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15.08.2008

Flaming Lips, un vent d'euphorie

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La réputation des Flaming Lips n'est plus à faire. Cela fait maintenant plus de vingt ans qu'ils construisent un univers psycho-délirant, tout en alignant les morceaux imparables. Le « Marquee » se remplit donc bien avant l'heure du concert. Faut dire qu'il y a déjà du spectacle: des roadies, revêtus de l'uniforme orange fluo des ouvriers de chantiers autoroutiers montent ce qui ressemble à un labo de savant fou au milieu duquel trône un gong entouré de spots.

 

Le chanteur Wayne Coyne, bouclettes grises à l'air, surveille tout cela d'un oeil goguenard puis s'empare d'une trompette et joue une charge de cavalerie, avant de vérifier si ses fusils à confettis fonctionnent. On le retrouve quelques dizaines de minutes plus tard, lorsque le concert commence, emprisonné dans une grande bulle de plastique que les roadies font rouler sur le public. Ballottés par des centaines de bras, Wayne tente de se mettre debout et reçoit de grosses ovations lorsqu'il y arrive pendant deux secondes. Pendant ce temps, le groupe joue un morceau pompeux qui pourrait être le générique de Star Wars revu par les Monty Pythons. Voilà comment on installe une ambiance de folie dés le début d'un concert.

 

Le temps que le chanteur sorte de sa bulle et les canons à confettis rentrent en action. Sous cette pluie de papiers multicolores, le public se voit aussi bombardé de gros ballons jaunes en plastique, tandis que des dizaines de créatures, mi-lapins, mi-Teletubbies, envahissent les deux côtés de la scène. Le tout alors que le groupe joue un morceau de pop extatique qui fait sauter le public comme un seul homme. Ca rigole, ça crie, ça joue à taper dans les ballons: bienvenue dans l'asile des Flaming Lips. Un moment d'euphorie collective, comme rarement vécu, que le groupe réussit à maintenir durant un concert d'une heure de bonheur absolu. Jeudi soir, la tête d'affiche n'était pas celle que l'on croyait. (P.D.G.)