27.12.2011
2011, une année noire Pukkel
Comme le fait remarquer une sage consœur à l’esprit d’observation aiguisé, 2011 fut une année All Blacks...
En rock et pop, trois des groupes marquants furent les Black Lips ("Arabia Mountain"), Black Box Revelation, des Belges à fond la caisse, et enfin The Black Keys avec "El Camino" sorti il y a peu et coiffant tout le monde sur le poteau de l’album de l’année. Les Black Box sont symptomatiques d’une scène belge qui continue à bouger, avec d’autres exemples comme Experimental Tropic Blues Band, Malibuy Stacy, Great Mountain Fire. Capitalisant sur des albums parus l’an dernier, Stromae, Selah Sue et Puggy ont franchi les frontières et ont été vus partout tout le temps, au risque de lasser. Deus, lui, continue de décevoir.
2011 eut son lot de commémorations : Louis Armstrong mort il y a 40 ans, Georges Brassens, il y a 30ans, Serge Gainsbourg, 20, pendant que son "Histoire de Melody Nelson" fêtait son quarantième anniversaire sans ride.
En musique populaire, 27 ans résonnent toujours comme un âge maudit. A Jimi Hendrix, Jim Morrison, Janis Joplin, Brian Jones et Kurt Cobain, succède Amy Winehouse, après un parcours météorique et chaotique. Rien de neuf : depuis les années cinquante, le rock s’invente des martyrs descendus en flammes par leurs excès. Cela crée un manque, sur lequel l’industrie capitalise avec succès comme en témoigne "Lioness Hidden Treasures", l’album posthume et bancal d’Amy.
La mort, toujours recommencée, a aussi frappé les charismatiques Gil Scott-Heron et Cesaria Evora, les jazzmen Paul Motian, George Shearing, Frank Foster, André Hodeir et Joe Morello, le batteur de Dave Brubeck sur "Take Five".
Mais la mort la plus inacceptable rôdait autour de Hasselt, en août dernier. Cinq morts, des dizaines de blessés, tel est le bilan des intempéries qui s’abattirent sur le festival Pukkelpop. Parents et proches des victimes, rescapés, observateurs, chacun se fait une idée du drame. Faut-il pointer du doigt la fatalité, l’organisateur ou des manifestations populaires à l’ampleur démesurée et, partant, incontrôlables ? En tout cas, la fête en a pris un sérieux coup.
Dominique Simonet
16:30 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note








































































































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