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Prince@Botanique, 30 mai 2014

prince-3rd-eye-girl-620x400.jpgEntre le Sportpaleis d'Anvers (20.000 places) et le Botanique de Bruxelles (600).

La rumeur courait. Mais, des rumeurs, il en court depuis la nuit des temps. Non pas celle de sa mort – nous sommes en 2014 –, mais celle de concerts, dans des petits clubs bruxellois, et ce dans la foulée de sa prestation le mardi 27 mai au Sportpaleis d’Anvers – là c’était devant 20 000 personnes, au moins. Prince en concert devant 700 personnes  ? On avait décidé d’en être; coûte que coûte. Non, mais !

 

Trois concerts en un soir

Prince et ses sbires jetèrent leur dévolu sur l’Orangerie du Botanique. Paul-Henri Wauters, programmateur du Botanique, dont l’édition des Nuits venait de se terminer, se souvient encore alors qu’on le joint, jeudi soir, quelques heures après l’annonce officielle du décès de Prince. “J’étais à l’étranger. J’ai reçu quelque chose comme 250 appels en pleine nuit. Il a fallu gérer ce tout tout gros événement sachant que le Cirque n’était pas libre.” Cela s’est conclu par trois concerts d’une heure, s’échelonnant à la file indienne dans la soirée du vendredi 30 mai, avec des fans, prêts à débourser 100 euros. “L’équipe visite, dans l’après-midi, les lieux, tee-shirts et camions identifiables. Du coup, la tweetosphère s’emballe”, continue Paul-Henri Wauters, qui ne put en être.

Le kid de Minneapolis a la réputation de se produire, dans la foulée de grandes salles, dans des clubs. “Il était musicalement et techniquement très au point, du coup, sans gros moyens, ses prestations étaient inoubliables”, continue Paul-Henri Wauters. La confirmation tombe tard via Twitter, en fin d’après-midi, le vendredi 30 mai. On s’en souvient comme si c’était hier. Thierry Hugot, commissaire officier de l’organisation, s’était plaint, à l’époque, de l’amateurisme des organisateurs. Tout s’était déroulé, pourtant, dans une ambiance bon enfant. Une file, dans le bas du Bota, des numéros au marqueur indélébile sur le dos de la main en guise de précieux sésame et quelques quarts d’heure de patience. Ce soir-là, une fois dans la salle pour le premier des trois concerts à 19h30, on assiste à une arrivée particulièrement majestueuse, cape en laine et croix purple, flanqué de ses 3rd Eye Girl.

Trois prestations en un soir, certaines, peut-être musicalement plus mémorables que d’autres. Mais pour tous ceux qui en furent, un moment inoubliable. Vraiment  ! “Kiss”, “I don’t care”, “Purple Rain”, “I don’t have to be rich” : le tout baignant dans un funk moite comme l’Asie en pleine saison des pluies. Une heure. Soixante minutes. 3600 secondes de pur émerveillement. Oui, 100 euros. Cela paraissait cher. Mais il n’y avait pas photo. Entre un Prince minuscule sur la scène du Sportapaleis d’Anvers et celui, quelque peu humain, sur la scène de l’Orangerie… Et cette communion. Celle d’un soir, autour de la musique et ce qu’elle peut avoir de plus fiévreux à offrir.

Marie-Anne Georges

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