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  • Life on Earth, Tiny Vipers

     

    photo200.jpg L’on ne fait pas que du potin à Seattle. Prenez Jesy Fortino, qui a plus à voir avec les brumeux folkeux anglais qu’avec les sauvageons de Nirvana ou Pearl Jam. C’est en solo que l’auteur-compositeur trouve sa voie. Chanteuse et guitariste, Jesy Fortino, pseudomisée Tiny Vipers allez savoir pourquoi, vit dans son monde. Ses textes sont aussi brumeux que la musique, souvent à la seule guitare acoustique, parfois déroulée en une longue complainte : "Life on Earth", la chanson, dépasse les dix minutes, on a bien le temps de s’y installer. De cet univers surgissent quelques fantômes, comme Neil Young ("Time Takes"); une fois qu’on y est pris, c’est sûr, on n’en revient pas. (DS)

    1 CD Sub Pop 836, Konkurrent.

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  • Stade de France 2009, Johnny Hallyday

    photo200.jpgJohnny dans l’antre du Stade de France, ça devenait une habitude. Il ne pouvait pas faire un dernier tour sans passer par là. Par trois fois, mais cet enregistrement ne prend en compte que les 29 et 30 mai. Dans des éruptions de feu, dans un déluge sonore, Johnny revisite un répertoire des plus classiques, qu’il fait bon retrouver. Trente-quatre classiques au total, grosso modo les mêmes que l’on a pu entendre au printemps et entend encore cette semaine à Forest National. Aucune surprise à attendre côté musique, où la tonalité rhythm’n’blues est très au point. Pour voir la rock’n’roll attitude et le regard de loup du chanteur , il faudra attendre la sortie prochaine du DVD. (DS)

    1 double CD 686898, Warner Music.

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  • Le cours ordinaire des choses Jean-Louis Murat

    photo200.jpg On aura tout vu : Jean-Louis Murat sur les traces des Dick, Johnny, Eddy. L’Amérique, vieux fantasme des chanteurs surtout français depuis le jazz de Trenet, plus encore depuis qu’Elvis est passé par là. Pour Nashville, c’est tout droit, dans l’antre même de la country la plus réac ringue qui soit, la bannière étoilée accrochée au manche. Qu’est-ce que notre Auvergnat profond vient faire dans ce cirque ? Un rêve qu’il mûrissait depuis une dizaine d’années, paraît-il. Parce que Nashville est la Vegas de la zique, on y trouve tout, et surtout des studios et des musiciens bardés de talent à tous les coins de rue.

    Dans de telles conditions, il n’y a qu’à se laisser aller, ou presque. Sans doute est-ce aussi ce que Murat venait chercher là pour ce... vingt-cinquième album. Se la jouer solo, monsieur je-fais-tout, à force, ça use. A Nashville, il n’avait qu’à venir, avec ses chansons, sa voix et sa guitare.

    Le résultat sonne comme une espèce de perfection rock enraciné, dont la brillance a la noirceur voulue. Quoi qu’il arrive, Murat reste Murat, sa vision de l’amour aussi : "Dans le corset de la mort / Où ta joie m’enflamme / A ton goulot d’amphore / S’épanche l’âme. ("Falling in love again"). Preuve que l’écriture parfois absconse, parfois cryptique, dont l’encre a séché au vent du Massif Central, traverse l’Atlantique comme si de rien n’était. C’est fou ce que l’air torride du Tennessee lui va bien. (DS)

    1 CD + DVD ("Falling in love again", de Laetitia Masson) V2, Universal Music.

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