Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Envoyer ce Blog à un ami | Avertir le modérateur

09.12.2008

Un artiste atypique et éclectique

miam.jpgMiam Monster Miam va fêter ses dix ans de carrière au Centre culturel de Seraing. Une carrière déjà bien remplie pour cet artiste aux multiples facettes.

Il est de ces artistes qui cultivent le culte du changement. C’est le cas de Benjamin Schoos, alias Miam Monster Miam, pour qui tout commence réellement en 1998, alors qu’il a à peine 20 ans. Repéré par le label liégeois Soundstation, l’artiste né à Seraing sort un CD 4 titres intitulé "When I was a Ninja". Peu de temps après, vient son premier "vrai" album, "Cum at the Liquid Fancy Fair". Une pop musique bricolée par cet artisan qu’est Miam Monster Miam, une pop ludique qu’il qualifie d’"adolescente" et qui se prolonge sur son deuxième disque. Avec "Hey Tank!", cet artiste complet - il s’occupe de tout, des premiers accords de guitare à la production - poursuit son œuvre intimiste.

Lire la suite

05.11.2008

Vincent Delerm, le chanteur du quotidien

delerm.jpg
Avec "Quinze chansons", Vincent Delerm continue à suivre la veine du minimalisme. Depuis 2002, le chanteur à la voix traînante a su ravir les adeptes des chansons littéraires. Ces quinze morceaux, tout en retenue, du souffle de voix aux douces mélodies, racontent la vie et ses petits accrocs avec élégance. La durée même des morceaux (parfois moins d’une minute) confirment ce sentiment de fulgurance, d’instants de vie, comme cette chanson, "From a room" où il évoque la photo de la pochette d’un 33 tours de Léonard Cohen. Entre les ballades au piano et les chansons aux accents plus jazzys dus au trompettiste Ibrahim Maalouf, déjà présent sur le deuxième album, des personnages imaginaires (ou pas), surgissent: Patrick Vieira, Martin Parr, François de Roubaix, des volleyeuses

Une dose de poésie avec une pointe de nostalgie ("La vie est la même"), de l’amour ("Allan et Louise", et un peu d’absurde ("Un tacle de Patrick Vieira n’est pas une truite en chocolat"), sont les ingrédients de l’auteur-compositeur-interprète qui sera en Belgique en janvier et février pour quatre dates de concert. Rencontre avec un amoureux des mots.

Vous avez écrit une pièce de théâtre, "Le fait d'habiter Bagnolet", vous n'avez pas envie de recommencer l'expérience ?

J’aime ça mais je préfère être le seul vecteur physique de ce que j’écris parce que j’y suis attaché. Avec le théâtre, le texte devient la propriété de quelqu’un d’autre. Si je pouvais, j’aimerais écrire une pièce, la jouer une fois et c’est fini. Je crois que je ne suis pas encore assez joueur pour que quelqu’un d’autre s’approprie mes écrits.

Vous apportez beaucoup de soin à vos textes. La chanson est-elle un exercice d'écriture ?

Je crois beaucoup au côté littéraire de la chanson, au fait que ce soit un genre à part entière. Il y a par exemple l’idée de la forme, trois couplets et un refrain qu’on peut s’amuser à transgresser, comme en littérature. Le vocabulaire est très présent aussi avec des connotations très fortes. En caricaturant, "cabane" évoque Cabrel, "bobo", Souchon, des groupes de mots même, "C’est fini", etc. Cela signifie que les thématiques abordées sont fondamentales. J’aime jouer au sein de ces contraintes formelles.

Vous maniez les mots au point de créer des néologismes comme "bateau-moucher"...

C’est encore une question de format; il faut dire les choses en peu de mots et là, je ne voyais pas comment m’exprimer autrement. L’intérêt vient de la rareté. J’aurais tendance à apparenter cette pratique à un amorti au tennis. C’est un truc qu’on utilise quatre fois, pas plus et ça marche seulement parce qu’on le fait peu. Comme dans l’orchestration, il y a des choses qu’on ne se permet qu’une ou deux fois, la montée de tonalité sur les deux premières chansons par exemple (NdlR, le troisième couplet est haussé d’un demi-ton). Il ne faut pas en abuser mais une fois, c’est marrant.

Raconter et embellir le quotidien, c'est votre objectif ?

Truffaut a cette idée que, même si l’on traite l’ennui ou la lenteur, c’est embelli. J’essaie de rendre compte de la vie tout en prenant le bon côté des choses même si ça commence parfois mal. Beaucoup de gens ont du mal à vivre dans le présent, je voudrais simplement chanter la vie et donner envie de profiter du présent.

Le sentiment de proximité avec le public est, cette fois, renforcé par l'utilisation des pronoms "je" et "tu" comme dans "Tous les acteurs s'appellent Terence". C'est au public que vous vous adressez ?

Oui, mais il faut se méfier du fait de dire "j’adore le contact et l’échange avec le public", c’est presque une tarte à la crème. En l’occurrence, je n’écris pas de chansons par amour de mon prochain mais pour qu’il partage ce que je veux dire. J’ai aussi bien conscience d’être sur un format de chanson qui demande un effort parce qu’il faut écouter les textes donc cette relation est très présente.

Etudiant, vous avez beaucoup joué au théâtre. Quelles sont les différences entre l'interprétation de l'acteur et celle du chanteur ?

En France, il y a deux écoles: les bêtes de scène, très physiques, et ceux qui susurrent les paroles. Pourtant, ce n’est pas parce qu’on est dans la catégorie susurrante que l’on ne peut pas devenir une bête de scène. Au théâtre, j’ ai développé des trucs qui attirent l’attention et me rapprochent de la catégorie physique, des regards, des silences, c’est de l’ordre du mime. Comme si je me dédoublais. La chanson me permet aussi de toucher à plusieurs arts.

Côté musique, le trompettiste Ibrahim Maalouf et Albin de la Simone sont de la partie...

Je leur ai laissé plus de place que sur les albums précédents. Ils apportent plus. Avant, je pensais que je devais tenir le piano pour ne pas perdre mon identité, mon style, aujourd’hui, j’ai changé d’avis. Ibrahim Maalouf m’accompagnera en tournée.

Qu'est ce que pense un Normand quand on qualifie sa musique de "rive gauche" ?

D’abord, j’ai toujours habité rive droite. Mais, c’est vrai que dans mon premier album, j’étais à Paris depuis peu de temps et je donnais sans doute l’image d’un Paris fantasmé.

On vous catégorise aussi, "bobo"...

Je suis 100 pc bobo. Si un bobo, c’est quelqu’un qui est plutôt de gauche, mais qui a pourtant un pouvoir d’achat, qui a des habitudes dans un café, qui accepte de monter sur un vélo, qui fait du tri sélectif Je réponds à tous les critères. Je n’aime pas l’idée que l’on ne peut pas être de gauche si l’on est propriétaire, c’est très dangereux. Aujourd’hui, le mot bobo sonne comme une agression mais si on s’intéresse à ce que cela siginifie exactement, cela n’a rien de dégradant. Tout cela fonctionne sur l’idée que les bobos sont des gens qui font semblant parce que la vraie nature de l’homme c’est regarder des émissions nulles à la télé, péter au lit et regarder le cul des filles qui passent dans la rue. Il y a vraiment des gens qui disent "Oh la la, tu lis un livre! Mais pour qui tu te prends?". J’exagère, mais aujourd’hui, il y a un nivellement par le bas. J’assume le fait d’être bobo, pourtant, je pense que le mot est déjà en train de disparaitre, c’est un effet de mode, comme "BCBG".

Camille Perotti

"Quinze chansons", Tôt ou tard. En tournée, le 23 janvier 2009 à Tournai, le 19 février à Namur, les 20 et 21, à Bruxelles.

21.07.2008

La Tortue, entre déhanchés et reprises

be0f1e3bd7afb5ca8bce55071229d1a1.jpgOn venait au concert de Christophe Willem – le dernier de sa tournée, ce dimanche sur la grande scène Pierre Rapsat des Francofolies – avec curiosité. On en est reparti… agacé.

 

Que dire, au risque de froisser ses (nombreux) fans ? Du ressort, des déhanchés, de la présence, de la sympathie pour un public qu’il n’a de cesse de chauffer et une voix élastique, groovy à souhait, « la Tortue » en a, incontestablement. Mais derrière le show de lumières, les poses, la démarche chaloupée, les effets de vocalise, on reste sur sa faim. De la musique, on en a finalement peu à se mettre sous la dent. Le répertoire de Christophe Willem, qui met une triple couche avec le célèbre « Double je »,  en appelle à Madonna, au « Sweet dreams » d’Eurythmics et même au jingle de la Nouvelle Star, dont il fut lauréat en 2006. « Elu produit de l’année » chante Christophe, accompagné de deux choristes qui ont décidé de faire monter d’un cran la température automnale. Et c’est effectivement face à un produit de variétés que l’on a l’impression de se trouver. (M.Lg.)

 

 

17.07.2008

Aaron remplacé par I Am X ce soir aux Francos

9713bd99c7b9e8167c45f3b418e3234b.jpgTrès attendu aux Francofolies de Spa ce jeudi soir, Aaron ne sera malheureusement pas de la partie. Le groupe français se voit obligé d'annuler sa tournée d'été, annonce ce jeudi matin l'organisation des Francofolies de Spa, "suite au problème de santé que rencontre son chanteur Simon Buret". Celui-ci, pour rappel, avait, dans un premier temps, annoncé un concert raccourci, pour préserver ses cordes vocales déjà fragilisées. Il doit à présent jeter le gant.

Tout n'est pas perdu. Aaron sera remplacé par I AM X. Le groupe anglais emmené par le chanteur androgyne Chris Corner est un habitué des festivals belges, mais c'est la première fois qu'il se produira aux Francofolies de Spa. Un electro-pop-rock sombre teinté années 80 qui prend toute sa dimension dansante, glamour et déjantée sur scène.

(Ce jeudi à 22h15 Village francofou, scène proximus). (S.L.)

08.07.2008

Christophe, le nouvel album

Christophe arrête le temps. Dans ce nouvel album, on entre comme en apesanteur. Le temps, le sieur Bevilacqua aime à le prendre: sept ans séparent “Aimer ce que nous sommes” de son prédécesseur, “Comm’ si la terre penchait”. Le temps, c’est aussi le tempo qui, une nouvelle fois ici, privilégie la lenteur, toujours sensuelle, évocatrice, poétique presque par essence dans un monde où l’être humain n’est plus que pressé. Ce n’est pas lui faire injure et il le reconnaît lui-même: Christophe n’est ni chanteur, ni musicien. Il aime juste la mélodie et surtout le son, et sa portée visuelle. Avant d’entamer un album, il se fait tout un cinéma sonore. C’est pour ça que  l’onomatopée a sa place ici, comme le collage sonore de voix anciennes ou nouvelles (Adjani, Daniel Filipacchi dans le générique de fin). Et, dans cette bande-son très sophistiquée, la voix émerge, haute, fine, passionnée, écorchée, pleine de bleus comme autant de mots. Christophe le Magnifique. (DS)

"Aimer ce que nous sommes", Christophe, 1 CD 530 828, Universal.

07.07.2008

Nouvel album de Mylène Farmer le 25 août

68ebac892698843b5435a826a4a6a1e8.jpg

Intitulé "Point de suture", le nouvel album de Mylène Farmer sortira le 25 août prochain. Il sera précédé par le simple "Dégénération", le 18 août. En 2005, "Avant que l'ombre" fut lancé par le titre "Fuck them all". On ne change pas une équipe qui gagne: la chanteuse - Marie-Hélène Gauthier de son vrai nom - écrit les textes et son complice Laurent Boutonnat fait

Lire la suite