22.02.2010
Entretien avec des vampires
Les suceurs de sang de la pop ont du mordant et le prouvent sur "Contra". Un second opus que les New-Yorkais viendront étrenner ce soir à l'AB.Brooklyn, vivier de talents s’il en est, a enfanté ceux-là un jour de grand soleil. Il y a un peu plus de deux ans, personne n’avait encore entendu parler des quatre as du rock bubblegum. Aujourd’hui, cette bande d’ex-étudiants en musicologie - qui chauffaient jadis les bancs de la prestigieuse University of Columbia - présente un agenda qui ferait pâlir de jalousie tout artiste en devenir et fait salle comble partout. En cause, deux disques teintés d’africanisme aussi remuants que rafraîchissants. Et une envie intacte, à l’heure d’entamer leur second tour européen. Petite bavette avec Christopher Tomson, l’homme derrière les fûts.
15:32 Publié dans Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vampire weekend, interview, contra, horchata
20.06.2009
Comme un arbre dans la ville
Moby défendra son nouvel opus sur la scène de TW Classic ce samedi 20 juin. Un homme complexe, intelligent et intriguant pour une rencontre savoureuse.
S’il doit son surnom au célèbre roman de son arrière-grand-oncle Herman Melville, Moby a acquis en vingt années de carrière une notoriété qui va bien au-delà de la réputation familiale. Précurseur de la scène techno - on se souvient de l’hymne "Go" en 1991 - ce natif d’Harlem traversera des périodes difficiles où la reconnaissance n’est pas au rendez-vous, coincé entre velléités punk, envies électroniques et une étiquette "ambient" qui lui colle à la peau. Mais en 1999, l’album "Play" est pour lui synonyme de consécration (10 millions d’exemplaires vendus). Il reste à ce jour son meilleur travail.
Une décennie et trois albums plus tard ("18", "Hotel" et "Last Night"), Richard Hall revient sur le même terrain de jeu et propose "Wait for Me". On y retrouve les harmonies instrumentales qui avait séduit à l’époque, quelques invités, l’intensité d’un piano ici, la mélancolie d’un texte là-bas, et une sensibilité qui transpire de chaque composition. Sont aussi de retour les petits personnages croqués par l’artiste, dans ses clips ou sur la pochette de l’album. "Enfant, j’étais fasciné par les astres et la science-fiction Ils sont une sorte d’autoportrait, comme une partie de moi."
Mais au-delà de l’artiste, on découvre un homme avec des idéaux, des valeurs et un régime alimentaire sévère. Capable de s’engager dans un combat politique et de s’amouracher d’un chat perdu dans l’arrière-cour du lieu où il fait sa promo. Conversation surréaliste entre assiettes de fruits rouges et miaulements plaintifs.
13:55 Publié dans Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : moby, wait for me, interview, all access, nicolas capart
03.06.2009
Le feu couve en Sinsemilia
"En quête de sens", sixième galette du combo festif Sinsemilia. Ils ne gardent toujours pas leur langue en poche. Réjouissant.Quand on leur colle l’étiquette de groupe militant, cela les gêne. Et pourtant, Sinsemilia, combo grenoblois comptant une quinzaine de membres, fustige bien les dérives de notre société. Et il y en a de la matière ! Cela fait 20 ans que cela dure - et avec quel succès puisqu’ils ont écoulé plus d’un million d’albums depuis leurs débuts. Pas question, cependant, de se morfondre, car tout cela est décliné sur des rythmes festifs, reggae mis en avant. C’est Mike D’Inca, par ailleurs parolier du groupe, qui était au rendez-vous pour parler de leur dernier album "En quête de sens". (1)
Votre précédent opus, "Debout les yeux ouverts", date de 2004. Vous y épingliez déjà Nicolas Sarkozy et sa politique en tant que ministre de l'Intérieur. Depuis lors, il est devenu président de la République française. C'est un bon créneau pour vous...
Ah, mais je ne peux ni ne veux voir les choses comme cela. Je rêve un jour de faire un album qui ne célèbre que la joie. Je suis sûr qu’on pourrait le faire. Là, j’estime que la France touche le fond. Evidemment que cela trouve un écho chez nous. On ne peut pas ne pas en parler, c’est une telle blessure. La France n’est pas au garde-à-vous devant Sarkozy, on est des millions à souffrir. Nous, on est des privilégiés, on ne souffre pas directement dans nos chairs, mais dans notre fierté, notre conscience.
11:02 Publié dans Sorties - Albums | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sinsemilia, en quête de sens, all access, lalibre, interview







































































































