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22.01.2012

Dutronc, c’est du solide

thomas-dutronc-jpg.gifThomas Dutronc est en Belgique pour trois soirs, second opus sous le bras : “Silence on tourne, on tourne en rond”.

C’est vrai que les chiffres donnent le tournis : 600 000 exemplaires de "Comme un manouche sans guitare" (son premier album) écoulés - rien qu’en France -, et quelque 600 concerts donnés parallèlement C’est dire combien l’attente du second opus et du retour sur scène de Thomas Dutronc a dû sembler longue comme un jour sans pain à des milliers de personnes, qu’elles soient fans de chanson, de jazz manouche, ou tout simplement éprises du bonhomme, dynamique, talentueux, sympa et heureux sur scène comme peu le sont - sans compter un charme indéniable.


Paru début octobre, "Silence on tourne, on tourne en rond", est déjà disque d’or en France et en Belgique. Les places de concert partent comme des petits pains. Le Cirque royal, ce vendredi 20, et la Maison de la culture de Tournai, le 1er février, affichent complet. Mais, qu’on se le dise (et qu’on ne traîne pas), il reste des places pour le Forum de Liège, le 7 mars. Soit dit en passant, on peut se réjouir que le sieur Dutronc, malgré son succès, se produise toujours dans des salles à taille humaine et à bonne acoustique

Avant d’être chanteur, il est vrai, Thomas Dutronc (fils de Jacques et de Françoise Hardy, pour ceux qui l’ignoreraient) était - et reste - musicien. Un excellent guitariste, en l’occurrence, très porté sur le jazz manouche. Il a aussi prêté sa plume à d’autres (Dutronc père, Henri Salvador ) avant de se lancer lui-même dans la chanson. Mais il y a chanson et chanson, ce second album est là pour le rappeler. Il s’affiche volontiers rock’n’roll ("Demain", "Turlututu" ) et prend surtout de réjouissants accents western ("Vinyle", "Clint" ). Dutronc s’avère moins convaincant en amoureux transi ("Sésame") qu’en observateur, fin et drôle, de l’esclavage moderne créé par les nouvelles technologies ("On ne sait plus s’ennuyer"). Et il n’oublie pas ses premières amours, manouches notamment, en laissant la place à quelques belles plages instrumentales.

Le nouveau spectacle s’annonce "plus visuel que le précédent", comme le laisse d’ailleurs pressentir l’album "Silence on tourne", ponctué de quelques hommages au cinéma.

"Mon nom c’est personne", chante avec humour Dutronc fils, sur "Clint", l’un des morceaux-phares de l’opus. Pas sûr qu’il faille le croire, par ailleurs, quand il chante nonchalamment "J’me donne la peine de ne rien faire" ("Alerte à la blonde"); mais on le croit sur parole quand il ajoute "Je ne fais rien que ce que j’aime". Une chose est certaine : sur scène, Dutronc, c’est du solide.

Sophie Lebrun

Bruxelles, Cirque royal, le 20 janvier, et Tournai, Maison de la culture, le 1er février (concerts complets).

 

 

 

Liège, Forum, le 7 mars. De 30,5 à 36,5 €. Infos : www.leforum.be

 

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