30.10.2011
Quand Bozar se la joue dancefloor
Ce dernier week-end d’octobre était dédié aux rythmes digitaux au Bozar. Une première plutôt réussie dont les deux soirs affichaient complet.
Samedi soir, aux petites heures, les clubbers de la capitale sirotaient allègrement les ultimes gouttes de cette première cuvée Bozar Electronic avant de regagner la nuit, fatigués, repus et ivres de beats, mais rassurés par cette heure de dodo bonus offerte par l’hiver en approche. Si nous avions déjà pu goûter aux plaisirs de danser dans les couloirs du Bozar lors des éditions précédentes du BEMF (pour “Brussels Electronic Music Festival”, Ndlr.) à l’origine duquel on trouvait le DJ bruxellois Darko, cette fois les gentils organisateurs du Palais jouaient les maîtres de cérémonies en programmant et organisant eux-mêmes ce nouvel événement. (Crédit: Bozar)
Un week-end entier de soubresauts digitaux qui, sur papier, s’avère être une assez franche réussite. De vendredi à samedi, quelques sérieuses pointures s’y seront relayées aux platines des cinq salles ouvertes au public (Hall Horta, Terarken, Salle M, Fumoir et White Box) et les deux soirs se seront finalement joués à guichets fermés. Pourtant, si ladite feuille de route impressionne, dans la réalité quelques détails qui chiffonnent...
Il est en effet curieux de voir le Palais des Beaux-Arts ainsi pris d’assaut par une horde de danseurs compulsifs dont les looks effervescents ou seulement décalés dénotent un peu avec le classicisme des lieux. Bien sûr, certains visiteurs sont malgré tout accoutrés de circonstances, voire en mode “bobozar” avec tout ce que ça implique en termes de verres fumés dans le noir, de rouge à lèvres pétant, de coupe de cheveux déstructurées et d’allures désinvoltes. Mais globalement la faune présente semble étonner, inquiéter, effrayer (ou seulement irriter) les pions placés à l’envi partout dans les couloirs et chargés de surveiller ce semblant de récréation. “Amusez-vous les enfants, mais surtout n'salissez pas tout...”
Autre grief, certes moindre mais quand même, l’omniprésence de la lumière. Sans doute également motivée par un souci de surveillance efficace du moindre coin sombre. Pourtant, qu’on le veuille ou non, les courbes électroniques s’accommodent difficilement de clarté et la clé d’une fête riche en déhanchés se trouve toujours sous le couvert de l’obscurité. On nous vendait un “véritable dédale de salles et couloirs souterrains, un endroit rêvé pour cet évènement musical”. On a plutôt eu l’impression d’un théâtre peu adapté à ces joyeusetés nocturnes et le souvenir d’un hôte tendu. Côté line-up, par contre, rien à redire. Et la formule “meilleur de la musique électronique et des phénomènes qui lui sont associés” est elle plutôt justifiée. Car ils étaient légion, projets multimédia expérimentaux, deejays, veejays, concerts et autres spectacles audiovisuels en tous genres…
Divers projets belges y étaient d’abord présentés (Brussels Up! Soundsystem, Ictus) et de ceux-là nous retiendront surtout la ribambelle inspirée des artistes du label Vlek Records. Du toujours puissant Squeaky Lobster au petit dernier Sagat en passant par Cupp Cave et ses bidouillages exponentiels, notre bassin s’est balancé sans pause. Côté international ensuite, les shows rebondissants de Siriusmo et de Modeselektor avaient attiré la foule samedi. Mais c’est Eskmo, un peu moins Plaid (vieillissant) et surtout le jeune et hype Rustie qui nous a ravis vendredi.
Nicolas Capart
18:43 Publié dans Belgique, Concerts, Festivals | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
































































































Commentaires
Merci à toi pour l'info, ça a l'air très intéressant
Écrit par : sildenafil | 31.10.2011
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