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Superbus carbure au super, Sexi Sushi à la provoc’

00_52_02_346401349_Superbus_002[1].jpgLes filles, aussi, ont leur mot à dire aux Francofolies. Entre génie et grand n’importe quoi, les ébats des uns font les débats des autres.

Malgré un concert de courte durée et une mine assez froide de la leader du groupe-qui en aura surpris voire déçus plus d’un-, Superbus a pris le TGV ce vendredi sur scène, enchainant les tubes avec énergie. Le groupe français, mené par la charmante Jennifer Ayache, aura été jusqu’à mettre son public au défi… de se déshabiller ! Et il ne fallut pas plus de temps que de l’écrire pour que l’on voit les fans des premiers rangs balancer t-shirts, soutiens-gorge et même un pantalon ! Ca faisait plus de dix ans que Superbus n’était plus venu dans la cité thermale, les spadois en auront eu pour leur patience. Leur cinquième album « Sunset » -enregistré en Californie sous la houlette de Billy Bush, l’ingé son de Garbage- n’aura « jamais aussi bien porté son nom (Photo: Superbus, Crédits: Alexis Haulot).

Plus le soleil descendait, plus les Francofous affluaient. Entouré de musiciens en cravate, Jennifer Ayache détonait avec son short court et sa voix acidulée. Elle a même réussi à créer une petite ‘hystérie collective façon Superbus’ avec son ska vitaminé et ses hits ‘Lola’ ou ‘Butterfly’. Bref, de la pépite pop rock qui a carburé au super.

Juste après, sur la même scène, le village Francofou n’aura lui non plus jamais aussi bien porté son nom. L’ouragan Sexy Sushi, l’ovni du jour (du festival ?) étant passé par là et a tout dévasté sur son passage. Présent au Lido en 2010 à coup de massacre de plantes, le duo de frappés parisien a remis le couvert pour présenter son tout frais nouvel album, le sobrement intitulé « Vous n’allez pas repartir les mains vides ». Sexy Sushi s’est donc pris aux mots, les festivaliers ne seront effectivement revenus ni les mains et surtout pas les yeux vides!

Avec un Mitch Silver, le bide à l’air affublé d’une jupette et cagoule et une Rebeka Warrior en costume squeletique (quand elle n’est pas en topless), le duo a mis les Francos à l’envers ou a foutu le « bordel » comme dirait l’autre. « Mais elle est à poil! s’offusque une festivalière devant le show proposé. C’est quoi ce truc ? C’est du grand n’importe quoi! » Entre une disqueuse, un calicot «Le malheur est éternel », une baston générale «On va jouer à se péter les dents » et le bâillonnage d’une fan aussi tarée qu’eux sur scène (sur laquelle ils ont déversés un sac de terreau), les Sexy Sushi restent décidément barges voire givrés (enfin il faisait chaud hier soir) mais très certainement timbrés.

Et la musique dans tout cela ? On l’oublierait presque tant le spectacle qu’il donne à voir est déconcertant. Les fans de la première heure semblaient ravis, y compris la jeune fille scotchée sur scène. « Au plus c’est trash, au plus on adore ! » Anarchique, grossiers et complètement déjanté le groupe réalise-t-il une œuvre artistique ou de la provocation gratuite? La plupart des festivaliers, le concert s’étant vidé petit à petit sur la fin, semblaient perplexes. Déranger les esprits n’a jamais fait de mal à personne. Le risque est juste le même pour tous: ça passe ou ça casse.

Pierre-Yves Paque

LES FRANCOS EN IMAGES

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