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10.08.2010

Goran Bregovic met le feu

1.jpgLe festival a accueilli près de 28 000 personnes durant trois jours.

La troisième et dernière journée du festival Esperanzah avait commencé sur les chapeaux de roues. Elle s’est achevée en apothéose avec Goran Bregovic et son orchestre, qui ont égréné une heure et demie durant les meilleurs morceaux de leur répertoire pour une heure et demie de fête endiablée.

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09.08.2010

Rythmes exotiques à Floreffe

1.jpgCuivres, cordes et percussions. Afrique, Amérique latine, Balkans…L’abbaye de Floreffe a vibré tout le week-end au rythme des musiques du monde.

Pour sa neuvième édition, le festival Esperanzah! a réussi, une fois de plus, le pari d’emmener son public sur des terres inconnues, à la découverte d’artistes ambassadeurs des plus belles sonorités de leur continent, dans la lignée de ses engagements et de son slogan-phare : un autre monde est possible. Sous un ciel hésitant entre soleil et grisaille, entrecoupé en début d’après-midi par une belle averse, la journée du dimanche a fait passer le public du ska au reggae, du jazz au rock et à la salsa, en rendant floues les frontières entre tous ces genres et en plaçant la barre très haut dès les premières heures. En ouverture des festivités, les Belges de Tricycle & guests, trio formé autour de Tuur Florizone, qui a immédiatement réveillé le parterre des festivaliers, y compris ceux ayant passé les deux nuits précédentes dans le camping en contrebas. La fête commençait sous les meilleurs auspices côté jardin. Elle s’est poursuivie côté cour, avec les Catalans un brin déjantés de Muyayo Rif, qui ont eux aussi enflammé la foule à peine effrayée par la pluie battante qui a marqué le début du concert. (Photo: Dobet Gnahore. Crédit: J.De Tessières)

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08.08.2010

Du soleil dans les oreilles

20_59_05_082168823_IMG_0325b[1].jpgLe ciel gris et la pluie n’ont pas gêné une programmation caliente. Les explosifs Catalans de Ojos de Brujo ont dynamité la fin de soirée.

Coupe-vent, K-Way, parapluie ou… rien. La pluie qui s’abat, en soirée, sur le site de l’abbaye de Floreffe perturbe à peine les festivaliers d’Esperanzah. On les comprend : il suffit de s’arrêter devant une des scènes pour que la chaleur des sons éclipse l’humidité ambiante. C’est certainement le cas avec la formation catalane de Ojos de Brujo. Phénomène musical en Espagne depuis plusieurs années, le groupe emmené par une tornade nommée Marina est également en train de se tailler une belle réputation scénique aux quatre coins du monde. Parce que, même si c’est le premier élément à nous accrocher, la formation n’a pas que l’énergie pour seul atout. Les morceaux les plus passe-partout dérivent du côté de cette version internationale de la salsa adoptée par beaucoup de groupes. Mais ils sont rares. (Photo: Staff Benda Bilili. Crédit: J.De Tessières)

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07.08.2010

Abraham Inc ou le klezmer métissé

13_40_09_569105715_esperanz21[1].jpgPour la soirée d’ouverture, Esperanzah! ne pouvait mieux choisir.

Abraham Inc, c’est en un seul groupe, tout ce que ce festival représente : un métissage improbable des musiques venues de partout. Dominées par la clarinette du virtuose classique David Krakauer, les premières notes du concert nous donnent à penser qu’on est parti pour une session klezmer venue en droite ligne d’Europe centrale. Pure illusion, après quelques accords aux relents de fanfare ds Balkans, le rythme devient funky et on se prend à imaginer que James Brown va débarquer sur la scène. Et pour cause, la coulisse au bout des doigts et l’embouchure aux lèvres, le tromboniste Fred Wesley reprend des chorus venus en droite ligne de la soul. C’est que le tromboniste faisait partie de la clique de James Brown et qu’il ne l’a pas quitté sans emporter toute l’âme de la black soul dans son étui à trombone. Et de la soul au jazz il n’y a qu’un pas qu’on franchi sans même sans rendre compte lorsque saxophone et trompette donne à tout cela les allures d’un big band dont le swing n’aurait pas dénoté récemment à Comblain même si quelques harmonies rappellent plutôt l’école de Chicago…

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03.08.2009

Esperanzah en images

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01.08.2009

Caravan Palace à Esperanzah

30.07.2009

Esperanzah ! quasi sold out

photo200.jpgLe coup d'envoi du festival Esperanzah ! est donné. L'affiche séduira la foule
L’édition 2009 sera pétillante, vibrante, généreuse. Il y a comme de la fébrilité dans l’air.

Jean-Yves Laffineur, on vous sent enthousiaste...

Les réservations vont à une vitesse folle. On est au bord du sold out pour les trois jours. L’engouement est terrible, les festivaliers ont acheté leurs places plus tôt que les autres années. On va remplir sans problème le site de l’abbaye à raison de 10000 spectateurs par jour.

Quels sont, pour vous, les moments forts du festival ?

Comme à chaque édition, on a une grande tête d’affiche par jour. Et cette année, c’est un peu particulier, peut-être plus prestigieux, avec des artistes mieux connus, comme Charlie Winston, qui a fait un disque que tout le monde adore et qui est génial sur scène. Quant à Tken Jah Fakoly, je l’attendais depuis cinq ans, Abd Al Malik, je l’espérais depuis deux ans. Mais mes coups, ce sont aussi ceux que j’ai découverts cette année et qui vont surprendre le public. Comme Anthony Joseph, Caravan Palace, Bassekou Kouyaté, Fredy Massamba Car c’est ça, notre force, à Esperanzah !, on y vient avant tout pour découvrir la musique, pour l’ambiance.

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03.08.2008

Ils rêvaient d'un autre monde

1d5ed299a9dfddc5c86197746c15577a.jpgL'Esperanzah, le festival qui pense qu'un autre monde est possible, est traidtionnellement divisé en deux. En-bas, côté cour, c'est le ska-punk ou le punk-musette qui règnent habituellement en maîtres. Rarement intéressant d'un point de vue musical, ces groupes privilégient l'énergie pour un public jeune venu se défouler. Zita Swoon ou Kenny Arkana étaient là ce week-end pour nous empêcher de tomber dans la généralisaion. Même chose pour doMb, samedi soir. Ils sont 5 et n'ont comme instrument que des percussions et une basse. Mais cela leur suffit pour délivrer pendant une heure un concert en forme d'avalanche de rythmes. La formule peut paraître redondante, l'énergie qui s'en dégage la rend presque hypnotisante. Et crevante, tant il semble impossible de ne pas sauter sur place en les écoutant.

En-haut, autre univers. Le côté jardin est consacré aux musiques du monde. Samedi, les prestations de Huong Thanh & Nguyên Lê sextet ainsi que celle de Buika confirment qu'une grande scène de plein air est rarement le meilleur endroit pour délivrer des musiques qui ont souvent besoin d'intimisme pour charmer. Rokya Traoré ne rencontre pas ce problème. Déjà épatante lors de son passage, il y a quelques semaines au Bota, la Malienne peut compter sur un groupe très talentueux mais aussi sur un répertoire à la fois homogène et varié.

Homogène dans la sensibilité qui s'en dégage. Varié parce que l'émotion naît de rythmes différents. Si elle connaît, comme tout guitariste malien, le blues sur le bout des doigts, Rokya Traoré y ajoute une bonne dose d'interprétation personnelle, des motifs qui parviennent d'une tradition ancestrale et, régulièrement, beaucoup de rythme et de joie. En gros, avec Rokya, on médite, on se déchire l'âme, on s'émeut mais on finit toujours pas se remuer le popotin. Intrigué? Retrouvez-la le 7 novembre au Cirque Royal. (P.D.G.)

01.08.2008

Que viva Esperanzah !

32442a106feed8762331e9a13eb571d3.jpg Ce week-end : 23 concerts pour 24 000 festivaliers à l'abbaye. En plus des deux scènes, des animations musicales seront assurées.

Plus qu'une fois dormir, et ce sera la grande fiesta dans l'enceinte de l'abbaye. Esperanzah !, le festival des musiques métissées qui draine près de 24 000 personnes, s'apprête à de nouveau faire vibrer les festivaliers pendant trois jours dès vendredi. Esperanzah !, c'est avant tout la musique du monde.

Le long des trois jours, 23 concerts se tiendront sur les deux scènes aux atmosphères toujours aussi différentes. Côté jardin, l'univers est plus mélodique et l'ambiance familiale. Les plus jeunes préféreront le côté cour, toujours festif avec ses mélanges de ska, de sons punks, enfin de tout ce qui est déjanté. "De manière générale, la programmation est une question de choix du coeur, et nullement d'opportunité de marché" , selon Jean-Yves Laffineur, directeur du festival.

"Nous avons voulu établir une tendance le vendredi, avec une soirée baptisée crazy gipsy sound où se trouveront des groupes d'Europe de l'Est qui proposent des sonorités surprenantes. Pour le reste, c'est essentiellement de la découverte. Nous aurons des styles que l'on ne trouvait pas ou peu les années précédentes, tels que le folk, le blues et le jazz. Beaucoup de groupes féminins monteront sur scène. Rokia Traoré est notre tête d'affiche du samedi. Cette chanteuse malienne vient de sortir un nouvel album qui est rempli de perles. Le dimanche, le groupe barcelonais Amparanoia reviendra nous voir." Impossible de citer tout le monde. En plus des deux scènes, des animations musicales seront assurées par une trentaine de groupes. Ces artistes de rue déambuleront sur tout le site.

Sans oublier les artistes plasticiens, le village des associations qui mènera campagne sur le thème du travail décent, le village des zenfants, un petit festival du film sur diverses réalités du monde.

Et même, pour la première fois en collaboration avec la Ligue des familles, un espace Poz'bébé avec toilettes adaptées et lieu de retraite. Quant à l'eau et aux toilettes pour adultes, ce sera toujours gratuit.

Festival Esperanzah !, les 1er, 2 et 3 août dès 13 h à l'abbaye de Floreffe. Pass : 56 € (46 € en prévente). Accès journée : 23 € ou 30 €.

Web.esperanzah.be ou 083/66.83.47.

La programmation

 Ecoutez Jean-Yves Laffineur, le directeur du festival, décrit l'ambiance et la musique

podcast

Jean-Yves Laffineur, le directeur du festival, explique ce qu'est la soirée crasy Gispsy Sound de ce vendredi
podcast