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Excentricités et provocations

Untitled.jpgUn peu de pornographie, des changements de noms et de looks, c'était ça aussi Prince...

On ne naît pas légende. On la construit. Bien au-delà du talent et de la bienséance. En 35 ans de carrière, Prince a toujours surfé sur la controverse et provoqué les plus conservateurs.

Du sexe, de la foi, de la féminité

Avec ce “Dirty Mind” (“esprit vulgaire”, titre de son 3e album), Prince installe son univers sexuel très imagé. Il évoque l’inceste, la fellation, la masturbation et porte même des sous-vêtements féminins en concert. Un androgyne à la sexualité bien affirmée et assumée.

Extravagance dans le look

Il y a eu ces tenues féminines affriolantes dans les années 80 et surtout, beaucoup, beaucoup de goût. Il y a eu des talons hauts, un peu beaucoup de noir sur les yeux et une propension à assortir sa guitare à sa tenue de scène. On a vu souvent une barbe naissante, des cheveux gominés et des lunettes sur le nez et quelques smokings pattes d’eph’. Cet habitué des fashion week faisait, à chacune de ses représentations, son propre défilé de mode. De l’extravagance et de l’élégance.

Révolte contre l’industrie du disque

Il a mené la guerre à sa maison de disque, déterminé à ne pas être un simple pion de cette industrie. En 1994, il propose un mystérieux “Black Album”, sans titre, sans nom. La sortie de l’opus est annulée en dernière minute. 1er round. Le 2e sonne quand Prince refuse de sortir son best-of, à l’occasion de ses 10 ans de carrière. The Artist refuse. La tension est à son comble. Warner fait un pas généreux vers son artiste – qui vient de brûler un journal critiquant son dernier opus – en lui offrant un contrat de 100 millions de dollars (pour 10 albums sur 10 ans).

En 1993, Prince déclare pourtant se retirer du monde de la musique. Et apparaîtra pendant un petit moment en public avec le mot slave (esclave, en référence à sa guerre contre l’instrumentalisation par les maisons de disques dont il se dit victime) tatoué sur la joue…

Quel est ton nom ?

Prince, The Artist, et ce love symbol imprononçable. L’artiste s’est amusé à brouiller les pistes, en changeant de pseudos au gré de ses envies et de ses collaborations dans l’ombre parfois (producteur sous le nom de Jamie Starr ou de Joey Coco). Entre 1993 et 1999, après son coup de gueule contre Warner, il ne se fait plus appeler. Un pictogramme (le fameux Love Symbol) doit suffire à l’identifier, alors on le surnomme T.A.F.K.A.P. Soit, en français, “L’artiste précédemment connu sous le nom de Prince”. Pour sa formation, New Power Generation, il était aussi Tora Tora. Mais pour tous, il était un prince de la musique.

Ch.V.

>> La chronique de son dernier album : "Art Official Age"

>> Son dernier concert au Sportpaleis d'Anvers

>> Son concert-"happening" au Botanique

>> Un autre aspect de sa personnalité

>> Une pluie (violette) de réactions

>> De quoi est mort Prince ?

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