauts du mouvement nintendocore, cette formation canadienne barrée mélange claviers électroniques Lo Fi façon Game Boy 8 Bits à du metal/hardcore pur jus. Ce croisement contre nature et jubilatoire échappe autant aux conventions du genre qu’un Chrome Hoof. R. Borlax, leur deuxième album, se déguste ainsi comme du Fanta sur du foie gras. Des synthés fluo sur des borborygmes et des riffs métal. Une expérience à tenter d’urgence, sans oublier Normajean qui signe, ici, son unique date européenne.

(M.-H.T)

Schaffen (Hasselt), Gildenzaal, le 19 mai, dès 13h15. De 15 à 19€. Infos : www.rockfest.be et info@rockfest.be

13.05.2009

Amy Winehouse n'a jamais si bien porté son nom

Après quelques mois d'absence, Amy Whinehouse est remontée sur scène pour un concert sur l'île de Sainte Lucie, où elle se trouve en cure de repos. Malgré celle-ci, la diva trash de la Soul n'avait pas l'air en pleine forme puisque selon des fans présents, elle s'est quasiment endormie sur scène. Oubliant plusieurs fois, les paroles de ses chanson, trébuchant sur scène, elle n'a pas donné une représentation mémorable et beaucoup sont restés perplexes quant à son état général. Les spectateurs déçus se sont mis à huer la fin du concert. La chanteuse a donc arrêté le massacre mais a tout de même répondu à son public en leur disant « d'aller se faire voir ». Le porte-parole d'Amy a tenu à préciser que cet arrêt soudain était dû à la pluie et aux mauvaises conditions météo. C'est sûr, Amy ... l'eau, elle n'aime pas ça!

22.04.2009

Blondeur et "décaDance"

photo200.jpg'Dance on the Beast’, cinquième opus des Belges de Sharko sort ce lundi. Rencontre avec David Bartholomé, chanteur et fondateur du groupe.

David se lève, David emphase, David s’anime, David s’embrase Quand il parle de sa musique, les cheveux blonds en bataille, une écharpe nouée autour du crâne, l’artiste a des faux airs de vrai garnement. Pour défendre ce nouvel album, Monsieur Bartholomé a décidé de mouiller la chemise. Il ne lésine pas sur l’expressivité. "Ça m’exaspère d’entendre 12 chansons exactement calibrées de la même manière. Tu écoutes le dernier Coldplay, tu sais plus si tu l’as déjà entendu, tous les morceaux ont la même tonalité. Tu te passes le dernier Franz Ferdinand, tu t’ennuies au bout de trois pistes". D’une agréable légèreté, "Dance on the Beast" pousse la pop dans ses retranchements et la force à se travestir. "On a une piste totalement assumée comme telle mais qui fait très chanson "scout", on a un morceau métallique et trash, on a un truc hyper post-punk, on a un truc dance, on a de l’électro-rock, on a une ballade acoustique, on a une chanson au ukulélé tout ça sur 1h15". Et quelques tendances nostalgiques des années’80, même si son auteur s’en étonne. "A la limite sur 'Horses’, avec ce petit son Atari, cette mouvance Talkin Heads en mode basse-batterie et un genre d’évanescence à la Brian Eno sur le final."

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