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Angel Olsen, l’ange électrique

Angel Olsen_capture d'écran.jpgBien de futures grandes dames ont marqué 2016, et comptent bien redonner de la voix cette année. Quatre d’entre elles viendront prêcher leurs paroles rap (Tommy Genesis), folk (Julia Jacklin), soul (Kadhja Bonet) ou rock (Angel Olsen) à Bruxelles dans les prochaines semaines. Portraits de femmes australienne, canadienne ou américaines.

C’est l’aînée de ce quatuor, la plus avancée dans sa carrière, la plus énervée aussi et celle qui semble avoir le plus de choses à dire. Native de Saint Louis dans le Missouri, Angel Olsen fêtait ses 29 ans il y a une semaine. Officiellement, elle a été adoptée à 3 ans, mais elle fut élevée par sa famille d’accueil depuis sa naissance. Des parents âgés, à qui elle doit son initiation réussie à la musique des années cinquante. Elle en parle peu.

Toute jeune, la blondinette a des rêves de pop star plein la tête, puis développe un penchant pour le punk-rock à l’adolescence. Le chant, elle s’y adonne depuis ses 7 ans. Plus tard, elle apprend le piano, la guitare, se met à écrire et composer. Diplôme en poche, elle s’envole pour Chicago, y rencontre Emmett Kelly (du groupe Cairo Gang avec lequel elle tournera), devient choriste de Bonnie Prince Billy (Will Oldham), aiguise ses armes, déroule sa vie.

Ailes déployées

En avril 2011, Angel Olsen se lance en solo avec 1er EP, "Strange Cacti". Une carte de visite timide mais déjà empreinte de son caractère. L’album "Half Way Home" ne tardera pas à suivre et débouchera sur une précieuse signature avec JagJaguwar. C’est aux bons soins du label américain qu’elle publiera son second LP, "Burn Your Fire for No Witness" début 2014, cette fois avec un vrai groupe à ses côtés, et un rien plus de fracas et d’électricité.

L’année 2016 sera celle de la révélation, et son excellente 3e plaque, "My Woman", le miroir de sa transformation. "Ce disque s’adresse à un public différent que les précédents. Des personnes qui savent ce que c’est que de vieillir, de changer, se poser des questions… Je ne suis plus une petite fille." Et elle ne cesse de le prouver sur tous les modes du folk, du garage, du blues, de sa voix faiseuse de chair de poule et sensuelle à la fois, quelque part entre celles d’Alison Mosshart (The Kills) et d’Hope Sandoval (Mazzy Star). "My Woman" est une femme de son époque, forte et fragile, émancipée mais romantique, douce mais électrique, tantôt autoritaire, tantôt soumise, mais jamais à prendre à la légère.

Nicolas Capart

> Bruxelles, Botanique, le 17 mai dans le cadre des Nuits. Infos : www.botanique.be.

> LE PORTRAIT DE TOMMY GENESIS

> LE PORTRAIT DE KADHJA BONET

> LE PORTRAIT DE JULIA JACKLIN

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