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  • “Ten” sur dix

     

    Le premier album de Pearl Jam bénéficie d’une réédition d’ampleur inédite.

    Outre en vinyle, “Ten” réapparaît retravaillé par Brendan O’Brien. Cinglant.
    Ce genre d’album, on se souvient du moment et de l’endroit où on l’a entendu pour la première fois. Un orage violent et dévastateur dévalant sur le paisible automne 1991. Tiens, ça s’appelle “Ten” ? C’est drôle, pour un premier album, surtout qu’au décompte, il fait onze titres, aucun rattrapage possible, donc. Pearl Jam est comme ça, inattendu.
    Enregistré en un mois, entre fin mars et fin avril  1991, aux studios London Bridge à Seattle, qui a aussi vu naître Nirvana, Alice in Chains et Soundgarden, “Ten” parut fin août de la même année. Sans susciter, au départ, un engouement particulier. Il a fallu, semble-t-il, que Nirvana ouvre les portes des radios américaines au rock underground à la sauce Seattle pour que Pearl Jam s’y engouffre. Paradoxalement puisque, enregistré juste après “Ten”, “Nevermind” sortait un mois plus tard, fin septembre. De Pearl Jam, Kurt Cobain fustigera notamment les longs solos de guitare, trouvant cette concurrence trop commerciale pour être cataloguée rock alternatif. N’empêche, au printemps 92, “Ten” cartonnait et rejoignait dare-dare le panthéon du rock ricain.
    Là où qu’il se trouve toujours aujourd’hui, à preuve, ces rééditions en cascade, sous quatre formats différents, ce qui, par l’ampleur, semble indédit. Non, “Ten” n’a pas vingt ans cette année, mais, lorsqu’il les aura, en 2011, l’étiquette Sony promet d’avoir réédité l’ensemble de la discographie Pearl Jam.
    Dans le commerce, ont été lancé une version “Legacy”, “Deluxe”, “Vinyl” et “Super Deluxe”. Cette dernière atteint des sommets dans l’art de la réédition. Elle comporte l’album original en CD et en 33 tours vinyle, l’album remixé en CD et vinyle, un DVD de l’Unplugged MTV en 1992, un vinyle en public au Magnuson Park à Seattle la même année, un cassette (si!, si!) réplique de celle qu’Eddie Vedder a envoyée au groupe avec ses vocaux, et un fac-similé du carnet de notes du même Vedder. Le fan – qui a les moyens – s’éclatera grave; l’amateur de vinyles itou, qui pourra aussi télécharger le live à Seattle grâce à un code fourni avec l’album.
    Mais l’essentiel du projet est ailleurs, et disponible dans toutes les versions : l’album remixé par Brendan O’Brian. A partir du modèle “Deluxe”, il est augmenté de six titres inédits. Depuis longtemps, des membres du groupe, comme Jeff Ament, le bassiste fondateur, ou Eddie Vedder, émettent des réticences par rapport à l’album original. Réalisé par Rick Parashar, ils lui trouvent trop de réverbération, trop de guitares superposées. Cela en regard de leurs deux albums suivants, “Vs.” (1994) et “Vitalogy” (1994), réalisés par Brendan O’Brien. Connu pour son travail avec Stone Temple Pilots, The Offspring, Bruce Springsteen, réputé pour laisser filer l’aiguille des voyants dans le rouge, O’Brien a remis “Ten” sur le métier.
    Si pas méconnaissable, le résultat est cependant (d)étonnant. Avec, effectivement, moins de “réverb”, le gaillard parvient à améliorer la spacialisation du son. Un poil dépouillées, les guitares sont plus tranchantes, plus hendrixiennes en ce qui concerne l’orgiaque “Alive”, par exemple. Comme “Apocalypse Now” revu et augmenté par Coppola, cette version de “Ten” est appelée “Redux”, du latin reducere, ramener, revenir à l’origine. Avec la griffe O’Brien, “Ten” retrouve une nouvelle vie, et les albums suivants se placent mieux dans sa continuité. Ici, les thèmes abordés avec rage par Vedder sont graves, cathartiques : violence, suicide d’un jeune (“Jeremy”), solitude, sans-abri. Tout cela pèse au milieu d’une rythmique et de guitares bien lourdes elles aussi. Quoi qu’en ait dit Cobain, et malgré des guitares rappelant celles des années soixante et septante, “Ten” est un album de rock alternatif. Tant mieux s’il se vend, jusqu’à aujourd’hui.

    Par Dominique Simonet

    1 coffret de 3 CD, 3 vinyles 33 tours et une cassette Legacy/Sony Music.
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  • Sophia

    “C’est un album triste, sans doute le plus sombre que j’aie jamais réalisé”, confie d’emblée Robin Proper-Sheppard, à propos de son 5e opus. Le leader de Sophia, passé maître ès ballade mélancolique finement orchestrée, s’est inspiré, pour écrire “There are no goodbyes”, de son propre vécu, en l’occurence une histoire d’amour, la plus importante de sa vie, et qui a laissé en lui des plaies encore vives, dit-il. Le CD, pour autant, est loin d’être lourd. Peut-être est-ce, d’ailleurs, le plus pop de ses albums, assume l’Américain. Vérification sur scène ce 23 mai, avec un groupe qui, quoi qu’il en soit, mérite le détour.
    Bruxelles, Ancienne Belgique, le 23 mai à 20h. 22/25  €. Infos : tél. 02.548.24.24 ou www.abconcerts.be

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  • Gonzales recordman

    Gonzales a réussi. Il sera dans le Guinness book des records. Il a joué durant 27h 03 minutes et 44 secondes, soit le plus long concert individuel du monde. Il bat ainsi l'Indien Prasanna Gudi, qui avait joué des ragas pendant 26 heures et 12 minutes. Il a reçu son prix à trois heures et demie du matin des mains de Frank Chambers, un représentant du livre Guinness, sur la scène du Ciné 13 Théâtre, petite salle parisienne de 120 places.

    Le Montréalais anglophone, installé à Paris, avait pour l'occasion dressé une liste de 300 morceaux, de "Summertime" de Gershwin jusqu'à "Baby One More Time" de Britney Spears, en passant par ses propres compositions, "l'Ode à la Joie" de Beethoven ou encore "Eye of the Tiger", la chanson du film Rocky III.

    Gonzales, alias Jason Beck, a sorti son sixième album, "Soft Power", il y a un an. Ce personnage, qui compte dans la pop française, est intervenu comme producteur, arrangeur ou coauteur sur des disques de sa compatriote Feist, de Jane Birkin ou de Philippe Katerine.

     

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  • Vidéos - Emily Loizeau aux nuits du Botanique

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  • Vidéos - Dan San aux nuits du Botanique

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  • Vidéos - Bat for lashes au Bota

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  • White Lies for Dark Times - Ben Harper

    photo200.jpgLe titre "White Lies for Dark Times" laisse supposer un disque pas très rigolo. S’il ne l’est pas dans son propos, souvent désabusé, le nouvel album de Ben Harper - le neuvième en quinze ans - se rattrape sur la forme, rock sudiste. Remisant les Innocent Criminals, il a monté Relentless7, avec le guitariste Jason Mozersky, qu’il a connu en 99 comme chauffeur. Déjà présent sur un titre de "Both Side of the Gun" (2006), le trio, basé à Austin, Texas, imprime une marque blues-rock inédite chez Harper, avec des lancements hendrixiens et plein d’autres choses revigorantes. En d’autres termes, ça secoue fort et bon.

    (DS)

    1 CD Virgin 264786.

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  • Rockfest 2009

    photo200.jpgL’air de rien, derrière une façade criblée de noms metal en mode pop juvénile guimauve (Silverstein, Alesana ), le Rockfest 2009 cache un terrible secret. Horse The Band (à ne pas confondre avec Band of Horses) prend, en effet, la forme d’une claque musicale rare. Hérauts du mouvement nintendocore, cette formation canadienne barrée mélange claviers électroniques Lo Fi façon Game Boy 8 Bits à du metal/hardcore pur jus. Ce croisement contre nature et jubilatoire échappe autant aux conventions du genre qu’un Chrome Hoof. R. Borlax, leur deuxième album, se déguste ainsi comme du Fanta sur du foie gras. Des synthés fluo sur des borborygmes et des riffs métal. Une expérience à tenter d’urgence, sans oublier Normajean qui signe, ici, son unique date européenne.

    (M.-H.T)

    Schaffen (Hasselt), Gildenzaal, le 19 mai, dès 13h15. De 15 à 19€. Infos : www.rockfest.be et info@rockfest.be

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  • Vidéo - Troy von Balthazar

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  • Vidéo - Sleepy sun

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  • Man Like I Natty

    photo200.jpgSon nom d’artiste indique une direction, cfr. "Natty Dread", l’album de Marley en 1974. Comme tout reggaeman, Natty est influencé par l’artiste jamaïcain, mais ce n’est pas l’aspect le plus marquant de sa musique. Originaire, comme tant d’autres, du nord de Londres, né d’une mère du Lesotho et d’un père anglais, Natty fait un reggae connoté pop, folk, afro, funky, soul. Les amateurs d’un genre pur et dur ne s’y retrouveront peut-être pas. Pourtant, cette musique acoustique, joyeuse et très bien enregistrée, est relevée par des propos empreints de conscience sociale revendicative. Comme aux sources du genre.

    (DS)  

    1 CD VP VAP004, Warner Music.

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  • Vidéos -BaliMurphy aux nuits du Botanique

    BaliMurphy - Poussière - La Libre.be
    BaliMurphy - Poussière Aux nuits du Botanique
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  • Lucy Lucy aux nuits

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  • The Hazards of Love - The Decemberists

    photo200.jpgOn entre dans "The Hazards of Love" comme en religion. Loin d’en être à leur coup d’essai, les Decemberists atteignent un sommet avec cette suite de dix-sept chansons dialoguées. Ni opéra rock ni album concept, le thème central est une certaine Margaret. Si les méandres du livret confinent à l’obscurité, ils animent une musique sur base folk-rock, comme toujours avec les Decemberists, à laquelle se mêlent des éléments classiques, hard rock, etc. Prog alors ? Oui, pour le meilleur. Et comment ces messieurs-dames de Portland, Oregon, sont-ils tant imprégnés de l’imaginaire britannique ? Ce n’est pas le moins étonnant.

    (DS)

    1 CD Rough Trade 556, Konkurrent.

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  • Metronomy, des allumeurs

    Mardi soir, les Nuits du Bota mettait le Québec à toutes les sauces. Sous le chapiteau, ce sont les trois de "We are wolves" qui représentent la Belle Province. "Tabernac', tabernac'. Quand on joue à l'étranger, tout le monde nous sort ce mot-là. Comme si cela nous identifiait", peste le chanteur en rigolant. De l'entrain, les loups n'en manquent pas. Leur cocktail explosif, batterie, basse, synthé, boîte à rythmes, n'en non plus d'ailleurs. Quelque part entre les Stooges, les Cramps et le terrorisme electro d'un Alec Empire. Cependant, le concert ne démarre pas vraiment: un groupe trop statique et un grain de folie qui manque à l'appel rendent le tout un peu anecdotique.

    Ce petit grain, on le retrouve indubitablement chez Metronomy, le groupe de Joseph Mount. Par rapport à l'album "Nights out!", réédité dernièrement, - avec un "emballage" signé Karl Lagerfeld s'il vous plaît - les versions scénique sont plus musicales. Un effet du remaniement complet du groupe il y a à peine trois semaines? Peut-être puisque de trio, le groupe est devenu quator (avec trois nouvelles têtes). L'aspect bricoleur des morceaux disparaît donc en partie pour laisser place à quelque chose d'un peu plus sophistiqué. Sans rien perdre cependant de son côté electro-pop décalée qui puise ses racines chez un groupe comme Devo.

    Le rythme, parfois funk, disco ou ironiquement "dance", est assez souvent irrésistible sans pour autant inciter à sauter dans tous les sens. Malgré un détachement apparent du groupe, qui ne jouait sur scène ensemble que pour la deuxième fois, la douce folie qui émane de l'ensemble est fort charmeuse. Mais, comme dimanche soir avec Telepathe, la trop courte durée du set, 45 minutes rappel compris, vient gâcher le plaisir et les souvenirs que l'on aurait aimé garder d'un groupe que l'on demande à revoir un peu plus longuement.

    P.D.G.

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