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28.01.2009

Cali toujours Debout !

cali.jpgLa scène est son domaine, à Cali. Voir la façon impudique avec laquelle il s’y jette, sourire un peu niais, porte-voix à bout de bras, casquette et veste de révolutionnaire culturel chinois, époque Mao. Lui qui est né en 1968 Pas Mao, Caliciuri. Poing gauche levé, à l’ancienne, vintage lutte des classes. C’est ainsi, en meneur de foule, que Bruno C. entama son concert, le 14 mai 2008, à Nantes, au son de "1000 cœurs debout", dans un bain de lumière rouge, genre on ne fait pas dans la dentelle.

La dentelle n’est visiblement pas son genre. Bondissant comme un marsupial monté sur ressorts, il prend la scène pour une piste d’entraînement, un ring. Généreux, il s’y donne à fond, sans compter. Du coup, le chanteur est en nage dès le deuxième morceau. Tiendra-t-il jusqu’au vingt-septième ?

Certes, il fait parfois baisser la pression, le côté folk supplantant un temps le côté rock. Mais très vite ça redémarre, à fond les guitares, et Richard Kolinka qui, à la batterie, ne se prive pas de rappeler qu’il n’y a pas de friture sur la ligne. Le spectacle suit de près la sortie de l’album "L’Espoir", dont il a la couleur survitaminée. "Les beaux jours approchent", "C’est quand le bonheur ?", "Je te souhaite à mon pire ennemi", Cali ne prive pas le public de ce qu’il a envie d’entendre.

Périodiquement, ça le reprend, il rameute le public, par exemple avec un tambour, pour lui faire battre des mains ("Les beaux jours approchent"). La chanson préférée de sa fille, sa "petite Coco", c’est "Amoureuse". Bien sûr, le garçon sait faire son cinoche. Il entame "L’Amour parfait" étendu au bout de la scène, sur fond d’images de baiser brûlant : le choix des films est particulièrement soigné. Au milieu des ballons, cela se termine par le traditionnel bain de foule, au son electro de "Dolorosa". Puis, comme un pantin désarticulé, il s’effondre. Mais ce n’est pas encore ce jour-là que Cali cala. Il se relève, triomphant et vidé.

Le deuxième DVD nous montre le Perpignanais chez lui, échangeant quelques ballons ovales avec le RBFC (Rugby Bordel Football Club), faisant la fête au village de Fillols, dans le fin fond des Pyrénées orientales. Car on a beau semer "L’Espoir" à tout vent, il ne faut jamais perdre le sud.

Dominique Simonet

1 double DVD Virgin/EMI.