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Culture - Page 2

  • Fionn Regan - The Meetings of the Waters ***

    fionnregan.jpgEn voilà un qui suit son petit bonhomme de chemin à son rythme. Cinq ans se sont écoulés depuis le précédent opus de Fionn Regan et onze depuis son tout premier, “The End of History”. Qu’il est bon de se laisser porter par la douce voix du singer songwriter irlandais, quand il implore “Turn the skies of blue on”. Il est aussi capable d’accélérer le tempo pour un “Cape of Diamonds” des plus enjoués. Par contre, les contemplatifs “Ai” et “Tsuneni Ai” (12 min.), se révèlent sciants. Pour le clip du morceau éponyme “The Meetings of the Waters”, il a fait appel à Cillian Murphy (“Peaky Blinders”, “Inception”,…). “Be good or be gone” (“The End of History”) était, quant à lui, aux génériques des séries “Skins” et “Grey’s Anatomy”. Plus récemment, c’est “Abacus” que Bon Iver a samplé sur “22, A million”. Quelques précieux pas vers davantage de reconnaissance ?

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  • The Jesus and Mary Chain, pour le meilleur, pas pour le pire

    The_Jesus_And_Mary_Chain_-_Damage_And_Joy.jpg“Damage and Joy” annonce le retour studio du groupe écossais formé en 1984.

    Dix-neuf ans ! Dix-neuf ans après leur dernière galette, “Munki”, et une séparation qui intervint lors de la tournée qui s’ensuivit en 1999, les frères écossais Reid, piliers du groupe The Jesus and Mary Chain, reformés en 2007, sortent enfin un nouvel album, “Damage and Joy”. A l’écoute des treize morceaux qui le composent, on pourrait avancer que le temps n’a aucune prise sur leur musique. Leur nouvel opus se situe en effet dans la continuité d’une œuvre entamée par Jim (au chant) et William (à la guitare) au mitan des années 80 avec “Psychocandy” (voir ci-contre) et forte de sept albums. “Damage and Joy” se rapproche davantage de leur 2e album, “Darklands”, où le groupe arrondissait les angles, privilégiant l’aspect mélodique et spleenesque de leur style. Voire de leur 5e, l’acoustique “Stoned and Dethroned”. Dans l’intervalle, ils auront signé “Automatic” et, surtout, “Honey’s Dead”, histoire de prouver qu’ils pouvaient encore faire mal aux oreilles.

     

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  • Omar Sosa & Seckou Keita - Transparent Water ***

    omar.jpgQuand Cuba, le Sénégal, la Chine et le Japon se rencontrent. Ajoutez-y la cornemuse galicienne, des percussions vénézuéliennes, la cithare coréenne. Voici un voyage musical qui ouvre à tous les possibles. Celui du pianiste cubain Omar Sesa, qui croise, à la faveur d’un concert en 2012 du batteur Marcus Gilmore, le maître de kora et chanteur sénégalais Seckou Keita. Cela donne lieu à un dialogue musical, que l’on voudrait transposer dans la vie de tous les jours. Sur les 13 titres, la liberté de l’impro conduit au plaisir de partager. Avec, à la clé, une thématique  : un hommage à l’eau, l’un des éléments les plus précieux et les plus importants dans la nature. En religion comme en musique, du syncrétisme on ne retiendra que le meilleur.

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  • Bai Kamara Jr - The Mystical Survivors and some rare Earthlings ***

    kamara.jpgLa classe  ! Le 5e album de Bai Kamara Jr a été enregistré à l’ancienne, sans programmation ni sample, entièrement organique. Conviant la soul, le funk et le rhythm’n’blues, l’artiste, né en Sierra Leone et installé en Belgique depuis 25 ans, s’est entouré de nombreux et excellents musiciens parmi lesquels Joachim Saerens aux claviers ou Thierry Rombaux à la basse.‘The Mystical Survivors…” est porté par des arrangements de cuivres remarquables (Stéphane Mercier), des chœurs (Nina Babet et Marie Ange Teuwen) à l’ancienne. Tout au long des 15 morceaux, l’univers, ultra référencé, séduit par la profondeur de ses textes – porteurs d’espoir et de paix. Ayant passé son enfance en Sierra Leone, Bai Kamara reste marqué par les dures réalités de la vie en Afrique.

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  • Laura Marling - "Semper Femina" ***

    lauramarling.jpgPour le titre de son nouvel opus, Laura Marling n’a retenu qu’une partie du vers de Virgile qui dit que “la femme est chose qui toujours varie et change”. Son 6e album, la chanteuse anglaise de 27 ans a voulu l’écrire en se mettant à la place d’un homme. La phase d’écriture a fait l’objet d’un échange entre diverses artistes autour de la place de la femme dans les métiers – le féminisme étant une thématique qui la taraude depuis toujours. Il y a du Lou Reed (“Wild Fire”), du Chrissie Hynde (“Don’t pass me by”, “Nothing not nearly”), dans son chant. D’aucuns la comparent à Joni Mitchell, dont elle est la digne héritière. Sa voix étirée, tout en vibrations légères, est comblée par une somptueuse charpente instrumentale (guitare folk, violons ondoyants, basse profonde, batterie frémissante).

     

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  • Peter Silberman "Impermanence" ****

    silberman.jpgQuoi de pire pour un musicien que de connaître une altération de l’audition  ? Dans le chef de Peter Silberman, leader du groupe The Antlers, originaire de Brooklyn, cela s’est traduit par une escapade solo, d’une beauté sidérale. Sur “Impermanence”, tout est parcimonieux   : la guitare, les mots, la voix. On n’oppose aucune résistance aux six morceaux  : on s’y love, on s’y complaît, on y goûte la substantifique moelle de refrains entêtants. Ici, tout est affaire de cycles, répétés comme des mantras. Apaisant, entêtant. Intimiste, introspectif. Peter Silberman a la mélancolie instillée au corps et il la traduit dans un sublime opus. La quiétude lui fut impérative ; dans notre monde, où le silence est devenu denrée rare, on goûte avec d’autant plus d’acuité au “It’s not the notes you play, it’s the notes you don’t play” de Miles Davis.

     

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  • Thomas Dybdahl "The Great Plains" **

    Dybdahl.jpg“The Great Plains” (les grandes plaines) de l’auteur compositeur interprète norvégien Thomas Dybdahl, on les foule d’abord en terrain familier. Dès “Paradise Lost” qui ouvre le 7e album solo de l’artiste de 37 ans où l’on retrouve avec plaisir cette apaisante voix au souffle chaud… Une plaine peut réserver des surprises. La première arrive dès le 2e morceau, “Baby Blue”, aux atours beaucoup plus pop que sur les précédents opus du sieur. Un peu plus loin, l’enlevé “Bonnie&Clyde”, aussitôt suivi par “3 Mile Harbor”, confirment la métamorphose. Le producteur Kåre Vestrheim ne doit pas être étranger à la mue. Si certains arrangements restent soignés et sophistiqués pour le meilleur (“Moving Pictures”, “Born&Raised”), le parti pris “synthés dance” perturbe. Et “Just a Little Bit” achève.

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  • Hologrammes : l’ère des paillettes virtuelles

    58a1e0b6cd702bc3192aa514.jpgCloclo, Dalida&co sont réunis sur scène pour le show "Hit parade" à Paris.

    Imaginez feues les plus grandes vedettes de la variété hexagonale des décennies 1970 et 80 foulant la même scène ensemble… Des stars qui, de leur vivant, n’ont d’ailleurs jamais ressenti l’envie de croiser les micros. Pourtant, quatre d’entre elles se retrouvent chaque soir sur les planches du Palais des Congrès, à l’affiche du spectacle "Hit parade" depuis le 12 janvier. Le plus populaire d’entre eux, c’est Mike Brant - décédé en 1975 -, dont les chansons "Qui saura", "Dis-lui" et "Laisse-moi t’aimer" provoquent pour l’instant le plus de secousses à l’applaudimètre. Puis, il y a Claude François - parti en 1978 - et son "Alexandrie Alexandra", Dalida - en 1987 - et son "Gigi", et enfin Sacha Distel - en 2004 - avec "La belle vie", entre autres tubes éternels.

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  • Depardieu chante Barbara ***

    Dapardieu-Barbara.jpgUn monstre sacré qui s’attaque à un autre monstre sacré, quoi de plus naturel ? Quand on connaît l’histoire qui les a liés, on peut se dire que Gérard Depardieu bénéficie d’une certaine légitimité pour reprendre Barbara. L’acteur français de 68 ans honore les plus grands succès de la chanteuse, mais aussi des titres moins connus comme “A force de”. Sans afféterie, comme une première prise. On entend la respiration, on perçoit bien l’une ou l’autre faiblesse : l’homme a œuvré à l’instinct – une disposition naturelle chez lui. La retenue côtoie l’exubérance, la déclamation le chant (sur un ton enfantin) ; fragilité et force se frôlent. A ses côtés, le sublime piano de Gérard Daguerre, le dernier à avoir accompagné la Dame en noir. C’est racé, charnu, séveux, jamais bouchonné.

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  • Kent La grande illusion ***

    KENT.jpgKent est un tout grand auteur complètement sous-estimé. Ce n’était pas vraiment dans les plans de l’artiste français de sortir, à presque 60 ans, une 18e plaque. Ecrire des chansons lui est naturel, de là à les rassembler sur disque et à les habiller musicalement, il y avait une étape que la rencontre avec le musicien et arrangeur David Sztanke (alias Tahiti Boy) a accélérée. Ce dernier, 37 ans, offre à “La grande illusion” des arrangements de classe dont on retiendra, parmi d’autres, les touches électros subtiles et les cuivres profonds. Kent possède le recul nécessaire pour nous faire partager son monde hanté par le temps qui passe. Les jours moroses, on n’oppose aucune résistance à son“Cœur en automne”, gagné par la beauté de son spleen. “J’ai le cœur en automne/Besoin de personne/Simplement l’envie/l’envie qu’on m’oublie.”

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  • La Féline "Triomphe" ***

    laféline.jpgCe qui séduit d’emblée chez Agnès Gayraud, alias La Féline, c’est son univers onirique. Elle emmène l’auditeur dans des royaumes hantés, moyenâgeux, les emportant grâce à des chœurs magnétiques ensorcelants, des nappes synthétiques tournoyantes, de l’organique aussi, avec des flûtes envoûtantes. Il y a de la Grande Sophie chez La Féline, mais seulement dans le timbre de sa voix. Son univers est beaucoup plus ésotérique. La Féline parle aux loups, se sent bien dans la forêt, évolue dans des espaces où la nature reprend ses droits. Journaliste dans un quotidien français, la demoiselle qui est aussi docteur en philosophie ne manque pas de questionner la place de l’individu dans la communauté. Plutôt encourageant. “Séparés” possède tous les atouts pour passer à la radio.

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  • Courtney Marie Andrews - Honest Life ***

    CMAndrews.jpgNon, elle ne sort pas de nulle part. Non, ce n’est pas son premier album. Non, elle n’a pas 15 ans. Si tel avait été le cas, on aurait eu affaire à une prodige. “Honest Life” est le 6e ouvrage de Courtney Marie Andrews, 26 ans. Comme elle le chante en ouverture, il ne s’agit pas du rêve d’une débutante (“Rookie Dreaming”), davantage son aboutissement. La belle possède une parfaite voix folk avec juste ce qu’il faut de vibrato. D’aucuns la comparent à Joni Mitchell ou Emmylou Harris. Elle a eu une première vie comme choriste et guitariste qui ne peut qu’avoir contribué à être ce qu’elle est et à chanter avec autant de sincérité les peines de cœur et les désillusions. Les orchestrations sont sans surprise, mais impeccables, avec un dosage instrumental subtil, et les incontournables orgue ou pedal steel. Tout semble parfait. Trop  ?

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  • D6bels Awards, clap deuxième

    588a7862cd70e747fb582f0d.jpgJeudi, la RTBF diffusait le second cru de sa remise de prix musicaux. Humeur et analyse.

    Pour la deuxième année consécutive, la RTBF organisait en les murs de MediaRives à Liège la cérémonie des D6bels Music Awards, et déroulait le tapis rouge aux artistes plébiscités en fédération Wallonie-Bruxelles. Une bonne idée en soi, initiée l'an dernier à la demande de l’industrie du disque (le BEA pour "Belgian Entertainment Association", regroupant majors et labels, NdlR.), en vue de pallier à l'absence d'une lucarne télévisuelle pour la musique en francophonie (comme celle qu'offre les MIA's chez nos voisins Flamands). Ce jeudi 26 mars, Joëlle Scoriels, Adrien de Vijver et Fanny Gillard prenaient les commandes du direct dès 20h05 sur La Deux, pour plus de deux heures de show. (Photo : Puggy / crédits: Belga)

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  • Octave Noire - Néon **

    octavenoire.jpgQu’est-ce que la France en signe, en ce moment, des nouveaux artistes ! Là, c’est au tour d’Octave Noire de pointer le bout de ses blanches et noires. Organiques, mais aussi, et surtout, synthétiques. Patrick Moriceau se cache derrière cet Octave Noire qui pose, en français, un chanté-parlé pouvant évoquer, suivant les références, Yves Simon, Alain Chamfort voire Sébastien Tellier. Après il y a l’enrobage orchestral et les instruments électroniques qui ancrent l’affaire dans notre époque. “Néon”, pour l’éclairage courant de lieux sordides – adjectif qui ne qualifie pas la musique de l’artiste français. Quoique. La lumière d’un néon est froide. Son électropop ouvre des horizons insoupçonnés. A chacun, ensuite, de s’en faire son propre film. “Cent millions d’années/Une seconde/Une éternité/Pour faire un monde”.

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  • Aurora - Future Politics **

    austra.jpgCe qu’on retiendra d’emblée du 3e album d’Austra, c’est le propos politique. En gros : si le monde va à sa perte, nous l’aurons décidé. Corollaire : nous pouvons influer sur le cours des choses et changer la donne. Ce qu’a accompli Katie Stelmanis, chanteuse de Austra, formation originaire de Toronto, qui, triste et solitaire alors qu’elle s’était installée à Montréal, se rend dans le chatoyant et chaleureux Mexique. Elle évolue dans un genre, l’électro, dont ce n’est pas la prérogative d’accueillir des prises de position politiques. De sa voix tutoyant (un peu trop) les cimes enrobée par des beats et autres nappes synthétiques, Stelmanis chante l’alternative. Qu’elle développe sur les onze titres, après avoir lu divers ouvrages dont le “Tout peut changer” de Naomi Klein. Une bonne référence.

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