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28.02.2009

NLF3, sous les tropiques exactement

qvm2.jpgOn pourrait brièvement résumer la musique de NLF3 à du post-rock électronique. Mais ce serait trahir la nature exacte du voyage que ce trio parisien expérimental offrait au Botanique vendredi dernier. Après une première partie très à propos assurée par Patton, duo hypnotique de frères virtonais entre guitare accoustique et batterie tout en balais, NLF3 débarque dans une Rotonde peu remplie. « Ride On A Brand New Time » : déjà un quatrième album en dix ans et le sentiment que le groupe qui accumule les projets de haut vol (la série de ciné-concerts sur le « Que Viva Mexico » du cinéaste Sergueï Eisenstein) a loupé le train, en arrivant trop tôt et trop tard à la fois. Trop jeunes pour conquérir le public de Tortoise et trop vieux pour celui des Battles.

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William Elliott Whitmore, Animals in the Dark

Folk blues

photo200.jpgQuatrième album du songwriter de l’Iowa, et quatrième choc. Pourtant, lui ne déroge pas d’une ligne à son principe d’arrangements parcellaires, toujours sur la corde raide. Un, deux ou trois instruments à la fois, pas plus. "Mutiny", l’intro, sonne au tambour comme un bataillon sudiste montant à l’assaut de Gettysburg, puis c’est un banjo, une guitare, un orgue. Il n’en faut pas plus à William Elliott Whitmore pour mettre en scène son univers rustique où l’on croise des personnages aussi attrayants que la mort, la rédemption, quelques "Old Devils" Il ne lui en faut pas plus, car le musicien est doté d’une voix incroyable, venue de temps immémoriaux, où le blues se lamentait sur les bords du Mississippi. (DS)

1 CD -ANTI 6974, PiaS. William Elliott Whitmore en concert le 7 avril à l’Ancienne Belgique de Bruxelles, en première partie d’Alelia Diane, quelle soirée !

27.02.2009

Jimi branché haute tension

photo200.jpg Troisième album de Jimi Hendrix, et le dernier avec le groupe Experience, "Electric Ladyland" devrait figurer au patrimoine mondial de l’humanité. Grâce à l’industrie phonographique, ce chef-d’œuvre n’est pas du tout en péril et bénéficie de constantes rééditions qui le font réapparaître à la tête des rayons.

La présente réédition sera difficile à battre, en termes de qualité. Le disque compact rassemble ce qui se trouvait sur les quatre faces du double 33 tours originel, avec un traitement sonore somptueux. On en prend plein les portugaises, de ce rock psychédélique gorgé de funk, de blues. Avec lui, le rock se réapproprie ses origines noires. C’est l’un des aspects formidables de cet album qui aligne des thèmes comme "Voodoo Chile", "Burning of the Midnight Lamp", la reprise en béton d’"All Along The Watchtower" (Bob Dylan), etc.

Les chefs-d’œuvre ne viennent pas de n’importe où. Le DVD "At Last The Biginning" raconte l’élaboration de l’album. Réalisé par Roger Pomphrey en 1997, il bénéficie ici d’une augmentation d’une quarantaine de minutes. Un petit rab bien utile, car, de cet album, on pourrait parler à l’infini.


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26.02.2009

NLF3

photo200.jpgChamanique, expérimental et voyageur, NLF3 navigue depuis sept ans dans les eaux troublées d’un post-rock électronique et incontournable pour les adorateurs des Battles et autres Animal Collective (avec qui ils ont déjà joué). Fort de diverses tournées dans le monde parmi lesquelles une série de ciné-concerts sur le "Que Viva Mexico" du cinéaste Sergueï Eisenstein, le trio parisien revient à la faveur de "Ride On A Brand New Time", un voyage krautrock et tropical, teinté d’un afrobeat que Fela Kuti ne renierait pas.

Bruxelles, Botanique, le 1er mars, dès 20h, de 5 à 11 €. Infos : 02.218.37.32 ou www.botanique.be

25.02.2009

Il n’y en a pas deux comme P ! nk

 

photo200.jpgDes Pink quelque chose, le show-biz anglo-saxon en compte par dizaines, mais des comme elle, il n’y en a qu’une. Jusqu’à la graphie qui ne fait pas comme tout le monde, avec un point d’exclamation là où il faut. P ! nk, pour sûr, des accointances avec une certaine Madonna : même versatilité artistique, ambivalence entre une certaine allure et une vulgarité crasse, sens de la provocation, caractère combatif et indépendant. L’une comme l’autre, elles se sont fendues d’un gros mimi mouillé à une personne du même sexe qu’elles, pas en privé où que ça les regarde, mais devant tout le monde, qui les regarde.Elles ont aussi, toutes les deux, commencé leur parcours comme danseuse, puis choriste. Pourtant, il y a une différence entre Madonna et Pink : la seconde sait chanter. L’une des sources d’inspiration de celle qui s’appelait encore Alecia Moore est Janis Joplin. Facile à dire. Mais Pink se bat sur ce terrain-là depuis le début, vocalisant pour des gens comme Diana Ross, des groupes de hip-hop ou de R&B.

C’est ainsi qu’elle s’est fait repérer : le petit trio R&B, dans lequel Alecia se lance lorsqu’elle a seize ans, fait long feu : un simple et pffuitt, fini. Mais le groupe est sous contrat chez LaFace, l’étiquette de Antonio L.A. Reid et Kenneth "Babyface" Edmonds. Ceux-ci gardent la chanteuse, alors sous le nom de Pink, et réalisent son premier album, "Can’t Take Me Home" (2000). Pink, pas du genre à perdre LaFace, éclate à celle du monde grâce au film "Moulin Rouge", pour lequel elle revisite "Lady Marmelade" (Labelle) avec Christina Aguilera, Lil’Kim et Mýa.


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Aphex Twin fera trembler le Dour Festival

<p>La saison des festivals reprend ses droits en ce début d’année et les grands rendez-vous annuels font déjà saliver les campeurs mélomanes avec les premiers noms. Après Werchter, c’est désormais au tour du Dour Festival d’annoncer la venue d’une tête d’affiche des plus alléchantes.

<P>Richard David James, Aphex Twin pour les intimes, artisan br(u)itannique de la musique électronique qu’on ne présente plus, fera vibrer la plaine du festival wallon à grands coups de flanger et de beats surpuissants. Des années qu’Aphex Twin n’avait plus mis les pieds en Belgique... Considéré comme un des artistes majeurs de la scène, son style aura eu une influence notable sur les styles Drum'and'bass, Acid House, Ambient ou Electronica. En outre, son label Warp fêtera en grande pompe ses vingt ans d'existence cette année. Cette rare prestation se déroulera sur la Last Arena le dimanche 19 juillet.

<p>Florian Hecker, musicien allemand oeuvrant dans les sphères minimales, sera également de la partie.

<p>Enfin, l'équipe de programmation est toujours à la recherche de pépites sonores et continue donc l’épluchage des 10.000 demandes et idées envoyées suite au grand référendum en ligne organisé en ce sens par le Dour Festival. D’autres confirmations devraient être rendues publiques dans les prochains jours.

<p>Les tickets pour la 21ème édition sont en vente sur le site officiel.

23.02.2009

Nick Cave, The Prodigy et Emiliana Torrini à Werchter

emiliana_torrini.jpg Nick Cave and The Bad Seeds, The Prodigy et Emiliana Torrini figurent parmi les nouveaux noms ajoutés vendredi à l'affiche du Rock Werchter 2009 par les organisateurs du festival.

2manydj's et Tiga ont été invités pour transformer une nouvelle fois la prairie en piste de danse, alors que Henry Rollins assurera le premier "spoken word performance" du Rock Werchter. Les hits ne manqueront pas à l'appel avec Katy Perry, Jason Mraz et Seasick Steve.

L'affiche du Rock Werchter prend ainsi progressivement forme. Les têtes d'affiche provisoires sont pour jeudi Oasis, vendredi Coldplay, samedi Kings of Leon et dimanche Metallica. Les autres noms déjà communiqués sont ceux de Placebo, Dave Matthews Band, The Killers, Bloc Party, Elbow, Amy Macdonald, The Streets, Franz Ferdinand, Limp Bizkit et Mastodon.

Le festival se déroulera cette année du 2 au 5 juillet. Un ticket pour 4 jours revient à 169 euros, pour un jour à 75 euros.

Bénabar, tout baigne à bord

benabar.jpgBénabar est un homme de scène prodigieux. C’est une telle évidence que chaque occasion est bonne de le vérifier. Au Cirque royal, samedi soir, au lendemain d’une première prestation bruxelloise à l’Ancienne Belgique, il l’a une nouvelle fois démontré avec brio. Sautillant, bondissant comme un diable hors de sa boîte, cabotinant, plaisantant Voire titillant le public belge sur sa soi-disant mauvaise réputation vue de France Ce qui lui vaudra les huées amusées de la salle. Viser l’orgueil, rien de tel pour chauffer une foule, au propre comme au figuré. Quelques minutes plus tôt, juste après l’ouverture du spectacle par "Ton meilleur ami", il avait bien tenté d’amadouer la salle en chantant son "Bruxelles", qu’il présentera comme "le comble de la flagornerie", mais rien n’y fit.

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Morrissey, Years of Refusal

morri.jpgL’entrée en matière, "Something is Squeezing My Skull", donne un ton qu’"I’m OK by Myself", la coda, confirme : le neuvième album solo de Steven P. Morrissey, ex-Smiths, est rock de part en part. Entre les deux, encore beaucoup de guitares (Boz Boorer et Jesse Tobias, mais aussi Jeff Beck en invité de "Black Cloud"). Enregistré à Los Angeles, le disque subit aussi l’influence de vents remontant du Mexique tout proche (la trompette sur "When Last I Spoke To Carol" et "One Day Goodbye Will Be Farewell") . Le disque devait être réalisé par Tony Visconti (Bowie), mais c’est Jerry Finn qui emporta le morceau. Il eut juste le temps de finir avant de mourir d’une hémorragie cérébrale. Finn s’est arrangé pour que la voix de Moz, somptueuse, avec juste des pointes d’affectation énervantes, domine la densité de l’univers sonore. Un grand Morrissey donc. (DS)

1 CD Polydor 4781655, Univsersal

21.02.2009

India. Love and Politics

india.jpgTestimony : Vol.2, Love and Politics ***

Même si India Arie Simpson a entre-temps changé d’étiquette, passant de Motown à Republic, son "Testimony : vol.2" est bien dans la droite ligne du premier tome, paru en 2006 et couronné de succès. Un joli mot écrit par elle dans le livret , la chanteuse recommande l’écoute de l’album dans des moments de recueillement ou de relaxation. Tout juste. Non qu’India. Arie ne sorte les griffes de temps à autre ("Ghetto", "Better Way"), mais la tournure générale est acoustique et tempo lent. Sa voix chaude et souple et sa guitare acoustique font merveille. Point d’invités esbroufe, ce sont des artistes atypiques qui apportent une couleur spéciale, comme le Turc Sezen Aksu ("The Cure"). Pour faire passer ses idées, India. Arie préfère la douceur à la manière forte et c’est très bien ainsi. (DS)

1 CD Republic 1796805, Universal

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