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  • Les sorties en chanson française

    c2e7715f3e46d717dc7157540083c71c.jpgÇa balance pas mal en France

    Après la robe légère qui déclenche le premier émoi du récent album de Francis Cabrel, voici "Les Jupes en laine" - sans doute une question de saison -, soit le premier extrait du nouvel opus de Julien Clerc , "Où s'en vont les avions ?", à paraître le 15 septembre et coréalisé par le désormais incontournable Benjamin Biolay qui fait de même, tout en tenant la plume, pour sa soeurette Coralie Clément. C'est Alain Souchon qui doit ne plus savoir comment incliner la tête pour tenter de voir par-dessous... Cela ne l'empêchera pas de donner, en novembre, un successeur au splendide "La Vie Théodore" - deux ans après seulement, record personnel. Thomas Fersen, lui, ose carrément la jupe sur la pochette de "Trois petits tours". Avec, en plus, la redingote, la canne et la valise qui lui donnent une allure mi-dandy mi-magicien, en parfaite adéquation avec son univers de fables loufoques qui devraient composer une fois encore un septième album studio annoncé le 5 septembre. Pour sa part, Benabar se rendra "Infréquentable", mais pas forcément en tenue féminine, avec son quatrième opus attendu le 20 octobre, une dizaine de jours avant celui de Vincent Delerm, "Quinze chansons", également sa quatrième livraison originale. Charles Aznavour présentera, quant à lui, ses fréquentations vocales, en novembre, sur un album de duos enregistrés avec des artistes internationaux. Peu de doute que Jane Birkin accepte de ne plus fréquenter son traditionnel jean à l'occasion de sa nouvelle collection de chansons au titre générique encore inconnu. Pareil pour Johnny Hallyday dont le nouvel opus inclura toutefois un duo avec la talentueuse Joss Stone. Pour Guillaume Aldebert, c'est plus clair, puisqu'il débarque avec ses "Enfantillages", de même que pour la Québécoise Lynda Lemay en ligne, fin octobre, avec "Allo, c'est moi". Pour le reste, Serge Lama pense revenir (24/10), Elsa Lunghini pouvoir "Oser" (30/9) et Tryo essaimer encore avec "Ce que l'on sème". C'est là l'essentiel.

    V.B et S.L. 

     

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  • Soleils d'automne

    4afa44a46d4f84ec1b4ff81f4b8ba71b.jpg Les nouveaux Oasis, Calexico et Mogwai sont programmés cet automne. Notons aussi le retour de Grace Jones, Cindy Lauper et Tracy Chapman. Aperçu non exhaustif de la rentrée discographique - avec les dates de sortie théoriques.

    Après le calme de l'été, l'oasis et la tempête, côté musiques "non classiques". Certes, en termes de sorties discographiques, les vacances d'été ne s'assimilent pas à un immense désert - la preuve par The Verve et Primal Scream, entre autres, qui ont déjà sorti leurs nouveaux albums. Mais les "grosses machines" sont plutôt programmées pour l'automne. L'Oasis, en l'occurrence, est en vue. Son nouvel album, "Dig out your Soul", sortira le 6 octobre. Le succès du groupe anglais ne faiblit pas : les 180 000 tickets de la mégatournée britannique qui suivra se sont vendus en une heure...

    Avant cela, sur la rentrée aura soufflé un vent venant de l'Amérique profonde. Celui de Giant Sand de retour avec l'album "proVisions" (1/9), suivi, une semaine plus tard, de Calexico, "Carried to Dust". Sans oublier, en direct de Nashville, le quatrième opus des talentueux frères et cousin Kings of Leon (22/9). Dans le même sillage, Lambchop revient avec "OH (ohio)". Rien à voir, sans doute, avec le cri du faucon que Mogwai, chantre du rock instrumental, pousse sur le nouveau "The Hawk is Howling" (22/9).

    Fin septembre toujours, pointons Cold War Kids de retour avec "Loyalty to Loyalty", Mercury Rev avec "Snow Flake Midnight" et encore Joseph Arthur qui livrera sur "Temporary People" un rock calibré Stones période "Exile on Mainstreet", nous souffle-t-on.

    Femmes des années 80

    Quant à la tempête, la voici : l'énigmatique Grace Jones, 60 ans, signe son retour sur disque après quasi vingt ans de silence, avec "Hurricane" (27/10). Toujours dans le bac des artistes ayant fait les belles heures des années 80, on retrouvera également Cindy Lauper qui revient avec "Bring ya to the Brink" (15/9). Dans un autre registre, Tracy Chapman annoncera-t-elle un futur enviable dans "Our Bright Future" (7/11) ? Whithney Houston est-elle la mieux placée pour y répondre sur son nouvel album attendu à la même époque ?

    Bien embusquées, les petites tornades que sont Lilly Allen , P!nk et Beyoncé feront sûrement parler d'elles (en octobre et novembre). Sans oublier Dido et son troisième album "Safe Trip Home" (novembre).

    Chez les mecs, on attend de pied ferme Mike Skinner avec The Streets sur le nouveau "Everything is Borrowed" (12/9). Tandis que Mongrel (composé de membres d'Arctic Monkeys, Reverend and The Makers et Babyshambles...) sera à suivre avec sa fusion indie rock-hip hop. Quant aux prolifiques Ecossais de Travis, ils annoncent le retour à un rock plus tranchant sur "Ode To J. Smith" (29/9).

    Les vétérans, non plus, ne sont pas en reste. Frissonnez ! AC/DC revient en octobre avec "Black Ice", précédé d'un DVD en septembre. Bob Dylan est au rendez-vous avec "Tell Tale Signs", le huitième volume des Bootleg Series, qui rassemble sur deux disques des inédits et des versions alternatives (6/10). U2, qui va bientôt célébrer ses trente ans d'existence, devrait, pour sa part, donner un successeur au passéiste "How to Dismantel an Atomic Bomb" sorti il y a déjà quatre ans. L'album s'appellerait "No Line on the Horizon" (14/11). De son côté, The Cure est en piste pour son treizième opus (13/10).

    Rayon R&B, Missy Elliott livrera "Block Party" (un clin d'oeil au groupe de Kele Okereke ?). Et côté français, on attend au tournant La Fouine, K-Maro et Shy'm.

    En world, l'Ivoirien Tiken Jah Fakoly publiera "Cameleon" (22/9). Attendus aussi, sans doute fin octobre, les Maliens Amadou et Mariam. Avec, s'il vous plaît, Keziah Jones à la guitare (le chanteur sortant, par ailleurs, un brillant "Nigerian Wood" début septembre) et Damon Albarn à la production de certains titres.

    De Malibu à Austin

    Dans le sillon pop-rock belge, l'automne s'avère plutôt fertile, en particulier la période mi-septembre-fin octobre. Celle-ci verra, en effet, éclore les seconds albums de Malibu Stacy qui a enregistré à Brooklyn son "Marathon" (sortie prévue le 19/9), du duo electro Soldout (3/10), et de Joshua (24/10), au titre énigmatique "Animals will save the world". Jeronimo ("Mélodies démolies") et Austin Lace ("The Mortherman"), eux, en sont déjà à leur troisième opus, à paraître respectivement les 26 septembre et 17 octobre. On est, par ailleurs, curieux d'entendre le premier album des déjantées Vedettes (mi-octobre) et de Liben ("Tout va disparaître",10/10), le projet solo - et francophone - du leader de Mud Flow. Côté chanson, après son single éponyme, "On attend" Suarez au tournant (19/9). Le sympathique Saule, quant à lui, refleurira en décembre. Tandis que - c'est l'un des projets originaux de l'automne - la chorale féminine (et flamande) Scala, emmenée par les frères Kolacny, s'attaque au répertoire de Pierre Rapsat : "Dans les yeux d'Aurore" est programmé à la mi-novembre. Au rayon des valeurs sûres issues du nord du pays, toujours, mais dans le domaine de la pop, soulignons encore le retour de Novastar (25/9) et de Das Pop (fin 2008 ou début 2009). Au rayon hip hop, l'Enfant Pavé de Starflam se lance aussi en solo, sous le nom King Lee ("Les 400 blows de l'Enfant Pavé", fin septembre). Tandis que Sozyone Gonzalez (ex-De Puta Madre), la référence underground du hip hop bruxellois, revient avec "El hijo de la gran puta"...

    V.B. et S.L.
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  • Mylène recoud ses déchirures

    d074888469cc62b4ac1e15af06c88f01.jpg"Point de suture", son septième album studio, fait la part belle à l'électrodance. La chanteuse, qui se paie un duo avec Moby, sera au Stade Roi Baudouin en septembre.

    Et tant pis si l'événement ressortit au moins autant à la sphère pipole qu'à la planète musicale... Mylène Farmer sort un nouvel album cette semaine, "Point de suture", le septième qu'elle enregistre en studio - à Bruxelles, en l'occurrence. Vu le statut d'icône que la chanteuse française s'est forgé en près d'un quart de siècle, difficile de passer à côté du successeur d'"Avant que l'ombre...", paru il y a trois ans.

    Réalisé par le complice de toujours Laurent Boutonnat et écrit par Mylène, "Point de suture" sonne très électrodance et, çà et là, des guitares électriques ajoutent des notes rock toujours bien commodes pour mettre le feu. L'album est majoritairement composé de titres up-tempo, à la cadence rapide donc. A l'exception notable des chansons titulaire et finale, deux ballades dont elle a tellement le secret qu'elles semblent d'emblée familières - sans contrefaçon, donc.

    Sinon, "Dégénération" le fait depuis juin, "Sextonik" et "C'est dans l'air" devraient faire pareil plus tard, ses nouveaux morceaux devraient bien fonctionner sur certaines pistes de danse. A cet égard, le short qu'elle arbore sur les photos promotionnelles fait penser au look arboré par Madonna sur son avant-dernier opus, "Confessions on a dance floor".

    La comparaison avec la chanteuse américaine est d'ailleurs incontournable, car Mylène Farmer mise autant sur l'image. Quand bien même elle cultive une part de mystère. Mais à la différence de l'artiste caméléonesque qui se réinvente complètement à chaque album, Mylène conserve cette image romantico-mélancolique, associant mysticisme et goût pour le soufre. Avec en outre, ici, un soupçon de magie noire si l'on en juge par les photos de la poupée rousse suturée et vue sous toutes... les coutures qui arborent, jusqu'à l'écoeurement, la couverture du disque et les pages du livret. Avec en point d'orgue cette citation : "Tous les points de suture du monde ne pourront me recoudre". Une réplique issue du film "Carlito's Way" de Brian de Palma, ou l'histoire de l'impossible rédemption d'un gangster après sa sortie de prison. Une référence qui sonne comme une confession amère de l'artiste (à laquelle il est difficile de ne pas associer la poupée) quant à l'impossibilité de se défaire d'une image qui lui colle à la peau depuis trop longtemps... sous peine de provoquer d'irréparables déchirures. La chanson "Appelle mon numéro" semble abonder dans ce sens au détour d'un couplet : "Qui entre dans l'histoire/Cache derrière un fard, noir/La peur des regards/Qui glissent et blessent".

    Curieusement, "Looking for my name", le morceau qu'elle interprète en duo avec Moby, pourtant spécialiste d'électro dansante, figure parmi les plus mous du genou de l'album. Enfin, en morceau caché, l'énigmatique chanteuse y va d'un "Ave Maria" presque céleste, complètement en... rupture avec le reste du disque. Ultime tentative de recoudre ses déchirures.

    Vincent Braun 

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  • Martina au top, Breeders semi-flop

    Après vous avoir dit, dans La Libre, tout le bien que l'on pensait de Martina Topley-Bird, ex-muse de Tricky, difficile de faire l'impasse sur le concert. On n'en avait pas envie d'ailleurs depuis son concert des Nuits Botanique. Vendredi, la configuration a changé. La chanteuse n'est plus seule avec un multi-instrumentiste, un groupe l'accompagne. Curieusement, guitariste et bassiste sont habillés tout de noir, cagoule comprise. Ne cherchons pas à comprendre. Du coup, fini le côté artisanal, les morceaux prennent de l'épaisseur. Ils sont par contre toujours traversé de cet esprit cabaret qui leur permet de ne pas trop se prendre au sérieux. Pop aux accents souls ou rock groovy, les chansons se vivent au travers de leur interprète et de sa voix qui peut être langoureuse ou percutante selon l'ambiance. Une nouvelle fois, un grand numéro de charme.

    Longtemps remède de substitution pour les nombreux addicts aux Pixies, orphelins du jour au lendemain, les Breeders renaissent de leurs cendres. La créature des soeurs Deal ne renie d'ailleurs pas ce statut d'héritier. La basse claque et les guitares acérées connaissent leur métier. Ne manque que le chant de Franck Black. Pendant une vingtaine de minutes, le groupe joue pied au plancher. Puis la trop grande similitude entre les différents morceaux empêchent l'attention soutenue du public. Ca bavarde donc beaucoup sous le Marquee. Mais sur scène aussi. Les deux soeurs, apparemment heureuses d'être là, rigolent beaucoup et prennent trop temps pour enchaîner les chansons. Au moment où l'on pense que le soufflé a fait flop, les Breeders sortent leur principal atout de leur manche: un classique nommé « Canonball ». C'est un public réveillé qui saluera alors un final bien enlevé. Verdict: pas mal. D'autant, avouons-le après coup, que nous n'attendions pas grand chose de ce concert. (P.D.G.)

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  • Flaming Lips, un vent d'euphorie

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    La réputation des Flaming Lips n'est plus à faire. Cela fait maintenant plus de vingt ans qu'ils construisent un univers psycho-délirant, tout en alignant les morceaux imparables. Le « Marquee » se remplit donc bien avant l'heure du concert. Faut dire qu'il y a déjà du spectacle: des roadies, revêtus de l'uniforme orange fluo des ouvriers de chantiers autoroutiers montent ce qui ressemble à un labo de savant fou au milieu duquel trône un gong entouré de spots.

     

    Le chanteur Wayne Coyne, bouclettes grises à l'air, surveille tout cela d'un oeil goguenard puis s'empare d'une trompette et joue une charge de cavalerie, avant de vérifier si ses fusils à confettis fonctionnent. On le retrouve quelques dizaines de minutes plus tard, lorsque le concert commence, emprisonné dans une grande bulle de plastique que les roadies font rouler sur le public. Ballottés par des centaines de bras, Wayne tente de se mettre debout et reçoit de grosses ovations lorsqu'il y arrive pendant deux secondes. Pendant ce temps, le groupe joue un morceau pompeux qui pourrait être le générique de Star Wars revu par les Monty Pythons. Voilà comment on installe une ambiance de folie dés le début d'un concert.

     

    Le temps que le chanteur sorte de sa bulle et les canons à confettis rentrent en action. Sous cette pluie de papiers multicolores, le public se voit aussi bombardé de gros ballons jaunes en plastique, tandis que des dizaines de créatures, mi-lapins, mi-Teletubbies, envahissent les deux côtés de la scène. Le tout alors que le groupe joue un morceau de pop extatique qui fait sauter le public comme un seul homme. Ca rigole, ça crie, ça joue à taper dans les ballons: bienvenue dans l'asile des Flaming Lips. Un moment d'euphorie collective, comme rarement vécu, que le groupe réussit à maintenir durant un concert d'une heure de bonheur absolu. Jeudi soir, la tête d'affiche n'était pas celle que l'on croyait. (P.D.G.)

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  • Pukkel pop mais aussi electro

    C'est au son du punk-rock, qui sent très fort la Guiness, des Dropkick Murphys que notre festival commence. Un concert bien festif comme à l'habitude et une excellente manière de se mettre dans l'ambiance. La suite s'avère bien plus pop avec Ian Brown, ex-leader des Stone Roses. Répondons donc tout de suite à la question qui brûle les lèvres des ex-fan des nineties, et autres petites baby-dolls: oui, Ian Brown a joué un morceau de son ancien groupe. Waterfall en l'occurrence.

     Mais avant d'en arriver là, "King Monkey", icône absolue du pop-rock UK, a progressivement fait monter l'ambiance en se promenant à travers ses différents albums solo. Arrangements de cordes soignés, trompette, percussions, sa pop au groove lancinant se montre protéiforme. Et c'est le chant si particulier de Ian Brown, presque atone, qui fait le lien. Les années passant, l'homme n'a d'ailleurs rien perdu de son charisme. Gestuelle relâchée, presque simiesque, et de attitude "arrogante/cool" qui a inspiré bien des compatriotes par après. Le ton général du set est plutôt enlevé, à l'image du dernier album en date.

    On monte de quelques crans dans l'ambiance en allant, ensuite, rejoindre Hot Chip dans le surchauffé "Dance Hall". A l'instar d'u LCD Soundsystem, le groupe a la bonne recette quand il s'agit de mêler rock et electro, même si c'est cette dernière qui domine. Le pulic, très friand de "boum boum lip blip" dans cette partie de la plaine, chavire de bonheur et rares sont les personnes qui arrivent à rester en place. Pendant 50 minutes, Hot Chip lâche, sans temps morts, un chapelet de bombes. Avant de faire descendre tout le monde en terminant par une reprise de "Nothing compares 2 U". Transition idéale pour une fin de soirée qui s'annonçait plus calme, avec Mercury Rev et les Flaming Lips au programme.

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  • Gaume Jazz Festival : hasard asiatique et "nouveau" jazz

    C'est un hasard, bien sûr, mais il est de ceux qui sautent aux yeux. Ou plutôt, aux oreilles. Vendredi, à l'autre bout de la terre - à Pékin, précisément - la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques battait son plein. Alors même que chez nous, dans ce savoureux coin de Gaume qu'est Rossignol, sur la bonne commune de Tintigny, s'ouvrait le 24è Gaume Jazz Festival, organisé par les Jeunesses Musicales, et au programme concocté sous l'égide du grand manitou de l'événement, Jean-Pierre Bissot.

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  • Une soirée moitié super, moitié sonique

    4848491e6a1e9eee55607240ce224126.jpgFaute avouée à demi pardonnée : nous n'avons pas goûté pour vous la saucisse de cheval, spécialité lokerenoise. Mais ce n'est qu'une question de temps, ce n'est sans doute pas la dernière fois que nous devions nous rendre sur le Grote Kaai, centre névralgique de ces Lokersefeesten.

    Mardi soir, l'objet de l'excursion était d'assister à un enchaînement prometteur : Sonic Youth, héros et hérauts du noisy rock, suivis de Supergrass, le plus alternatif des groupes de pop-rock grand public, à moins que ce ne soit l'inverse. On n'aura donc prêté qu'une oreille très distraite à Triggerfinger, un groupe belge qui aiment les riffs plombés.

    Alors que leur seizième album studio est annoncé pour le début de l'année prochaine, les quinquas new-yorkais de Sonic Youth prennent encore le temps de tourner à travers l'Europe. Il y a pourtant moins d'un an de cela, ils voyageaient déjà pour jouer intégralement leur cultissime "Daydream Nation" (sorti en 1988). Un album qui alliait, et transcendait, ce qui constitue encore aujourd'hui les deux points forts du groupe : des morceaux bruts, à l'énergie punk et d'autres plus construits où la mélodie est sans cesse triturée, déconstruite puis reconstruite.

    Avec, bien sûr, dans les deux cas, une bonne dose de larsens, péché mignon de Sonic Youth. Quelques lignes valables pour décrire un concert durant lequel les morceaux de Daydream Nation se taillent une belle part. Même si ont aussi été joués un vieux brûlot tiré de "Goo", "Sugar Kane" ou encore "Bull in the heather". Autant de chansons qui auraient pu se retrouver sur l'album en question. Seul l'excellent "Pink Steam" témoigne du ton plus posé adopté par le groupe sur le dernier opus "Rather Ripped". Sans briser cependant l'homogénéité de la prestation d'un groupe décidément insubmersible.

    Moustache et chapeau, chemise rayée et pompes blanches, entre Jack White et Johnny Depp : le look de Gaz, chanteur de Supergrass, correspond assez bien au ton du dernier album "Diamond Hoo Ha", qui mêle rock direct et pop aux accents glam. Comme sur disque, le concert connaît des hauts et des bas mais le groupe dispose d'une arme secrète : des "hits" imparables placés, comme autant de repères, à intervalles réguliers durant leur set. Ce qui permet de rappeler ainsi que Supergrass, dont presque tous les singles deviennent des classiques, est avant tout un grand groupe de pop.

    Pascal De Gendt

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  • Esperanzah!, sold-out jusqu'au bout...

    c8b7adfbff91ce5a88180b9579c5c151.jpgOn monte pour la dernière fois cette rue pavée, celle-là qui nous mène à l'Abbaye de Floreffe. Au-dessus de la caisse, l'écriteau est désormais rituel: SOLD-OUT. On ne reviendra pas sur l'ambiance unique du festival solidaire, et sa capacité à vous prendre en un tour de rein. C'est à chaque fois le même coup, et qu'il est bon de le vérifier! Alors que nous arrivons, la voix du Burkinabé Victor Démé se répand sur le site comme un cri au lever du soleil. Solidement ancré dans son folklore, le chant de Démé se mâtine volontiers de blues et de folk. Trente ans que le bonhomme roule sa bosse à Ouagadougou, forcément... Plus bas, côté Cour, les Maliens Takana Zion & Manjui prennent le relais. Sur le papier, on nous dit que Tiken Jah est à la production de ce jeune projet reggae-ragga-dub, il n'en fallait pas plus pour éveiller notre curiosité. Pourtant, le set mît des plombes à partir, sur un dub sans convictions. C'était sans compter sur l'arrivée en scène de Takana Zion. Le chanteur dope véritablement le reste des troupes avec son ragga enlevé, au chant dancehall mais à l'instru solidement roots. Le set était sauvé. En regagnant  la salle d'où ces mots vous parviennent, on croise une foule survoltée: la campagne "Travail décent" vient d'être officiellement lancée. Esperanzah!, quand tu nous tiens... (A.A)

    Le bilan du festival par son organisateur Jean-Yves Laffineur

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  • Ils rêvaient d'un autre monde

    1d5ed299a9dfddc5c86197746c15577a.jpgL'Esperanzah, le festival qui pense qu'un autre monde est possible, est traidtionnellement divisé en deux. En-bas, côté cour, c'est le ska-punk ou le punk-musette qui règnent habituellement en maîtres. Rarement intéressant d'un point de vue musical, ces groupes privilégient l'énergie pour un public jeune venu se défouler. Zita Swoon ou Kenny Arkana étaient là ce week-end pour nous empêcher de tomber dans la généralisaion. Même chose pour doMb, samedi soir. Ils sont 5 et n'ont comme instrument que des percussions et une basse. Mais cela leur suffit pour délivrer pendant une heure un concert en forme d'avalanche de rythmes. La formule peut paraître redondante, l'énergie qui s'en dégage la rend presque hypnotisante. Et crevante, tant il semble impossible de ne pas sauter sur place en les écoutant.

    En-haut, autre univers. Le côté jardin est consacré aux musiques du monde. Samedi, les prestations de Huong Thanh & Nguyên Lê sextet ainsi que celle de Buika confirment qu'une grande scène de plein air est rarement le meilleur endroit pour délivrer des musiques qui ont souvent besoin d'intimisme pour charmer. Rokya Traoré ne rencontre pas ce problème. Déjà épatante lors de son passage, il y a quelques semaines au Bota, la Malienne peut compter sur un groupe très talentueux mais aussi sur un répertoire à la fois homogène et varié.

    Homogène dans la sensibilité qui s'en dégage. Varié parce que l'émotion naît de rythmes différents. Si elle connaît, comme tout guitariste malien, le blues sur le bout des doigts, Rokya Traoré y ajoute une bonne dose d'interprétation personnelle, des motifs qui parviennent d'une tradition ancestrale et, régulièrement, beaucoup de rythme et de joie. En gros, avec Rokya, on médite, on se déchire l'âme, on s'émeut mais on finit toujours pas se remuer le popotin. Intrigué? Retrouvez-la le 7 novembre au Cirque Royal. (P.D.G.)

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  • Les Sex Pistols, Anarchy in Lokeren

    ab401ecd27f0d851dae561766f2b0f7a.jpgA minuit, samedi soir, “There’ll Always Be An England” retentit sur le Groot Kai de Lokeren. Au chant patriotique anglais des années 40 va bientôt succéder un autre hymne… Quand les Pistols foulent la scène, c’est le choc des allures. Dents et cheveux en bataille, Johnny Rotten est comme sorti d’une opération militaire en plein Everest. Dans son ample costume camouflage, le yéti punk est de sortie. Aux antipodes, le bassiste Glen Matlock ressemble plutôt à un Bee Gees avec sa mèche soyeuse et son futal blanc bien ajusté… Glen, c’est toi? Steve Jones, lui, c’est un parrain en vacances. Bien empâté, polo et bermuda. Tranquille quoi. Bon et alors? Ils ne sont pas venus faire un défilé de mode les Pistols! Ouvrant sur la bombe “Pretty Vacant”, les Londoniens sont à la hauteur du son que l’on attendait d’eux. Il faut dire que la présence hégémonique de Johnny Rotten, effrayant trublion, assure à elle seule une bonne partie du show. A 52 ans, le bonhomme semble mieux chanter qu’il y a 30 ans. A l’image de leur mythique album, le set des Pistols ressemble à un long cri, homogène dans le genre comme dans l’envie. L’ouragan est dévastateur sur la fin, avec “God Save The Queen”, “EMI”, “Bodies” et “Anarchy In The UK” à l’affilée. Dans le public, on a eu la baston, les corps et les bières qui volent. Sur scène, on se demande parfois si le groupe est encore cohérent avec sa rage de départ. A l’avant-scène, le chanteur fou l’est assurément.(A.A.)

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  • Doux vendredis d'août à Namur

    Tandis que la saison des festivals en plein air bat son plein, les concerts en salle se font rares. Raison de plus pour attirer l’attention sur des “Doux vendredis d’août”, qui se tiennent au Foyer du Théâtre de Namur (250 places debout). Affiche alléchante et plutôt alternative, mêlant talents confirmés et, en début de soirée, découvertes – belges. Après Brisa Roché vendredi passé, voici venir Poney Express le 8 août, précédé des groupes Elvy et Le Yéti. Le 15 août, rendez-vous avec Syd Matters, après Tangtype et Doktor Caligari. Le 22 août, Bambi Kramer et Centenaire chauffent la salle avant The Ideal Husand. Et le 29, Saint-André (avec Lucka et Mièle en début de soirée) clôture ces “doux vendredis”. (S.L.)

    Les vendredis d’août à 19h30 au Foyer du Théâtre Royal. Prix : 15 € (1 boisson comprise). Réserv. au 081.226.026 ou via www.theatredenamur.be

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  • Que viva Esperanzah !

    32442a106feed8762331e9a13eb571d3.jpg Ce week-end : 23 concerts pour 24 000 festivaliers à l'abbaye. En plus des deux scènes, des animations musicales seront assurées.

    Plus qu'une fois dormir, et ce sera la grande fiesta dans l'enceinte de l'abbaye. Esperanzah !, le festival des musiques métissées qui draine près de 24 000 personnes, s'apprête à de nouveau faire vibrer les festivaliers pendant trois jours dès vendredi. Esperanzah !, c'est avant tout la musique du monde.

    Le long des trois jours, 23 concerts se tiendront sur les deux scènes aux atmosphères toujours aussi différentes. Côté jardin, l'univers est plus mélodique et l'ambiance familiale. Les plus jeunes préféreront le côté cour, toujours festif avec ses mélanges de ska, de sons punks, enfin de tout ce qui est déjanté. "De manière générale, la programmation est une question de choix du coeur, et nullement d'opportunité de marché" , selon Jean-Yves Laffineur, directeur du festival.

    "Nous avons voulu établir une tendance le vendredi, avec une soirée baptisée crazy gipsy sound où se trouveront des groupes d'Europe de l'Est qui proposent des sonorités surprenantes. Pour le reste, c'est essentiellement de la découverte. Nous aurons des styles que l'on ne trouvait pas ou peu les années précédentes, tels que le folk, le blues et le jazz. Beaucoup de groupes féminins monteront sur scène. Rokia Traoré est notre tête d'affiche du samedi. Cette chanteuse malienne vient de sortir un nouvel album qui est rempli de perles. Le dimanche, le groupe barcelonais Amparanoia reviendra nous voir." Impossible de citer tout le monde. En plus des deux scènes, des animations musicales seront assurées par une trentaine de groupes. Ces artistes de rue déambuleront sur tout le site.

    Sans oublier les artistes plasticiens, le village des associations qui mènera campagne sur le thème du travail décent, le village des zenfants, un petit festival du film sur diverses réalités du monde.

    Et même, pour la première fois en collaboration avec la Ligue des familles, un espace Poz'bébé avec toilettes adaptées et lieu de retraite. Quant à l'eau et aux toilettes pour adultes, ce sera toujours gratuit.

    Festival Esperanzah !, les 1er, 2 et 3 août dès 13 h à l'abbaye de Floreffe. Pass : 56 € (46 € en prévente). Accès journée : 23 € ou 30 €.

    Web.esperanzah.be ou 083/66.83.47.

    La programmation

     Ecoutez Jean-Yves Laffineur, le directeur du festival, décrit l'ambiance et la musique

    podcast

    Jean-Yves Laffineur, le directeur du festival, explique ce qu'est la soirée crasy Gispsy Sound de ce vendredi
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