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15.03.2012

Soko, alien à sa façon

440.jpgDe son vrai nom Stéphanie Sokolinski, Soko quitte, en 2001, le toit familial sis en Gironde.

Dans une première vie, Soko a écrit et interprété "I’ll kill her". C’était en 2007. Accompagnée par ses propres accords de guitare, elle y chante, de sa voix de cristal brisé, qu’elle la tuera sa rivale, celle dont elle imagine, dans un délire paranoïaque, qu’elle lui a piqué son mec. Ce morceau, hébergé sur le Net avec quelques autres de sa composition, crée le buzz. Se sentant dépassée par l’engouement qu’elle suscite, la jeune demoiselle disparaît de la circulation. Quitte l’autoroute d’un possible succès, lui préférant les chemins par dévers.

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14.03.2012

L’AB et sa machine à remonter le temps

440.jpgDepuis 5 ans, les soirées Rewind attirent la foule à l’Ancienne Belgique. Wim Mertens s’y installe jeudi et vendredi soir.

En l’an de grâce 2007, l’Ancienne Belgique mettait sur les rails un tout nouveau cycle atemporel de concerts intitulé "Rewind". Quelques années plus tard, ledit concept a toujours le vent en poupe et draine à l’envi le public entre les quatre murs du centre culturel flamand de notre capitale. Le principe, lui, n’a pas changé. "Il s’agit toujours de convier à l’AB des artistes du cru et de les inviter à venir rejouer sur scène un de leurs grands classiques, dans leur intégralité et en respectant l’ordre des plages qu’ils avaient adopté à l’époque", nous explique Kurt Overbergh, programmateur à l’Ancienne Belgique. Il s’agit, pour la plupart, d’albums inscrits dans la mémoire collective, une sorte de jalon dans le paysage musical belge. "Des disques ayant marqué un tournant dans la carrière des artistes, quand ils ne sont pas simplement devenus de véritables références en matière de rock national."

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11.03.2012

Revolver met dans le mille

M.jpg

Gare. Ça va chanter dans les chaumières. Revoici Revolver.

Revolver? L’histoire de ce trio pop français commence comme tant d’autres. Deux ados, copains de collège (Ambroise Willaume et Christophe Musset), passent leur temp libre ensemble à gratter la guitare et chanter. Ils font leurs armes sur des titres de Simon&Garfunkel, les Beatles, les Kinks, puis glissent doucement vers les compositions propres et étoffent le groupe en conviant Jérémie Arcache, un ami d’enfance d’Ambroise. Ensemble, dès l’âge de 6 ans, ils ont appris le chant choral, à la Maîtrise Notre-Dame de Paris s’il vous plaît. Un bagage classique peu courant pour un groupe pop, et ce n’est pas tout: Jérémie a passé toute sa scolarité obligatoire dans un enseignement partagé entre formations générale et musicale qui l’a amené, entre autres, au violoncelle et à la direction d’orchestre.

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10.03.2012

Michaël Kiwanuka, le carton annoncé

440.jpgTube délicat, “Home Again” donne son titre à un 1er opus promis à un gros succès.

Lorsqu’on s’intéresse à l’actualité musicale, un phénomène reste étonnant : parfois, tout le monde semble s’être mis d’accord pour parler du même artiste en même temps. En général, un nom que l’on n’avait jamais entendu deux semaines auparavant. Dernier exemple en date : l’Anglais, d’origine ougandaise, Michaël Kiwanuka. D’accord, les circonstances ont joué en sa faveur : en tout début d’année, la BBC l’élisait "Sound of 2012". Ce n’est pas une garantie de succès - qu’est devenu The Bravery (lauréats en 2005) ? Et qui de ce côté de la Manche a entendu parler de Little Boots (2009) et Jessie J (2011) ? - mais tout de même une bonne manière de faire parler de soi, demandez leur avis à Adèle, Mika, Corinne Bailey-Rae ou Keane. Avec un tel appel du pied vers le public, la maison de disque distribuant l’artiste ne s’est donc pas fait prier pour multiplier les annonces, présentant son premier album comme la dernière merveille à ne pas rater.

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09.03.2012

Petit à petit, Ed Sheeran a fait son nid

220.jpgEd Sheeran n’a que 21 ans et son premier album, “+”, fait déjà partie des meilleures ventes en Angleterre. Ses textes parlent aux jeunes, séduits par son mélange de folk et de rap.

Sur son premier véritable album, "+", Ed Sheeran chante "You need me, I don’t need you". Non, il ne s’agit pas d’une sentence qu’il expédie à sa bien-aimée, mais plutôt d’une mise en garde qu’il adresse aux A & R des maisons de disques. "A & R" ? "Les "artistes et répertoire", des gens qui disent aux musiciens ce qu’ils doivent faire" - sous-entendu pour avoir du succès - nous explique l’intéressé. Devenu, en quelques mois, révélation de l’année 2011 dans son pays, l’Angleterre, Ed Sheeran n’est pas passé entre les mains de ces faiseurs de stars. Ce qui n’a pas empêché son premier album de se placer rapidement dans le "Top 10" anglais des disques les mieux vendus, et de comptabiliser, à ce jour, 1 300 000 albums vendus à travers le monde ! Dernière consécration en date : les Brit Awards où le jeune chanteur a raflé deux récompenses, artiste solo britannique masculin et révélation britannique de l’année.

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08.03.2012

Des Tropics enfin sous les sunlights

image001.jpgMardi dernier, aux Octaves de la Musique, The Experimental Tropic Blues Band remportait le trophée “Pop-Rock”. Une récompense méritée mais inattendue qui vient, enfin, consacrer les efforts du trio liégeois.

Cela fait plus d’une décennie aujourd’hui que Boogie Snake (J.J. Thomsin) et Dirty Coq (Jeremy Alonzi) galopent des doigts sur leurs grattes respectives. Trois albums déjà que Devil d’Inferno (David Dinverno) assure leurs arrières en malmenant les fûts. Et enfin le miracle fut. Il aura sans doute fallu qu’un expert comme l’ami Jon Spencer appose sa patte magique et enregistre la plaque dans son studio new-yorkais. Pour qu’au final la troisième couche fasse mouche aux écoutilles de tous. Pour que la rumeur devienne réputation. Pour que les rois liégeois du rock noir-jaune-rouge puissent dignement trimballer leurs couronnes (Crédits: Olivier Donnet).

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07.03.2012

Hooverphonic boucle la boucle

220.jpgLe groupe pop revisite son répertoire entouré d’un grand orchestre. Pari réussi. Après six dates à la salle Reine Elisabeth d’Anvers, il se produira au Sportpaleis.

Se produire avec un orchestre? L’idée trotte dans la tête d’Hooverphonic depuis belle lurette. Depuis sa formation en 1995, en fait. Dix-sept ans plus tard, fort d’un parcours marqué par un constant renouvellement artistique et un succès conséquent, le groupe pop belge concrétise son rêve. Il se produit en compagnie d’un orchestre de 42 musiciens (cordes et cuivres). Sur scène, d’une part : à la salle Reine Elisabeth d’Anvers (il vient d’y donner trois concerts et en donnera trois fin avril - tout est soldout), puis au Sportpaleis (*). Sur disque, d’autre part : "Hooverphonic With Orchestra" paraît ce 9 mars. Pari réussi pour la formation emmenée par Alex Callier (basse, textes, la plupart des compositions, arrangements) et Raymond Geerts (guitare), et dotée d’une nouvelle chanteuse depuis 2010. Noémie Wolfs se glisse avec une belle aisance dans le répertoire d’Hooverphonic.

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05.03.2012

Bruce est en colère

230.jpgA 62 ans, plus que jamais en pleine forme, Bruce Springsteen sort “Wrecking Ball”, son 17e album studio. Complètement remonté contre la crise financière de 2008, il livre une œuvre salutaire.

Les icônes se suivent et ne se ressemblent pas vraiment. Fin janvier 2012, Leonard Cohen était de retour, après huit ans d’absence, avec ses "Old Ideas". Cette fois, c’est au tour de Bruce Springsteen de revenir sur le devant de la scène. Deux ans à peine après "Working on a Dream" ("Travailler à un rêve"), il débarque avec "Wrecking Ball" (Boulet de démolition). Le contraste est saisissant. Bruce n’est pas content, c’est le moins que l’on puisse écrire. L’homme s’est toujours senti concerné par le monde qui l’entoure. Il le doit sans doute au milieu familial dans lequel il a grandi. La crise, ça le connaît. Dans les années 50, son père se retrouve au chômage et éprouve d’énormes difficultés à retrouver un travail. C’est donc sa maman qui subviendra aux besoins de la famille, "travaillant très dur chaque jour", raconte-t-il devant une centaine de journalistes réunis le 16 février dernier.

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02.03.2012

JC Vannier: "Etre libre. Même pauvre, mais libre"

230.jpgIl a écrit et composé pour les plus grands, de Barbara à Gainsbourg, de Nougaro à Jonasz et Higelin. Mais Jean-Claude Vannier trace aussi une voie personnelle exigente et drôle, à voir à l’Atelier 210 le 3 mars.

Il n’est pas le musicien français le plus connu, mais Jean-Claude Vannier se trouve, avec son écriture et sa composition, derrière le Tout-Chanson française depuis plus de 40 ans. Sans lui, "L’histoire de Melody Nelson" de Serge Gainsbourg n’aurait pas été ce qu’elle est encore, ni le "Di Doo Dah" de Jane Birkin. Ni "Que je t’aime" de Johnny Hallyday, encore moins "Armé d’amour" ou "Plume d’ange", de Claude Nougaro. Certes, on aurait pu se passer du "Prélude de Bach" pour Maurane, mais pas de la "Super nana" de Michel Jonasz et encore moins de "Tous les bateaux, tous les oiseaux" de Michel Polnareff.

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25.02.2012

Inna sainte-nitouche

Inna Modja by Marco Sikic (4).jpgFin 2011, Inna Modja sortait "Love Revolution", un second disque aux refrains entêtants. Aujourd'hui, la Malienne est doublement nominée aux Victoires de la Musique.

Modja est née Inna Bocoum en 1984 sous le soleil de Bamako. Fille de diplomate, la demoiselle voyage et s’amourache des notes en chemin, entre Accra (Ghana), Lagos (Nigéria), Lomé (Togo), Paris et les Etats-Unis. Tantôt peintre, puis mannequin, c’est en chanteuse que la jeune femme espère s’accomplir. Dans l’élan d’un premier opus dont la sortie ne fait que peu de vagues en 2009, Inna Modja foule le plateau de Drucker, s’assied dans le fauteuil de Taratata et s’offre un duo avec Jason Mraz à la Fête de la Musique. Puis elle part peaufiner son deuxième disque, “Love Revolution”, qui atterrit dans les bacs en novembre dernier (Crédits: Marco Sikic).

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21.02.2012

Skip the use: ça va déménager

skip-the-use4.jpgAvec Skip the use, la marmite de la Rotonde du Botanique risque d’exploser.

Là où ils se produisent, ils laissent tout le monde sur le tapis. Ce n’est donc pas vraiment une surprise de les voir nominer aux Victoires de la musique 2012 catégorie scène. Ils, ce sont cinq potes originaires de Lille et ses alentours. Nom de scène: Skip the Use. "On voulait s’appeler Nirvana ou Iron Maiden, mais c’était déjà pris", rigolent Mat Bastard (sic) et Yann Stefani. Skip the Use (changer les habitudes)? Leur nom de scène, ils le doivent tout simplement au fait qu’ils n’avaient pas envie de faire la même chose que les autres. C’est clair qu’en mettant punk, hardcore, afro, hip hop et electro dans la même casserole, il y avait de quoi changer les habitudes!

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20.02.2012

BaliMurphy des grands espaces

230.jpgLe groupe bruxellois jouait jeudi soir au Cirque royal. Dans “La Déroute” il pointe du doigt “L’homo ça pionce” et prend un virage plus électrique, plus à l’Ouest.

Un gosse joue avec des revolvers, sur la pochette de "La Déroute", troisième album de BaliMurphy. Sur un galop de guitares, dans un air comme chargé d’une menace, le groupe (dé)chante "L’Homo ça pionce", "espèce animale éveillée/quand elle vide les bars du quartier/Tas d’ADN bien abruti/qui ne saisit pas ce qui s’annonce". L’homme, "un mini asile de fous. une envie non terminée", "le corps tout percé d’ondes et d’images" ("Le Caméléon"). Un être doué de raison qui pourtant peine à aborder sereinement la mort ("Millésime"). Si cet album bien ficelé traite globalement "du deuil : d’une personne, d’une période de la vie, d’une relation", tout n’y est pas noir, pour autant. Y pointent quelques touches d’humour ("La Comptine des trois balles"), et puis, tout se termine sur un drôle de "rêve" peuplé d’amis pouilleux et de relents immondes - tout est dans la chute, surprise.

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19.02.2012

Tindersticks, la bande-son d’une carrière

440.jpgAvant de prendre une pause à durée non déterminée, le groupe de Nottingham livre un neuvième album. “The Something Rain”, un majestueux bloc de 50 minutes à écouter d’une traite.

Il y en a des groupes qui doivent envier la position des Tindersticks. Des groupes qui aimeraient, eux aussi, pouvoir commencer un album par un spoken-word jazzy long de plus de neuf minutes, comme "Chocolate" sur le dernier album, pour ensuite encore délivrer 40 minutes de musique intemporelle et conclure par un court instrumental pas si anodin qu’il n'en a l’air à la première écoute. Et tout cela en étant assuré que leur public habituel les suivra les yeux fermés. Mais le groupe de Stuart Staples ne s’est pas mis dans une situation confortable par hasard. Il y a du boulot là derrière mais aussi une certaine vision de la musique, intransigeante dans son genre. Et aussi des remises en question comme, lorsqu’en 2003, le groupe, lessivé et à court d'inspiration, décide d’arrêter les frais. Avant de reprendre la route des studios en 2007 avec un leitmotiv: ne plus se laisser enfermer dans une image - celle du combo classieux aux mélodies crépusculaires - et reprendre du plaisir, sans tabous musicaux et sans crainte de décevoir leurs fans.

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14.02.2012

La passion selon Pias

230.jpgLa firme de disques Play it again Sam, basée à Anderlecht, souffle trente bougies.

1982. Michel Lambot et Kenny Gates, respectivement 21 et 19 ans, créent, à Bruxelles, Play it again Sam, société d’import (et, très vite, de production et de distribution) de disques. 2012. En trois décennies, le petit Poucet, désormais surnommé Pias, est devenu un "géant" européen des musiques indépendantes, tout en tenant à sa réputation de "boîte à dimension humaine". Il soufflera ses trente bougies ces 16 et 17 février à Tour&Taxis (*). En musique, comme il se doit, avec quelques-uns de ses fleurons (2 Many DJ’s, Agnes Obel, Mogwai, Tom Smith - du groupe Editors -, M83, Daan ) mais aussi ses jeunes pousses (Roscoe, Oscar&The Wolf ). Des "Pias Nites" symptomatiques du nouveau tournant que Pias, confrontée aux grands chamboulements de la musique et de l’industrie discographique, entend prendre. Rencontre avec Kenny Gates dans les bureaux anderlechtois de la société.

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13.02.2012

Les petites fêlures de Lisa Hannigan

440.jpgL’Irlandaise publie un second album délicat et lumineux, “Passenger”. Qu’importe la destination, il y a des tranches de vie qu’on trimballe toujours avec soi.

Dehors, le thermomètre affiche zéro degré. Dedans, Lisa Hannigan arbore une petite robe légère, rouge vif à fleurs bleu électrique - sur des collants et boots, que l’on se rassure. On ne peut s’empêcher de faire le parallèle : ses textes ont beau être plutôt sombres, et sa belle voix doucement fêlée et mélancolique, il y a toujours un sourire, un éclair printanier dans son chant et sa musique - son regard pétillant faisant le reste. Pour le reste, Lisa Hannigan, qui vient de publier son second opus, "Passenger", n’est peut-être pas aussi sage et lisse que son minois et ses robes. Il suffit de visualiser le clip de "Knots", son récent single, pour s’en assurer. On en voit de toutes les couleurs. La chanteuse, vêtue de blanc, ukulélé compris, se fait copieusement asperger de peinture pendant ses trois minutes trente de prestation - sans se laisser démonter. "J’aime les vidéos tournées en une seule prise. Il fallait donc trouver une idée simple à réaliser - et pas trop coûteuse", explique la chanteuse irlandaise de 29 ans.

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Les fantômes et fantasmes de La Grande Sophie

450.jpgLa Grande Sophie se(dé)livre un peu plus sur “La Place du fantôme”. Elle ose la voix de tête, les bidouillages sonores et une mélancolie plus assumée.

Qui sont, finalement, ces fantômes qui hantent le 6e opus de La Grande Sophie ? Mystère. Ils n’appartiennent qu’à elle. Une chose est claire : à 42 ans, avec "La Place du fantôme", album très abouti, l’artiste confirme qu’elle a la sienne, de place, dans le grand livre de la chanson française. Elle n’a pas volé sa participation aux "Françoises" (créées à Bourges en 2010), sorte de dream team de la chanson féminine actuelle, avec Camille, Emily Loizeau, Olivia Ruiz, Rosemary Standley et Jeanne Cherhal. Et les aînées Françoise Hardy et Sylvie Vartan ne s’y sont pas trompées non plus, en convoquant récemment sa plume.

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07.02.2012

De l’Air sur la Lune

440.jpgLe duo electro a composé une BO pour la version couleur du “Voyage dans la lune” de Méliès (1902). Epopée dans l’espace et dans le temps.

Belle odyssée - de l’espace et du temps - que voilà. En 2011, deux univers artistiques se rencontrent : Air, duo electro-pop culte formé peu avant l’an 2000, et Georges Méliès, un des pères fondateurs du cinéma et un pionnier des effets spéciaux, qui réalisa en 1902 le célèbre "Voyage dans la lune". Le tandem versaillais a été invité à composer une bande originale pour la version couleur de ce court métrage muet, récemment exhumée et rendue à la vie (lire ci-contre). Air, propulsé en 1998 avec l’album "Moon safari", connu pour ses mélodies planantes sinon cosmiques, son esprit aventureux et quelques musiques de film ("Virgin Suicides" de Sofia Coppola), était, de fait, le partenaire tout trouvé. Dans la foulée, le groupe a concocté un album éponyme - d’une trentaine de minutes, donc plus étoffé que la BO -, qui paraît ce 6 février, accompagné du DVD du film de Méliès. Un disque - forcément - un peu étrange et fascinant, contrasté, hors du temps, qui erre davantage sur le pôle atmosphérique et expérimental que la face pop et mélodique (quoique ) de la planète Air. Rencontre avec Nicolas Godin et Jean-Benoît Dunckel.

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27.01.2012

Dan San, folk grand ouvert

DanSan.jpgLe groupe liégeois sort son premier album, le brillant “Domino”, ce 30 janvier. Devenu sextet, il a élargi son horizon et se dote de belles envolées lyriques.

Cela démarre dès le titre inaugural, “Moon”: la musique de Dan San vous entre dans l’oreille doucement mais sûrement, crescendo. Une note continue de violon, un bruissement de guitare, puis un deuxième… D’un coup, la lumière perce la brume, le bruissement se fait galop, et trois voix s’élèvent: “We are lost in a dark room.” Une pièce sombre? L’auditeur, lui, se voit plutôt cavaler dans une nature vierge, grandiose. Frisson garanti, a fortiori sur scène. On a pu le vérifier au centre culturel de Chênée le 20 janvier, où le groupe donnait le coup d’envoi de son premier album “Domino”: le sextet maîtrise parfaitement son folk baladeur, tissé de fines harmonies vocales et de riches arrangements, et de surcroît lui insuffle une énergie communicative. “Domino” est l’une des premières belles surprise de 2012, qui plaira aux fans de folk-pop chorale à la Fleet Foxes, Syd Matters ou Midlake.

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26.01.2012

Icône Cohen

pict_396003.jpgDouzième album studio de Leonard Cohen, “Old Ideas” sort à la fin de la semaine. Ces “vieilles idées” font de magnifiques chansons, dont l’auteur parle avec un humour distingué.

Ces jours-ci, l’on distribue le terme d’icône à tire-larigot. Madonna ou Lady Gaga, icônes de quoi, au fond? Pour comprendre, ressentir même ce qu’est une authentique apparition, il faut voir Leonard Cohen entrer dans le salon doré d’un grand hôtel parisien. Une cinquantaine de représentants de la presse européenne sont là pour les écouter, son nouvel album et lui.

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21.01.2012

Le punk, culture populaire

pict_369067.jpgLe Théâtre 140 accueille “Please Kill Me” de Mathieu Bauer d’après la bible de McNeil et McCain. Arrêt sur l’un des derniers mouvements radicaux.

Non, ce n’est pas la couverture rose bonbon du livre "Please Kill Me", sorti en 1996 aux Etats-Unis et dix ans plus tard en version française, qui a attiré Mathieu Bauer, metteur en scène du spectacle éponyme que le Théâtre 140 accueille toute cette semaine. Sous-titré "L’histoire non censurée du punk racontée par ses acteurs", "Please Kill Me" est une somme de 600 pages écrite par Legs McNeil et Gillian McCain. Un livre à la gloire du punk américain qui prit toute son ampleur dans les années 70. Une culture populaire à laquelle Mathieu Bauer, co-fondateur de la Cie Sentimental Bourreau, et depuis octobre 2011 directeur du Centre dramatique national de Montreuil, a voulu rendre justice.

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