08.04.2011
Grand de Corps et d'esprit
Grand Corps Malade jouait jeudi devant un Cirque royal et complet. L’occasion de revenir sur son “3ème temps”, depuis peu disque de platine.
Il est passé neuf heures de quelques minutes et l’homme à la béquille prend place dans la lumière. Depuis l’album de sa révélation, il y a déjà cinq ans, Fabien Marsaud se fait appeler Grand Corps Malade sur les très nombreuses planches qu’il foule. C’est l’éloquent nom de scène que s’est choisi ce grand gaillard accidenté d’aujourd’hui 33 ans, “son totem de Sioux”, comme il se plaît à dire. Grâce à lui, celui qui aura permis au slam d’atteindre les écoutilles des masses n’a plus à raconter ce qui lui est arrivé. Même si, pour les moins imaginatifs, son premier single “Midi 20” demeure le meilleur résumé. A défaut donc de répéter la sienne, Grand Corps Malade raconte l’histoire de ses pairs, en syllabes et en notes, dans une formule de plus en plus instrumentée et qui, de ses propres mots, se démarque donc du slam originel. “Le slam pur et dur, c’est a cappella, ça se passe dans les petits bars, c’est le partage de la scène. Donc à la moindre touche pianotée qui accompagne ma voix, techniquement je sors du slam. Où plutôt j’ouvre le slam à d’autres horizons, je tente de nouvelles expériences…”
22:25 Publié dans Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grand corps malade, cirque royal, 7 novembre 2011







































































































