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  • Bashung à l'AB : date supplémentaire

    9695905f8c147ba9a909dafae6b377a2.jpgAprès avoir bouleversé le Cirque Royal en mai et Les Ardentes en juillet, Alain Bashung se produira en automne à l'Ancienne Belgique. Le concert du 27 novembre étant complet, une seconde date est annoncée, qu'on se le dise : le 3 décembre 2008 à 20h. (S.L.)

    Info : 02.548.24.24 ou www.abconcerts.be

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  • Le Sfinks ouvre les frontières

    4d36231d9a6463bf5431f6d9dca401fe.jpgOn y entre avec ses enfants, son pique-nique et ses boissons. On s'allonge sur cette pelouse grasse en attendant les premiers groupes. Les gosses, eux, sont déjà la tête à l'envers sur d'énormes matelas gonflables, sous le bon oeil des surveillants du "Kidz Village". Le Sfinks a démarré en trombe vendredi soir, dans un ouragan gipsy. Le festival de Boechout (Anvers) se poursuivait samedi, pour un nouveau voyage de Mali à la Jamaïque, en passant par la Méditerrannée. Dans cette quête de l'Autre, les étapes andalouse et corse auront fort marqué. La première grâce au flamenco authentique, puissant, de Juana La Del Revuelo. Entourée d'un guitariste et d'un danseur virtuoses, la chanteuse aura conquis en un tour de jupon la Club Tent du Sfinks. Elle fait rire aussi vite qu'elle nous fait pleurer. Ah, l'amour... Toujours dans l'intimité de la Club Tent, les Corses d'A Filetta sont sept en scène. En 30 ans, le groupe est devenu la référence en matière de polyphonies corses. Sept hommes, sept voix, et autant d'amoureux d'un patrimoine, d'une identité, d'une île dont on dit qu'elle est la plus belle du monde. A Filetta, cela veut dire la racine, la souche. Samedi, votre serviteur aura goûté un instant à cette arrivée onirique, celle qui confronte un ferry à la citadelle de Calvi. Pour ces retrouvailles inespérées, merci le Sfinks. (A.A.)

    Demain dans La Libre, le compte-rendu complet de la journée de samedi.

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  • Primal Scream à l'AB le 23 septembre

    77970f66df777385a62139d7b20320fd.jpgAttention, la bande à Bobby Gillespie revient! Faut-il prendre le titre de leur nouvel album, "Beautiful Future", au pied de la lettre? Quoi qu'il en soit, c'est avec ça et un répertoire de huit autres disques que Primal Scream sera à l'Ancienne Belgique de Bruxelles le mardi 23 septembre à 20h. Et pourquoi ne se lasse-t-on jamais de ce groupe écossais créé en 1984? Parce qu'il n'est pas avare en mutations d'un disque à l'autre, mais aussi au sein d'un même album, voire d'une même chanson. En route pour de nouvelles aventures. (DS)

    Tickets au prix de 25€ sur www.abconcerts.be ou au 02.548.24.24

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  • Un nouveau Gorillaz pour le 1er septembre

    7e1048802da18c96668face0bf973615.jpgIntilulé "Monkey: Journey To The West", le nouvel album de Gorillaz sortira le 1er septembre prochain en Belgique chez XL Recordings. Après "Gorillaz" (2001) et "Demon Days", il s'agit du troisième véritable album du "groupe", "Laika Come Home" (2002) étant une collection de remixes consécutive au succès du premier opus. "Monkey: journey To The West" est basé sur l'opéra du même nom, conçu, écrit (en mandarin) et dirigé par le réalisateur chinois Chen Shi-Zheng et composé par Damon Albarn. Créateur de l'image de Gorillaz depuis le début de l'aventure, Jamie Hewlett a, pour sa part, élaboré le concept visuel, le design, les costumes et l'animation. La première de cet opéra eut lieu au festival de Manchester en 2007, puis des représentations furent données au Châtelet à Paris et, depuis ce mercredi 23 juillet, au Royal Opera House de Londres. Le livret est basé sur une histoire de parcours initiatique et de rédemption écrite en Chine au XVIe siècle. Le disque, lui, comprend 22 titres pour une cinquantaine de minutes de musique... que l'on est très curieux d'entendre. Il a été enregistré ces douze derniers mois par des musiciens européens et chinois (dont un choeur de 60 voix) à Londres et à Pékin. Damon Albarn nous étonnera toujours par sa curiosité et son goût pour l'originalité. (DS) 

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  • Cinquième album pour P!nk

    db169554c38f1ce807cd7ffe32972443.jpgDeux ans après "I'm Not Dead", la pétulante P!nk annonce un nouvel album, à paraître le 27 octobre et pour l'heure sans titre. Par contre, le titre du prochain simple est connu: ce sera "So What", disponible début août. Une chanson coécrite par l'Alecia Moore et réalisée par Max Martin, un habitué de la maison puisqu'il avait déjà mis sa griffe sur "Who Knew" et "U+Ur Hand". Avec 22 millions d'albums vendus à ce jour, dont la moitié pour "M!ssundaztood" (2001), P!ink a de quoi voir venir. On ne sait encore rien de l'orientation musicale du nouvel opus, la chanteuse pouvant s'avérer  imprévisible, comme ce fut le cas pour "Try This" , une troisième livraison plutôt rock. Une chose est sûre: elle s'est habilement détachée de l'image chanteuse pour gamines qu'elle avait au début. Et si le cinquième opus est dans la lignée des quatre premiers, il n'y a pas à trop s'inquiéter. (DS)

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  • Dour: côté comique

    Pour réussir son 20e anniversaire, Dour aura convoqué tous les élements qui ont fait son succès tout en atténuant les défauts qui l'ont rendu infréquentable pour ses détracteurs. Pari réussi donc pour l'équipe du festival qui s'était prise une belle volée de bois vert l'année dernière.

    Parmi ses éléments qui rendent Dour si attachant, il y a bien sûr l'humour omniprésent. Chez les festivaliers tout d'abord qui rivalisent d'extravagance. Les effets sont parfois recherchés, comme pour ce jeune homme se promenant dans une robe de sa mère grand, parfois juste dus à une grande fatigue qui a rompu toutes les digues de l'inhibition.

    Dans ces conditions, bien vu de programmer Didier Super, dimanche en début de soirée dans le Dance Hall. Après quatre jours de fête, voire cinq pour certain, les cerveaux sont ramollis à point et le non-chanteur du Nord est accueilli dans la liesse générale. Il n'en faut pas plus pour qu'il y aille de ses plus belles horreurs, de "Prendre un gros con par la main" à "Petit mongol, enfant de vieux", une version alternative de "Petit caniche, peluche pour vieux". Sans oublier son coup de gueule contre les enfants chinois qui feraient mieux de s'appliquer en assemblant nos baskets parce qu'après deux mois, elles sont déjà foutues. Les rires sont gras, les saillies totalement transgressives de Didier Super sont connues par coeur mais au fil des ans, son humour au 36e degré en a fait la mascotte des festivaliers.

    Humour encore avec les Svinkels qui viennent donner un coup de pied au derrière d'un chapiteau hip-hop, où les mines sont plus souvent fermées que souriantes. Ces Français, qui tirent leur nom d'une bière hollandaise bon marché, tiennent à merveille leur rôle de rappeurs paillards, plus portés sur les histoires de boissons et de fesses que sur les problèmes des banlieues.

    Humour toujours avec les Gogol Bordello qui clôturent la scène principale en faisant exploser un rock aux accents balkaniques, leur chanteur torse nu, longue tignasse et grosse moustache en faisant des tonnes. Et ça marche. C'est donc dans un dernier éclat de rire que l'on quitte cette plaine si particulière.

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  • La Tortue, entre déhanchés et reprises

    be0f1e3bd7afb5ca8bce55071229d1a1.jpgOn venait au concert de Christophe Willem – le dernier de sa tournée, ce dimanche sur la grande scène Pierre Rapsat des Francofolies – avec curiosité. On en est reparti… agacé.

     

    Que dire, au risque de froisser ses (nombreux) fans ? Du ressort, des déhanchés, de la présence, de la sympathie pour un public qu’il n’a de cesse de chauffer et une voix élastique, groovy à souhait, « la Tortue » en a, incontestablement. Mais derrière le show de lumières, les poses, la démarche chaloupée, les effets de vocalise, on reste sur sa faim. De la musique, on en a finalement peu à se mettre sous la dent. Le répertoire de Christophe Willem, qui met une triple couche avec le célèbre « Double je »,  en appelle à Madonna, au « Sweet dreams » d’Eurythmics et même au jingle de la Nouvelle Star, dont il fut lauréat en 2006. « Elu produit de l’année » chante Christophe, accompagné de deux choristes qui ont décidé de faire monter d’un cran la température automnale. Et c’est effectivement face à un produit de variétés que l’on a l’impression de se trouver. (M.Lg.)

     

     

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  • Bulle de poésie

    6c5fc8daa0d180f5e17851169d555d2e.jpgDeux ans se sont écoulés depuis que Grand Corps Malade envoûtait, dans la salle du Lido, un public secoué par ses « Voyages en train » et sa poésie urbaine d’un genre nouveau. Depuis, la silhouette de cet ambassadeur du slam, haute, fine et doublée de son inséparable béquille, a fait un sacré chemin. Ce dimanche en tout début de soirée, c’est devant une foule compacte, sur la grande scène du village Francofou, que Fabien a déversé ses mots. Accompagné de quatre musiciens, dont un énergique djembe, Grand Corps Malade se promène entre ses deux albums (« Midi 20 » et le plus récent « Enfant de la ville »), glissant ci et là des accroches au public ou des remerciements. Rires et larmes ébranlent les festivaliers – ceux qui ont la chance de pouvoir se détacher du brouhaha du fond et de ne pas devoir trop tendre l’oreille, tout le sel de ce concert résidant dans la bonne compréhension des textes. Ses textes, justement. Humbles et forts, nostalgiques et drôles, empreints d’amour, d’obstacles, de volonté et de craintes. Des mots qui disent la vie. Des paroles qui jonglent avec les petites choses de l’existence, futiles ou essentielles. On retient plusieurs moments forts, avec la  « père »formance de « Pères et mères », les tribulations de la star qui veut rester « underground » ou la déclaration d’amour qui touche juste, car « Depuis qu’elle est là, rien n’a changé mais tout est différent ». Grand Corps Malade a le sourire et le partage. Une petite bulle de poésie, tout en slam et en musique. (M.Lg.)

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  • Beau petit couple aux Francofolies de Spa

    d6b98708f56c00af3fab509aee329ba9.jpgSi la popularité d'un artiste se mesure aux groopies qui font le pied de grue (pardon mademoiselle) devant l'hôtel où il descend, alors oui, Christophe Willem (dites Willem) est bien connu dans la région de Spa, où il monte sur scène, dimanche, à 22h30. Cela devrait chauffer et surtout réchauffer parce que l'été, ici, on l'attend toujours. Le climat local a même de ces petits relants automnaux particulièrement inopportuns en periode festivalière. Pendant ce temps-là, Monsieur et Madame ouvrent la scène Pierre Rapsat, sur la grand-place. Gentiment. Beau petit couple. Comédienne et humoriste radiophonique, Laurence Bibot a sorti récemment un disque avec son Jules, qui, en réalité, s'appelle Marka. Sur scène, les influences pop années 80 et disco priment, ainsi qu'un certain humour maison. Mais pourquoi madame Bibot coupe-t-elle tout le temps Monsieur Marka? Cela ne doit pas être toujours facile à la casa... Ces deux-là s'entendent en tout cas pour mettre l'ambiance: d'abord à deux, ils ramènent ensuite cuivres et percus, et enfin, les messieurs-dames travelos du club bruxellois Chez Maman, chacun(e) rivalisant au niveau (très haut) de leur jupette. Allez, c'est parfait avant la fête autour de Cloclo. (DS)

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  • Le meilleur des Miller

    3acac4bc3a24a3de5d343bf17af01cfd.jpgAprès un vendredi soir sous le signe cubain, avec Omara Portuondo et le Buena Vista Social Club, le Gent Jazz Festival poursuivait sur sa lancée samedi avec Brazzaville, le bassiste Marcus Miller et les Neville Brothers. Nous reparlerons des premiers et des derniers, c'est ici de Marcus Miller dont nous faisons notre affaire. Entouré d'un trio sax-claviers-batterie, achalandé d'un DJ, le technicien américain a étalé en milieu de soirée toute sa virtuosité. Tout dévoué à la puissance, le bassiste ouvre sur un "Blast" digne du "Rock It" d'Herbie Hancock. Déjà, Miller maltraite sa Jazz Bass de slaps, de tappings, et d'un peu tout ce qui est faisable avec une basse. C'était parti pour la démo. Dans la foulée, Marcus salue ce Wonder de Stevie en lui chipant son "Higher Ground".

    Au début des années 80, Marcus Miller collabora avec Miles ("We Want Miles", "Tutu"...). Pour le Gent Jazz, Miller salue le légendaire trompettiste avec le tube "Jean Pierre", sur lequel il défiera chacun de ses musiciens au chorus. A ce jeu-là, c'est le saxophoniste Alex Han, 20 ans, qui se montre le plus tenace. Sclérosé en début de set, il se libérera par la suite pour finir en apothéose sur "Panther", à l'alto. 

    Si Marcus Miller est surtout connu pour sa carrière de bassiste, on a tendance à oublier que c'est à la clarinette qu'il a fait ses classes. C'est ainsi qu'au cours du set, il quittera un moment sa quatre-cordes pour un instrument plutôt rare: la clarinette basse. Sûrement le moment le plus calme (et esthétique?) du concert, le reste ne sera qu'un ouragan technique et rythmique. Mais nom de dieu, qu'on aime ça! On a beau être prévenu, la surprise est intacte. On s'interroge en revanche sur la présence de DJ Logic, spécialement convié pour l'occasion. On ne lui veut aucun mal, mais à part ses quelques scratches dans l'arrière du décor, l'échange aura été nul. On n'aura peut-être pas tout saisi, nos yeux et oreilles étant absorbés par autre chose. La Fender de Marcus probablement... (A.A.)

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  • Rumeur : Manu Chao au Dour Festival ?

    cd8976866584535986f75d635e989628.jpgL’info est à prendre avec des pincettes : Manu Chao pourrait assurer un concert surprise ce dimanche soir à Dour pour clore en beauté et marquer cette vingtième édition au fer rouge. Si cette date surprise - qui se répand comme les premiers rayons du soleil du festival ce vendredi après-midi - reste une belle rumeur, on notera que les bus du  Tombolatour, devraient justement passer sous nos latitudes aux environs du 20 juillet vu que le Clandestino se produira le 19 en Grande Bretagne et le 22 en France.

     

     

    Michi-Hiro Tamaï

     

     

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  • Nuée de perles

    Les spectateurs qui font le pied de grue devant l'hôtel "QG" des Francos (la Paradis passera-t-elle par là ? Depp est-il à Spa ?) ne savent pas ce qu'ils ratent. Le Village francofou, ce vendredi après-midi, distille quelques perles. Baloji d'abord. Le Belgo-congolais prouve, si besoin était, qu'il mérite amplement ses Octaves de la musique. Son hip hop classe, groove à souhait, avec ses refrains colorés de soul - voix de la choriste et du guitariste aidant -, funky, voire reggae, fait mouche. Mais ce sont surtout ses textes tranchants, tout sauf simplistes et mièvres quand il s'agit de dénoncer toute forme de corruption, racisme et hypocrisie, qui laissent le public bouche bée. Les trentenaires belges défilent et s'attirent les faveurs du public, déjà nombreux à 18h. Cédric Gervy, habitué des Francos, auteur d'un album autoproduit, en profite pour mettre la gomme. Avec sa recette du tube parfait ("J'sais qu'ça va faire un carton, dans les festivals wallons..."), un peu facile mais efficace, ses textes gorgés de noms connus (ça fait toujours sourire) et un talent dans le détournement textuel (en jeux de mots) de tubes rock, il rappelle parfois Jean-Luc Fonck, tout en sachant aussi aborder des thèmes graves. Dommage qu'il abuse des refrains en "(pa) lalala"... Tandis qu'Hollywood Porn Stars, sous les feux de l'actualité festivalière 2008, allume la grande scène, Tom Poisson, dans le "Dôme", déroule son folk-cabaret teinté d'accordéon, scie musicale, ukulélé et on en passe. Invitation aux plaisirs simples, atmosphère festive mais intimiste, humour volontiers déjanté (sacré pas de danse et percussions sur chaise en casque de moto rose). C'est l'autre bijou de l'après-midi.

     

    (M. Lg.) 

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  • Spa fait pétiller la musique

    55e0185c9e856e4df245ef2e58a4e1ab.jpgDepuis ce jeudi et jusque lundi soir encore, Spa pétille. Musique française, pop, rock, électro, slam, variété, jeune public : les Francofolies donnent le ton, et ce depuis 15 ans. Pour cet anniversaire, les organisateurs, qui ont désormais de la bouteille, ont voulu réunir une affiche forte. Avec un village Francofou qui attire d'ailleurs parfois davantage les regards. C'est sûr que réunir BB Brunes, Arid, Vincent Venet, Sébastien Tellier, Mud Flow, Daniel Darc, Girls in Hawaii, CharlElie Couture, Hooverphonic et une série d'autres a de quoi attirer un public en soif de talents confirmés et de découvertes. Sur les grandes scènes, alors que Thomas Dutronc et Vanessa Paradis devaient ouvrir le bal, tard hier soir, c'est Calogero qui prendra le relais ce samedi, suivi de Marka et Laurence Bibot ainsi que Christophe Willem ce dimanche, tandis que Joshua, Bernard Lavilliers et Cali doivent clôturer les festivités. Mais aux Francos, c'est la ville entière qui se met au diapason, avec des petites scènes par-ci par-là, entrecoupées d'une volée de sponsors. Tout un univers, où se bousculent des milliers de festivaliers, près de 180 000 au total l'an dernier.

    Premières impressions

    En marge du village, jeudi soir, le Théâtre démarrait sur les chapeaux de roue, avec un Machiavel qui avait décidé de jouer la carte de la complicité. Calé dans son fauteuil en cuir planté au beau milieu de la scène ou se baladant entre ses musiciens, Mario Guccio oscille entre rock et mélodies plus douces, dans le décor rouge et or du petit théâtre à l'italienne. Et de dédier un "Rope dancer" aux amoureux ou "Wild as the wind" à toutes les femmes...

    Génération similaire mais tout autre style dans la Salle des fêtes où déboule un fringant Fugain, attendu par un public à qui il ne faudra que quelques tubes pour se lâcher. L'artiste français, habitué des Francos, balaye son répertoire de quarante ans de scène et fait part de son "irrépressible envie de rendre hommage aux artistes de ma génération", sur fond de portraits de Louis Chédid, Adamo, Véronique Sanson ou Françoise Hardy. Débutant sur "La vie", le chanteur enchaîne d'emblée avec les refrains de "C'est la fête" et "Fais comme l'oiseau". Des bras se lèvent, l'ambiance monte d'un cran. Retraçant son propre parcours, Fugain évoque son départ à Paris, ses débuts dans la chanson. "Jusqu'à demain peut-être" puis "Balade en Bugatti", où l'une des spectatrices le rejoint sur scène, achèvent de convaincre ses fans. Sur "Les Années guitare", premiers rangs debout à l'appui, c'est une évidence : Michel Fugain a la pêche. Et fait recette. A coups de "Beau roman" et de "Viva la vida", l'artiste offre finalement un medley de deux heures, couronné par une standing-ovation. Et par cette prise de parole inattendue, dans les premiers rangs, où une dame remercie le chanteur, en ces temps de crise politique et économique, de lui mettre du baume au coeur. On file alors au Village Francofou, vérifier que le remplacement d'Aaron par la formation de Chris Corner, I am X, ne perturbe pas outre mesure un public qui a envie de bouger, n'en déplaise à la pluie, qui n'a rien à faire là. Reste juste à espérer que la ville n'ait d'eau que le nom durant ce week-end à l'affiche ensoleillée.

     M. Lg.

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  • Chaleureuse soirée cubaine au Gent Jazz

    Il faut bien chercher, mais un (mini) havane brûle aux lèvres d'un spectateur, sur la pelouse qui borde le chapiteau du Bijloke. Ce vendredi, c'est soirée cubaine au Gent Jazz, histoire de débuter le week-end au rythme de la fête. Trois illustres représentants de la scène afro-cubaine se suivent. Ils ont tous en commun d'avoir joué avec le célèbre Buena Vista Social Club, dont l'orchestre terminera la soirée tout à l'heure, lorsque les douze coups de minuit auront sonné depuis longtemps. Le jeune pianiste Roberto Fonseca a ouvert le feu, avec sa musique imprégnée de la musique traditionnelle de son pays, mais aussi du jazz américain versant Keith Jarrett ou Herbie Hancock, de soul et de funk. Omara Portuondo commence par remercier: "Gracias", qui ouvre son concert, est parfait pour mettre tout le monde dans l'humeur. Mélodies sucrées et rythmes traditionnels perclus de percus sur fûts et de piano martelé mettent des fourmis dans les jambes. Y compris, forcément, sa reprise de "Que sera?" de Chico Buarque. Quant à son hommage à Ibrahim Ferrer, il sonne comme du blues cubain. La diva, bandeau et robe orange, a toujours du souffle malgré son grand âge. Comme lorsqu'elle maintient le dernier son de sa chanson étonnamment longtemps ou quand elle y va d'une courte mais intense chorégraphie accompagnant ses musiciens. Elle alterne tout de même avec la position assise, et recourt aussi aux textes de son livret. Mais pas de quoi perturber la bonne humeur que procure inmanquablement sa musique.  (V.B.) 

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  • Lou Reed, maître de "Berlin"

    7a87c013106ca0e592894bb3231b36c9.jpgClap quarante-deuxième. Cela fait environ un an et demi que Lou Reed joue sur scène son album "Berlin", pièce majeure de l'histoire rock qu'il n'avait jamais interprétée entièrement depuis sa sortie en 1973. Mercredi au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, le chanteur new-yorkais a livré une version maîtrisée et étonnament longue de son chef-d'oeuvre. Preuve qu'il se trouvait bien en voix sur la scène bruxelloise, Lou Reed aura voyagé près d'une heure et demie à Berlin, moitié plus que lors de son passage à Forest National en juin de l'année dernière. Une dilatation de l'oeuvre perceptible entre autres sur le final, interminable, de "Lady Day", joué en boucle, et où la chorale d'enfants (le New London Children Choir) et la section de cordes et cuivres du Metropolitan Orchestra se diluent progressivement dans l'électricité surpuissante délivrée par Lou Reed et son groupe. A l'opposé, "Sad Song" conclura la partition de manière beaucoup plus équilibrée. "Berlin" dans le dos, le New-Yorkais reviendra encore jouer quelques titres, tels "Satellite of Love", l'inévitable "Walk on The Wildside" et une surprenante version blues-rock de "Keep Me Hanging On", créée par Diana Ross et ses Supremes. Avant de conclure avec le sublime et apaisant "Power of the Heart". Classe. (V.B.)

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