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29.11.2011

Zola Jesus, le messie est une femme

Zola-Jesus-PR-2010.jpg Pour la première fois en terres belges, l’Américaine a envoûté le public bruxellois.

Hébergée sur l’excellent label new-yorkais Sacred Bones, Zola Jesus répond, dans la vie, au doux nom de Nika Roza Danilova. Un patronyme et des origines russes qui auraient pu valoir à cette jeune Américaine d’à peine plus de 20 ans une belle carrière tennistique. Mais c’est dans la musique, les expérimentations rock, les mélodies électroniques et les refrains célestes, que la demoiselle a choisi de s’épanouir pour notre plus grand plaisir. Ce lundi, elle foulait donc pour la première fois les planches du Bota, dès 20h, et sans préambule.


Les mélodies synthétiques de “Conatus”, son troisième opus, dégagent une froideur quasi universelle qui fond sur une Rotonde hétéroclite où se croisent jeunes/moins jeunes, dames/messieurs, dégarnis, tignasses négligées-travaillées et même une crête bleutée qui pointe au pied de l’estrade. Sur scène, trois bidouilleurs et un batteur – chevelu, s’entend – pour le moins impressionnant qui, une heure durant, va tabasser les fûts à s’en démettre les deux épaules.

Et elle, qui tournoie au centre et gravit les octaves, petite sorcière venue d’un autre temps et dont la pale blondeur danse dans l’électricité statique. Après quelques sauts de cabri et une mise en branle en mode diesel, notre mini prêtresse prend de l’altitude et le show décolle à la demi-heure. Sur “Shivers”, on “frissonne” et l’on touche les nuages des doigts. Pas un miracle, mais presque.

Nicolas Capart

Commentaires

Oui, super concert. Une bonne surprise.
Il m'aura fallu 2-3 chansons pour me mettre dedans, mais après, ce fut 3/4 d'heure d'extase.

Écrit par : Jérôme | 30.11.2011

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