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Sur scène aussi, le groupe de pop Warhaus séduit

580282dfcd701eed8fcdb11e.jpgAvant de jouer à l’AB ce samedi soir, la formation emmenée par Maarten Devoldere, échappé de Balthazar, a mis en émoi le Reflektor, vendredi.

Ce fut un peu court, mais ce fut bon. Et même très bon. En huit morceaux, Warhaus a suscité un bel engouement, vendredi soir, au Reflektor, à Liège. Le groupe pop flamand s’y produisait en première partie du sextet liégeois Dan San. Une certaine fébrilité régnait dans le public. Il était curieux de voir de quel bois se chauffait, sur scène, le projet du Courtraisien Maarten Devoldere. Pour rappel, celui qui est connu comme l’un des deux leaders de l’excellent groupe Balthazar, a publié début septembre, sous le nom Warhaus, un premier album : «We Fucked A Flame Into Being» (voir ici).

Après sa prestation liégeoise, vendredi, la fébrilité était d’une autre nature : heureux, le public savourait la chance d’avoir vu, dans un contexte assez intimiste, un groupe vraisemblablement appelé à remplir de grandes salles. Sans doute le public du Club de l’Ancienne Belgique (280 places), ce samedi 15 soir, allait-il ressentir la même émotion, sachant que Warhaus est d’ores et déjà programmé, en mars, dans la grande salle (1800 places).

Plein de morgue et de sensualité

Il y a, d’abord, l’envoûtante voix de Maarten Devoldere, son chant à la fois pleine de morgue et - plus que jamais – de sensualité. Il y a, par ailleurs, ces mélodies groovy, sexy, et ces sons qui fendent l’air sans crier gare, comme des sirènes de bateau.

Il y a ces rythmiques tout à la fois ondulantes et percutantes, et ces brillantes guitares qui prennent parfois la tangente. Les premières sont assurées par le batteur Michiel Balcaen (qui officie aussi dans Balthazar); Les secondes, par Jasper Maekelberg (leader de Faces On TV), un autre talentueux musicien flamand qui, pour peu, volerait la vedette à Maarten Devoldere. Jasper Maekelberg est au four et au moulin : à la guitare électrique, aux petites percussions, au synthé, au «pad» qui recèle des sons d’instruments retravaillées, au mélodica... Les deux acolytes du chanteur fournissent également les choeurs quand (comme c’est le cas à Liège) Sylvie Kreush n’est pas présente. Maarten Devoldere, lui, joue de la basse, qu’il troque ponctuellement pour la trompette ou encore le tambourin.

Echantillonnage en direct

Le trio se sample en direct, plutôt finement, étayant son propos musical, sans en faire des tonnes. Warhaus se fait un peu plus rock, sur scène. Il s’avère délicieusement sauvage, par moments, notamment sur le final de « Against the rich » dardé de cris frénétiques. Ou sur le puissant «Here I Stand » qui clôt un concert bien enlevé.

Dan San en immersion dans le public

Après quoi il faudra, au public, un petit peu de temps pour entrer pleinement dans l’univers plus feutré, atmosphérique et sinueux, de Dan San, dont on a déjà largement commenté en ces colonnes le talent d’orfèvre folk-pop. Mais l’émotion sera aussi au rendez-vous d’un concert crescendo. Surtout quand le groupe liégeois descendra chanter un morceau au milieu du public et, ensuite, attaquera le versant plus pêchu et épique de son répertoire. En conviant, à bord de son magnifique «Nautilus», Olivier Marguerit, claviériste du groupe français Syd Matters.

Sophie Lebrun

> Warhaus en concert à l’AB (Bruxelles) le 31 mars.

> Dan San, à l’Eden (Charleroi) le 21/10, au festival Beautés Soniques (en acoustique) le 30/10, à l’Atelier 210 (Bruxelles) le 30/11, et au CCRV (Verviers) le 2/12.

Lien permanent Catégories : Belgique, Concerts 0 commentaire Pin it!

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