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Libertés, égalité, créativité

5805d00dcd701eed8fcf40bd.jpgAsaf Avidan en solo, Ojos de Brujo ou encore Badi sont à l’affiche musicale du Festival des Libertés, qui se déroule du 20 au 29 octobre au Théâtre National.

L’"antécrise", les ressorts de l’engagement, l’obéissance/désobéissance, la confrontation (des idées, des libertés, des mondes) et, pour cette édition 2016, les logiques de l’urgence. D’année en année, par le biais de thématiques aussi vastes qu’essentielles, le Festival des Libertés s’interroge, comme son nom l’indique, sur l’état de nos libertés. Que deviennent-elles dans le cadre d’un état d’alerte maximal décrété par des menaces d’attentats ? Que deviennent alors les urgences sociales, environnementales ou humanitaires par ailleurs ? Comment trouver un équilibre entre rapidité d’action et solutions durables ? Ce sont là quelques questions qui seront développées durant ce festival multidisciplinaire, du 20 au 29 octobre au Théâtre National, à Bruxelles.

 

Le festival fait flèche de tout bois : projections de films (la Compétition internationale de documentaires), débats, pièces de théâtre mais aussi concerts. Une programmation musicale éclectique, où le caractère engagé s’avère, certes, parfois moins évident. "Nous n’avons pas que des artistes qui ont un engagement pur, assumé et rendu public" , acquiesce Fabrice Van Reymenant, directeur du festival. Ladite programmation musicale remplit aussi d’autres fonctions, explique-t-il : toucher "un public plus large" - qui, au départ, ne viendrait peut-être pas aux débats et projections - et "proposer, entre les moments plus réflexifs, des moments plus légers, festifs - qui comportent cependant un certain niveau d’exigence".

Musiques métissées

La première soirée (jeudi 20) sera, de fait, festive, avec Ojos de Brujo. Emmené par l’explosive Marinah, le collectif catalan se démarque par ses rythmes métissés (flamenco, hip-hop, electro, funk). Une scène musicale qui "fédère jeunes et moins jeunes dans des quartiers difficiles de Barcelone, et a un regard clair sur la fonction mobilisatrice de la musique" , souligne au passage le directeur du festival.

A l’affiche de la grande salle du National, pointons aussi le protest singer Michael Franti (22/10), connu pour ses prises de position en matière de justice sociale, ainsi que pour son univers musical qui privilégie, lui aussi, le mélange des genres (hip-hop, rock, reggae…). L’Américain se présente ici dans une formule originale : en duo électronique.

Asaf Avidan (25/10), lui, s’en vient jouer en solo, mais c’est complet depuis belle lurette. Le reggae (qui ne mâche pas ses mots et promet l’engagement citoyen) est aussi à l’affiche des Libertés, notamment celui du collectif français Dub Inc (26/10). Côté electro, soulignons la venue du très créatif DJ Shadow (cf. ici).

Musique encore, en fin de soirée

Ce n’est pas tout. Sept jours sur dix, le festival bruxellois se clôture par un second concert, gratuit quant à lui - en soi une forme d’engagement. La traditionnelle soirée "Les Partisans du chant" (25/10) réunit des artistes n’ayant pas leur langue en poche et maniant le verbe francophone avec dextérité. L’affiche 2016 est 100 % française avec : le slameur/chanteur écorché Nevché, le cinglant Michel Cloup Duo, et le surprenant Christian Olivier, échappé des Têtes Raides. Pointons aussi Badi (27/10), Bruxellois d’origine congolaise qui jongle avec sa double culture, en mariant rumba et hip-hop (cf. ici).

S.L.

> Bruxelles, Théâtre National, du 20 au 29/10. Programmation complète sur www.festivaldeslibertes.be.

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