05.06.2009
L’Iguane va tous nous enterrer
Iggy Pop, icône-rock et Godfather of Punk s'offre un détour par New-Orleans. Sur "Préliminaires", il met en notes La Possibilité d'une île de Michel Houellebecq.Quarante ans de scène tonitruante, vingt albums en solo ou avec les Stooges, des hectolitres d’alcool, de sang et de sueur et pas moins de soixante-deux printemps au compteur C’est le bilan gargantuesque d’une existence entière vouée au rock’n’roll. Celle de James Newel Österberg Jr. natif du Michigan et mélange détonnant de racines paternelles anglo-irlandaises et d’origines nordiques héritées de sa mère. Un cocktail qui explique le physique tout en muscles et en blondeur du rockeur et qui, conjugué à ses poses élastiques, lui aura en partie valu le doux surnom d’Iguane.
Après un sursaut réussi avec les Stooges et "The Weirdness" en 2007, Iggy Pop refait surface le temps d’un exercice de style. C’est un roman de Houellebecq qui l’a inspiré pour concevoir cet opus aux airs jazzy et au parfum français (cf. la reprise des "Feuilles Mortes" dans la langue de Molière). "Un bon livre, très drôle, La Possibilité d’une île, qui traite de la mort, du sexe, de la fin de l’espèce humaine et d’un tas d’autres joyeusetés de ce type". Dans le confort baroque d’une suite parisienne, Iggy nous accueille l’œil brillant et la chemise ouverte. On peut entrevoir sur son torse bronzé quelques cicatrices de tumultes passés. Derrière les vitres, la pluie de mai bat le pavé. Le genre de rencontre qui marque...
11:24 Publié dans Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : iggy pop







































































































