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21.05.2010

N’a de Gaga que le nom

634762381.jpgLady Gaga était au Palais des sports d’Anvers lundi et mardi. Du grand show.

Lady Gaga ? Un phénomène. On s’en rend compte en prenant place au sein de son public. Ambiance boîte de nuit pour l’auteur-compositeur-interprète américaine, ce lundi soir, au Palais des sports d’Anvers. Des spectateurs à perte de vue. Ils ont entre 15 et 35 ans, et sont chauds, chauds, chauds. Quand sa silhouette en talons aiguilles se dessine derrière le rideau blanc, leur impatience explose en hurlements, applaudissements, trépignements. Les appareils photo tapissent le parterre de fans.

 

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04.07.2009

Werchter, gaga de Lady

Coldplay occupait le haut de l’affiche de la deuxième journée à Werchter. Mais le festival a d’abord confirmé le sacre de Lady Gaga. Un concert jubilatoire pour la nouvelle princesse pop de 2009.

 

ladygaga.jpgLa nuit tombe sur la plaine de Werchter. Les premiers festivaliers ayant abusé de leur deuxième journée aussi. Pourtant, les hostilités ne font que commencer en ce début de soirée. Après Elbow et The Streets, on attend Coldplay et Lady Gaga. Le public regrette de ne plus apercevoir la scène de la mainstage depuis l’extrême gauche, la faute à de nouveaux panneaux occultant. Ce qui n’empêche pas Kele Okereke de Bloc Party de recueillir ses faveurs. Monté sur ressorts, le chanteur de la formation electro, punk et new wave livre une prestation sous forme de best of, avec des retours inoubliables vers le totémique Silent Alarm. Le tout en mode calme et hérissé, de « So Here We Are » à l’inévitable « Banquet ». Les nouvelles compositions manquent par contre de consistance. « One more chance », dernier single se montre ainsi mou du genou.

Avant que les Killers ne ferment boutique avec « Mr. Bright Side » sur fond de pyrotechnie en clôture, un autre feu de Bengale dénommé Lady Gaga crépite en coulisses. Comme en France récemment, la nouvelle reine de la pop reçoit son sacre. Un disque d’or pour une folie dure. Cohue, bousculades, parterre de photographes stroboscopes : la fièvre médiatique s’étend bien au-delà du cérémonial et se poursuit dans les allées backstage. Show Business as usual. Prêchant sous la Pyramid Marquee, Arsenal réchauffe ensuite les cœurs sur des rythmes brésiliens teintés d’électro. « Saudade » laisse la place à un irrésistible « Estupendo », parfumé de disco. Pas de Pates d’Ef par contre sur le stand promod’une bière où un DJ Set se lance avec le très nineties « Don't you want me » de Felix. L’esprit de Lady Gaga plane sur la plaine.

Hyper pop attitude

Fiévreusement attendu par une marée humaine en fête, Coldplay entame son tour de piste en lançant l'instrumental aux violons de « Viva La Vida », son single planétaire. Habillé de son habituel veston d'officier multicolore, Chris Martin rend hommage à Michael Jackson. Le public approuve. Après une impeccable interprétation de « In My Place », nombre de festivaliers fendent la foule pour se rendre à l’autre événement de la soirée : le concert de Lady Gaga.

Révélation pop musicale de 2009, l’ex parolière des Pussycat Dolls et de Britney Spears dément son image pop facile et superficielle. Forte d’expériences dans des clubs new yorkais et d’une date au Lolapalloza 2007, l’artiste s’est imaginé un personnage et un univers glamour argenté, aussi marquant que celui de Kiss ou de Bowie période Ziggy Stardust. Désarmante d’énergie et de talent scénique, elle jongle sans peine avec les genres musicaux et les tenues provocantes.

Vêtue d'une robe futuriste tendue, angulaire, fendue et relevée sur les côtés, la belle s’entoure de danseurs sensuels. De « Boys, Boys, Boys » à « Just Dance », le chapiteau, moite à souhait, saute en rythme entre R’n’B et dance. Portée par sa troupe de bellâtres, elle sort de scène pour revenir sur une vespa argentée, criblée de morceaux de miroir brisés. Le son claque. Les grasses salves synthétiques de son piano guitare noir sont de vraies gourmandises coupables. Certes, quelques passages et en particulier « Eh, Eh (Nothing Else I Can Say) » ont des relents de soupe estivale euro dance façon Ace of Base. Mais le timbre cuivré formidable de ce petit bout de femme surprend. Habillée de boules de noël transparentes et de sous vêtement couleur chaire, Lady Gaga revient enfin avec un piano droit en plexiglas pour un passage soul en solo. La belle monte sur le tabouret, prend des poses contorsionnistes et sensuelles tout en continuant à jouer. Un numéro de cabaret amenant doucement une réinterprétation dépouillée et mélancolique de son tubesque Poker Face … qui finira par muer vers la version originale, nettement plus dansante et festive.

Michi-Hiro Tamaï

 

 

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